Juriste de formation, Soukeyna Ndao a consacré une partie importante de son parcours à la défense des droits humains et à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Du droit à la santé sexuelle et reproductive, son engagement traduit une conviction forte : protéger les femmes, c’est aussi leur permettre de connaître leurs droits, de faire entendre leur voix et de vivre à l’abri de toutes les formes de violence.

Dans un contexte où les violences faites aux femmes demeurent une préoccupation majeure, certaines trajectoires professionnelles prennent une dimension particulière. Celle de Soukeyna Ndao s’inscrit dans un engagement constant pour les droits, la dignité et la protection des femmes.

Du droit à la défense des droits des femmes

De 1994 à 2008, Soukeyna Ndao exerce comme juriste consultante, une expérience qui lui permet de développer une solide expertise juridique et de mieux comprendre les mécanismes liés à la protection des droits.

Elle poursuit ensuite son parcours au sein de l’inspection primaire des écoles françaises de l’Afrique de l’Ouest, avant de s’engager davantage dans les questions de santé et de protection.

De 2009 à 2016, elle coordonne SIS Afrique, partenaire de mise en œuvre de FHI 360-USAID, dans des programmes portant notamment sur la prévention du VIH-Sida, la santé sexuelle et reproductive et l’information des jeunes et des groupes vulnérables.

Cette expérience renforce une approche fondée sur l’information, la prévention et l’accès aux droits, autant d’éléments essentiels dans la lutte contre les violences basées sur le genre.

Une voix engagée contre les violences faites aux femmes

Membre active de l’Association des Juristes Sénégalaises, Soukeyna Ndao inscrit son action dans une dynamique collective de défense des droits des femmes.

Son engagement en faveur de l’élimination de toutes les formes de violences à l’égard des femmes et des enfants témoigne d’une volonté de faire du droit un véritable instrument de protection.

Car lutter contre les violences faites aux femmes ne consiste pas uniquement à sanctionner les auteurs. C’est aussi prévenir, informer, accompagner les survivantes et permettre aux femmes de connaître leurs droits et les mécanismes de protection auxquels elles peuvent recourir.

Le droit comme arme contre les violences

À travers son parcours, Soukeyna Ndao incarne une approche où le droit devient un outil d’émancipation.

Face aux violences physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques, l’accès à l’information juridique peut constituer une première étape vers la protection et l’autonomie. Pour les femmes, connaître leurs droits, identifier les violences et savoir vers quels dispositifs se tourner sont autant de moyens de reprendre du pouvoir sur leur vie.

Derrière la juriste se dessine ainsi une femme engagée pour que la violence ne soit jamais considérée comme une fatalité et que le silence ne soit jamais la seule réponse proposée aux femmes qui la subissent.

Un engagement qui dépasse les textes

Le parcours de Soukeyna Ndao rappelle que la lutte contre les violences faites aux femmes nécessite des compétences juridiques, mais aussi de la sensibilisation, de l’écoute et un engagement collectif.

Son expérience auprès des jeunes, des groupes vulnérables et au sein du mouvement des juristes engagées contribue à une même ambition : faire progresser une société dans laquelle les femmes peuvent vivre libres de toute violence et exercer pleinement leurs droits.

Car défendre les droits des femmes, ce n’est pas seulement connaître les lois. C’est refuser que la violence soit banalisée, donner aux femmes les moyens de se défendre et faire de leur dignité une exigence collective.

khady Ba

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