<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>warkha Tv</title>
	<atom:link href="https://warkhatv.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://warkhatv.com</link>
	<description>Médias féministes n°1 au Sénégal</description>
	<lastBuildDate>Thu, 29 Oct 2026 12:21:18 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.4</generator>

<image>
	<url>https://ml7mhnzcuscw.i.optimole.com/cb:XIl9.b9d/w:32/h:32/q:mauto/f:best/dpr:2/https://warkhatv.com/wp-content/uploads/2026/06/cropped-logo_warkhatv_final.png</url>
	<title>warkha Tv</title>
	<link>https://warkhatv.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>AVC au Sénégal : les femmes face à une double urgence, médicale et sociale</title>
		<link>https://warkhatv.com/avc-au-senegal-les-femmes-face-a-une-double-urgence-medicale-et-sociale/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=avc-au-senegal-les-femmes-face-a-une-double-urgence-medicale-et-sociale</link>
					<comments>https://warkhatv.com/avc-au-senegal-les-femmes-face-a-une-double-urgence-medicale-et-sociale/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2026 12:21:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et corps]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://warkhatv.com/?p=6033</guid>

					<description><![CDATA[<p>En ce 29 octobre, Journ&#233;e mondiale de l&#8217;AVC, la pr&#233;vention et la rapidit&#233; des soins restent essentielles. Au S&#233;n&#233;gal, les in&#233;galit&#233;s d&#8217;acc&#232;s &#224; l&#8217;argent, aux services de sant&#233; et le poids du travail domestique invitent aussi &#224; interroger la place des femmes, comme patientes et comme aidantes. Face &#224; un accident vasculaire c&#233;r&#233;bral, chaque minute [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://warkhatv.com/avc-au-senegal-les-femmes-face-a-une-double-urgence-medicale-et-sociale/">AVC au Sénégal : les femmes face à une double urgence, médicale et sociale</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>En ce 29 octobre, Journée mondiale de l’AVC, la prévention et la rapidité des soins restent essentielles. Au Sénégal, les inégalités d’accès à l’argent, aux services de santé et le poids du travail domestique invitent aussi à interroger la place des femmes, comme patientes et comme aidantes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à un accident vasculaire cérébral, chaque minute compte. Pourtant, toutes les personnes malades ne disposent pas des mêmes moyens pour rejoindre rapidement un établissement adapté. Pour certaines femmes, l’urgence médicale peut se heurter à une dépendance financière ou à la nécessité de solliciter un proche avant de partir se faire soigner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude menée au CHU de Fann auprès de 56 patients victimes d’un AVC ischémique, entre janvier et juin 2020, documente cette difficulté. Le délai médian pour atteindre un établissement disposant d’une imagerie cérébrale était de huit heures et demie. Le fait d’être une femme était associé à une arrivée plus tardive. Publiés en 2022, ces résultats concernent un petit échantillon hospitalier et ne peuvent être étendus à toute la population sénégalaise. Ils constituent néanmoins un signal à prendre au sérieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs évoquent notamment la dépendance économique de certaines patientes et l’attente d’une tierce personne pour décider du recours aux soins. Cette explication reste une hypothèse, mais elle pose une question concrète : comment garantir qu’une femme puisse être prise en charge immédiatement, quels que soient ses revenus ou sa situation familiale ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une prévention qui doit suivre les femmes tout au long de leur vie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’AVC survient lorsqu’un vaisseau sanguin du cerveau se bouche ou se rompt. Il peut entraîner un décès ou des séquelles durables. L’hypertension artérielle en est le principal facteur de risque ; son dépistage et son traitement occupent donc une place centrale dans la prévention. Le diabète, le tabagisme et certaines affections cardiaques nécessitent également un suivi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La grossesse et les suites de l’accouchement constituent des périodes de vigilance particulière. Bien que l’AVC reste rare pendant la grossesse, le risque augmente, notamment en présence d’hypertension ou de prééclampsie. Cette dernière est aussi associée à un risque accru d’AVC plus tard dans la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La surveillance de la santé maternelle doit ainsi se poursuivre après la naissance. Plus largement, les femmes doivent pouvoir accéder à un suivi cardiovasculaire à tous les âges. Leur santé mérite une attention qui dépasse les consultations liées à la maternité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Se soigner sans dépendre de la capacité financière des proches</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût constitue un autre obstacle. Une étude portant sur 291 patients hospitalisés à Fann entre juin 2016 et mai 2017 évaluait le coût direct hospitalier moyen d’un AVC à environ 451 000 FCFA. Ce chiffre ancien ne correspond pas à un tarif actuel. Il témoigne toutefois du poids que représentait déjà l’hospitalisation pour les patients et leurs familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une patiente sans revenu personnel, la dépendance financière peut compliquer la poursuite des soins. Après l’urgence, il faut encore pouvoir financer les déplacements, les consultations et, selon les séquelles, la rééducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une réponse féministe à cette maladie passe par une protection financière effective et des services accessibles. Elle implique aussi de préserver la parole et les choix des survivantes : avoir besoin d’assistance ne retire ni le droit de décider pour soi ni celui de participer à la vie sociale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le travail des aidantes doit devenir visible</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’accompagnement se prolonge souvent à domicile : toilette, repas, déplacements, rendez-vous et présence quotidienne. Ce travail doit être intégré à la réflexion sur la prise en charge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Sénégal, l’Enquête nationale sur l’emploi du temps de 2021 établit que les femmes consacrent en moyenne cinq heures par jour aux activités non rémunérées, contre deux heures pour les hommes. Ces données ne concernent pas spécifiquement l’AVC, mais elles montrent l’inégale répartition du travail dans lequel s’inscrit l’aide aux proches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les services publics doivent prévoir un accompagnement des familles, des possibilités de relais et un soutien aux aidantes. Au sein des ménages, les hommes doivent également prendre leur part des soins quotidiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre l’AVC engage ainsi des choix de santé publique : faciliter le dépistage, organiser l’accès rapide aux soins, rendre la rééducation abordable et mieux documenter les différences de parcours entre femmes et hommes. La disponibilité des femmes pour les autres ne peut tenir lieu de système de soins.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Reconnaître les signes et agir</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une faiblesse soudaine d’un côté du corps, un visage déformé, une difficulté à parler ou à comprendre, une perte brutale de vision ou d’équilibre, ou un mal de tête soudain et inhabituellement intense doivent alerter. Notez l’heure de début des symptômes et demandez immédiatement une aide médicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Sénégal, appelez le SAMU au 1515</strong>, numéro national gratuit pour les urgences médicales. Même si les symptômes disparaissent, une évaluation urgente reste nécessaire.</p>
<div class="simplesocialbuttons simplesocial-round-icon simplesocialbuttons_inline simplesocialbuttons-align-left post-6033 post  simplesocialbuttons-inline-no-animation">
<button class="simplesocial-fb-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="fbshare"  data-ssb-post-id="6033"  aria-label="Partager sur Facebook" data-href="https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Favc-au-senegal-les-femmes-face-a-une-double-urgence-medicale-et-sociale%2F" data-ssb-share-action="popup">
						<span class="simplesocialtxt">Facebook </span> </button>
<button class="simplesocial-twt-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="twitter"  data-ssb-post-id="6033"  aria-label="Partager sur Twitter/X" data-href="https://twitter.com/intent/tweet?text=AVC%20au%20S%C3%A9n%C3%A9gal%20%3A%20les%20femmes%20face%20%C3%A0%20une%20double%20urgence%2C%20m%C3%A9dicale%20et%20sociale&#038;url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Favc-au-senegal-les-femmes-face-a-une-double-urgence-medicale-et-sociale%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">Twitter/X</span> </button>
<button  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="linkedin"  data-ssb-post-id="6033"  class="simplesocial-linkedin-share" aria-label="Partager sur LinkedIn" data-href="https://www.linkedin.com/sharing/share-offsite/?url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Favc-au-senegal-les-femmes-face-a-une-double-urgence-medicale-et-sociale%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">LinkedIn</span></button>
<button class="simplesocial-whatsapp-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="whatsapp"  data-ssb-post-id="6033"  aria-label="Partage WhatsApp" data-href="https://api.whatsapp.com/send?text=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Favc-au-senegal-les-femmes-face-a-une-double-urgence-medicale-et-sociale%2F" data-ssb-share-action="blank"><span class="simplesocialtxt">WhatsApp</span></button>
</div><p>The post <a href="https://warkhatv.com/avc-au-senegal-les-femmes-face-a-une-double-urgence-medicale-et-sociale/">AVC au Sénégal : les femmes face à une double urgence, médicale et sociale</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://warkhatv.com/avc-au-senegal-les-femmes-face-a-une-double-urgence-medicale-et-sociale/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Décidément, la vie des Sénégalaises n’est que vétille !</title>
		<link>https://warkhatv.com/decidement-la-vie-des-senegalaises-nest-que-vetille/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=decidement-la-vie-des-senegalaises-nest-que-vetille</link>
					<comments>https://warkhatv.com/decidement-la-vie-des-senegalaises-nest-que-vetille/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 11:25:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONTRIBUTIONS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://warkhatv.com/?p=6028</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mine de rien. Dans l&#8217;indiff&#233;rence. La misogynie. Le f&#233;minicide continue &#224; toquer &#224; toutes les portes. En l&#8217;espace de 24h. Dans le m&#234;me pays. Deux femmes tu&#233;es par deux hommes. Mame Diarra Sow, une coiffeuse de 24 ans, poignard&#233;e &#224; mort &#224; Thi&#232;s et Aminata Sy, &#233;l&#232;ve en classe de Terminale de 17 ans, retrouv&#233;e [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://warkhatv.com/decidement-la-vie-des-senegalaises-nest-que-vetille/">Décidément, la vie des Sénégalaises n’est que vétille !</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"> Mine de rien. Dans l’indifférence. La misogynie. Le féminicide continue à toquer à toutes les portes. En l’espace de 24h. Dans le même pays. Deux femmes tuées par deux hommes. Mame Diarra Sow, une coiffeuse de 24 ans, poignardée à mort à Thiès et Aminata Sy, élève en classe de Terminale de 17 ans, retrouvée morte et ligotée dans un sac à Podor. Une série de féminicides traumatisante relayée par la presse. Et comme d’habitude, silence radio politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque meurtre plonge les Sénégalaises dans un crépuscule plein d’incertitudes. Déjà près d’une quinzaine ont perdu la vie depuis le début de l’année 2026 dans des circonstances atroces. Derrière ces chiffres glaçants, des vies percutées par le fléau des violences faites aux femmes. Comment écrire ces mots sans douleur ? Comment regimber face à toutes ces tragédies ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque décompte funeste de la presse tonne à l’oreille de chaque femme comme le bruit des pilons à l’aube quand les coqs chantent. À chaque fois, la même question : à qui le tour ? Qui sera la prochaine ? Quoi faire ? Comment se protéger ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque mort de femme, que ce soit dans son foyer ou ailleurs, expose la systématisation d’une forme de barbarie sans nom qui révèle une « inégalité des vies ». Comment masquer sa peur devant cette gangrène qui menace nos vies ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des partenaires intimes, des maris continuent à violenter, voire à tuer leur concubine et épouse, jour après jour. Banal. Des habitudes bien ancrées, des habitudes normalisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une hécatombe silencieuse que ni la mobilisation et résilience des associations de femmes et des féministes, ni le discours du chef de l’État, à la fin du mois de décembre 2025, ne semblent arrêter. Un discours qui a, pourtant, nourri l’espoir d’un changement de regard sur les violences envers les femmes, en prônant « la tolérance zéro », et alimenté l’espoir qui mettrait fin à leurs effets dévastateurs, en reconnaissant du même coup le féminicide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rhétorique semble vaine. Comme enfiler des perles vides de sens. Une atonie politique. Car, la reconnaissance institutionnelle souffre d’un manque d’actions concrètes sur le terrain. Elle ne se traduit pas dans le quotidien des Sénégalaises. Par exemple, le numéro vert (116) dédié aux victimes de violence n’est pas fonctionnel et la construction de centres d’accueil pour les femmes ne couvre que peu de villes à travers le pays. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce une annonce en trompe-l’œil ? Un soutien de la pointe de l’orteil? En tout cas, elle semble échapper à la réalité sociale normalisant des violences enkystées dans le tissu social. Ces violences qui agissent, d’ailleurs, comme des révélateurs,&nbsp;déciment les femmes, à petit feu, persécutées où qu’elles soient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’attend l’État pour opérer cette déprise et&nbsp;mettre fin à ses tergiversations, aux sanctions bonbons en octroyant les ressources nécessaires qui traduisent ses promesses de sécurité dans le quotidien des Sénégalaises ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’attend l’État pour politiser la question des féminicides, en faire une cause nationale, inscrire dans son agenda cette « propagande politique » afin de dessiller les yeux et sortir du déni ? &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant le temps des décisions qui titubent, les compteurs tournent. La liste ne cesse de s’allonger. Et, les femmes continuent de mourir sous les coups d’un terrorisme patriarcal que semble cornaquer ce mutisme institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par Fatoumata Bernadette Sonko</p>



<p class="wp-block-paragraph">seneplus </p>
<div class="simplesocialbuttons simplesocial-round-icon simplesocialbuttons_inline simplesocialbuttons-align-left post-6028 post  simplesocialbuttons-inline-no-animation">
<button class="simplesocial-fb-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="fbshare"  data-ssb-post-id="6028"  aria-label="Partager sur Facebook" data-href="https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fdecidement-la-vie-des-senegalaises-nest-que-vetille%2F" data-ssb-share-action="popup">
						<span class="simplesocialtxt">Facebook </span> </button>
<button class="simplesocial-twt-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="twitter"  data-ssb-post-id="6028"  aria-label="Partager sur Twitter/X" data-href="https://twitter.com/intent/tweet?text=D%C3%A9cid%C3%A9ment%2C%20la%20vie%20des%20S%C3%A9n%C3%A9galaises%20n%E2%80%99est%20que%20v%C3%A9tille%20%21&#038;url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fdecidement-la-vie-des-senegalaises-nest-que-vetille%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">Twitter/X</span> </button>
<button  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="linkedin"  data-ssb-post-id="6028"  class="simplesocial-linkedin-share" aria-label="Partager sur LinkedIn" data-href="https://www.linkedin.com/sharing/share-offsite/?url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fdecidement-la-vie-des-senegalaises-nest-que-vetille%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">LinkedIn</span></button>
<button class="simplesocial-whatsapp-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="whatsapp"  data-ssb-post-id="6028"  aria-label="Partage WhatsApp" data-href="https://api.whatsapp.com/send?text=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fdecidement-la-vie-des-senegalaises-nest-que-vetille%2F" data-ssb-share-action="blank"><span class="simplesocialtxt">WhatsApp</span></button>
</div><p>The post <a href="https://warkhatv.com/decidement-la-vie-des-senegalaises-nest-que-vetille/">Décidément, la vie des Sénégalaises n’est que vétille !</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://warkhatv.com/decidement-la-vie-des-senegalaises-nest-que-vetille/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>De Thiès à Podor, des femmes tuées et une réponse publique qui se fait attendre</title>
		<link>https://warkhatv.com/de-thies-a-podor-des-femmes-tuees-et-une-reponse-publique-qui-se-fait-attendre/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=de-thies-a-podor-des-femmes-tuees-et-une-reponse-publique-qui-se-fait-attendre</link>
					<comments>https://warkhatv.com/de-thies-a-podor-des-femmes-tuees-et-une-reponse-publique-qui-se-fait-attendre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 15:52:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droits et Violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://warkhatv.com/?p=6023</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les morts de Mame Diarra Sow &#224; Thi&#232;s et d&#8217;Aminata Sy &#224; Podor, rapport&#233;es durant le week-end des 24 et 25 octobre, rappellent l&#8217;urgence de prot&#233;ger les femmes. Au-del&#224; des enqu&#234;tes, la r&#233;p&#233;tition de ces violences exige une r&#233;ponse politique visible et des moyens concrets. Mame Diarra Sow &#233;tait coiffeuse. Aminata Sy &#233;tait lyc&#233;enne. Avant [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://warkhatv.com/de-thies-a-podor-des-femmes-tuees-et-une-reponse-publique-qui-se-fait-attendre/">De Thiès à Podor, des femmes tuées et une réponse publique qui se fait attendre</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les morts de Mame Diarra Sow à Thiès et d’Aminata Sy à Podor, rapportées durant le week-end des 24 et 25 octobre, rappellent l’urgence de protéger les femmes. Au-delà des enquêtes, la répétition de ces violences exige une réponse politique visible et des moyens concrets.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mame Diarra Sow était coiffeuse. Aminata Sy était lycéenne. Avant de devenir des noms dans les rubriques judiciaires, elles avaient une vie, des projets et des personnes auxquelles elles comptaient. Leurs morts ne doivent pas disparaître derrière les récits consacrés aux hommes soupçonnés de les avoir tuées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Thiès, les informations publiées par Thièsinfo situent les faits dans la soirée du samedi 24 octobre, dans un appartement de Keur Massamba Guèye. Un homme présenté comme le compagnon de Mame Diarra Sow a été interpellé. Les policiers sont revenus sur les lieux le lendemain pour effectuer de nouvelles constatations. Les investigations doivent établir les circonstances précises et les responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Podor, le corps d’Aminata Sy, élève de terminale au lycée El Hadji Baba Ndiongue, a été découvert le dimanche 25 octobre au quartier Lao Demba, après sa disparition la veille. Selon Seneweb, un homme présenté comme son petit ami est recherché. Le média rapporte également l’intervention de la section de recherches de Saint-Louis en appui à la brigade de Podor. Ces éléments restent attribués à la presse, dans l’attente de précisions officielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La violence ne se justifie pas par la jalousie</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le traitement de ces affaires, les mots comptent. Parler de « jalousie » ou de « dispute qui dégénère » peut faire passer au second plan la violence exercée et donner l’impression d’un affrontement dont les deux personnes porteraient une responsabilité équivalente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucune relation affective ne donne un droit de possession sur une femme. Ses choix, ses fréquentations, sa décision de rester ou de partir ne peuvent justifier une agression. Les accusations portées contre une victime par un suspect ne doivent pas devenir une explication admise de sa mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une information rigoureuse doit établir les faits, respecter la présomption d’innocence et préserver la dignité des défuntes. Elle doit aussi examiner la dimension sexiste des violences, sans présenter comme établis des mobiles que les enquêtes n’ont pas encore éclaircis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État doit rendre sa réponse visible</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la répétition de ces violences, le silence politique et l’absence de réponses publiques suffisamment lisibles deviennent eux-mêmes un sujet d’interpellation. Les familles ne devraient pas avoir à organiser une mobilisation pour que la mort de leur proche reste une priorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces deux affaires, les informations disponibles ne permettent pas d’affirmer que des alertes antérieures avaient été adressées aux autorités. Cette incertitude ne dispense pas les pouvoirs publics de rendre compte des dispositifs existants, de leur accessibilité et de leurs résultats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Demander aux femmes de dénoncer les violences ne suffit pas si elles ne disposent pas de solutions pour se protéger. Quitter un domicile, engager une procédure ou se soustraire à une menace exige parfois un hébergement, des ressources et un accompagnement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités doivent apporter des réponses précises sur l’accueil des signalements, l’évaluation des dangers, la mise à l’abri et le suivi judiciaire. Les associations qui accompagnent les victimes doivent également être reconnues et soutenues dans ce travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le décompte des associations féministes, douze cas de féminicides ont été recensés au Sénégal depuis le début de l’année 2026. Douze vies interrompues qui exigent davantage que l’émotion : une réponse publique à la hauteur du droit des femmes à vivre en sécurité.</p>
<div class="simplesocialbuttons simplesocial-round-icon simplesocialbuttons_inline simplesocialbuttons-align-left post-6023 post  simplesocialbuttons-inline-no-animation">
<button class="simplesocial-fb-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="fbshare"  data-ssb-post-id="6023"  aria-label="Partager sur Facebook" data-href="https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fde-thies-a-podor-des-femmes-tuees-et-une-reponse-publique-qui-se-fait-attendre%2F" data-ssb-share-action="popup">
						<span class="simplesocialtxt">Facebook </span> </button>
<button class="simplesocial-twt-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="twitter"  data-ssb-post-id="6023"  aria-label="Partager sur Twitter/X" data-href="https://twitter.com/intent/tweet?text=De%20Thi%C3%A8s%20%C3%A0%20Podor%2C%20des%20femmes%20tu%C3%A9es%20et%20une%20r%C3%A9ponse%20publique%20qui%20se%20fait%20attendre&#038;url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fde-thies-a-podor-des-femmes-tuees-et-une-reponse-publique-qui-se-fait-attendre%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">Twitter/X</span> </button>
<button  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="linkedin"  data-ssb-post-id="6023"  class="simplesocial-linkedin-share" aria-label="Partager sur LinkedIn" data-href="https://www.linkedin.com/sharing/share-offsite/?url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fde-thies-a-podor-des-femmes-tuees-et-une-reponse-publique-qui-se-fait-attendre%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">LinkedIn</span></button>
<button class="simplesocial-whatsapp-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="whatsapp"  data-ssb-post-id="6023"  aria-label="Partage WhatsApp" data-href="https://api.whatsapp.com/send?text=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fde-thies-a-podor-des-femmes-tuees-et-une-reponse-publique-qui-se-fait-attendre%2F" data-ssb-share-action="blank"><span class="simplesocialtxt">WhatsApp</span></button>
</div><p>The post <a href="https://warkhatv.com/de-thies-a-podor-des-femmes-tuees-et-une-reponse-publique-qui-se-fait-attendre/">De Thiès à Podor, des femmes tuées et une réponse publique qui se fait attendre</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://warkhatv.com/de-thies-a-podor-des-femmes-tuees-et-une-reponse-publique-qui-se-fait-attendre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Publicité publique : vers une reprise des conventions avec les médias, sous conditions</title>
		<link>https://warkhatv.com/publicite-publique-vers-une-reprise-des-conventions-avec-les-medias-sous-conditions/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=publicite-publique-vers-une-reprise-des-conventions-avec-les-medias-sous-conditions</link>
					<comments>https://warkhatv.com/publicite-publique-vers-une-reprise-des-conventions-avec-les-medias-sous-conditions/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 12:08:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Travail et économie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://warkhatv.com/?p=6017</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Premier ministre a donn&#233; un avis favorable &#224; la lev&#233;e de la suspension des conventions publicitaires publiques. Un comit&#233; interminist&#233;riel doit en pr&#233;ciser les modalit&#233;s, avec des conclusions attendues au plus tard le 30 octobre 2026. Pour les m&#233;dias ind&#233;pendants, l&#8217;enjeu sera autant la reprise que l&#8217;&#233;quit&#233; de la r&#233;partition. Une perspective s&#8217;ouvre pour [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://warkhatv.com/publicite-publique-vers-une-reprise-des-conventions-avec-les-medias-sous-conditions/">Publicité publique : vers une reprise des conventions avec les médias, sous conditions</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Premier ministre a donné un avis favorable à la levée de la suspension des conventions publicitaires publiques. Un comité interministériel doit en préciser les modalités, avec des conclusions attendues au plus tard le 30 octobre 2026. Pour les médias indépendants, l’enjeu sera autant la reprise que l’équité de la répartition.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une perspective s’ouvre pour les entreprises de presse sénégalaises. Dans une correspondance datée du 19 octobre, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô s’est prononcé favorablement sur la demande de levée de la suspension des conventions publicitaires, rapporte la RTS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet accord de principe ne signifie toutefois ni une reprise effective des contrats ni le déblocage de paiements. Aucun montant ni calendrier opérationnel n’est précisé dans le compte rendu consulté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des règles d’attribution à préciser</p>



<p class="wp-block-paragraph">La suspension, décidée en juillet 2024, concernait les nouvelles conventions et les contrats publicitaires entre l’État et la presse privée. La reprise envisagée doit désormais s’accompagner d’un encadrement renouvelé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un comité interministériel devra examiner la conformité des médias au Code de la presse et définir des critères d’attribution tenant notamment compte de l’audience, des performances, de la couverture territoriale et des publics ciblés. Il devra également proposer un suivi des dépenses. Ses conclusions sont attendues au plus tard le 30 octobre, avant une réunion de validation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle place pour les médias numériques et spécialisés ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un média indépendant comme WarkhaTV, ces critères soulèvent une question essentielle : comment reconnaître la valeur d’un public que les grands circuits publicitaires atteignent peu ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une répartition équitable devrait pouvoir prendre en considération la diversité des formats, des langues et des territoires, mais aussi l’utilité de médias spécialisés. Informer sur les droits des femmes, rendre visibles des initiatives locales ou expliquer une politique publique à des communautés précises peut constituer une contribution pertinente à une campagne d’information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’audience compte. La manière de la mesurer et de la mettre en rapport avec l’objectif de communication comptera tout autant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La publication des critères, des bénéficiaires et des montants permettrait aux rédactions comme aux citoyen·ne·s de comprendre les choix effectués. Une distinction claire entre contenus publicitaires et travail journalistique contribuerait également à préserver l’indépendance éditoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce stade, la reprise reste donc une perspective à concrétiser. Le véritable test sera la mise en place d’un dispositif accessible, transparent et capable de reconnaître la diversité des médias sénégalais.</p>
<div class="simplesocialbuttons simplesocial-round-icon simplesocialbuttons_inline simplesocialbuttons-align-left post-6017 post  simplesocialbuttons-inline-no-animation">
<button class="simplesocial-fb-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="fbshare"  data-ssb-post-id="6017"  aria-label="Partager sur Facebook" data-href="https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fpublicite-publique-vers-une-reprise-des-conventions-avec-les-medias-sous-conditions%2F" data-ssb-share-action="popup">
						<span class="simplesocialtxt">Facebook </span> </button>
<button class="simplesocial-twt-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="twitter"  data-ssb-post-id="6017"  aria-label="Partager sur Twitter/X" data-href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Publicit%C3%A9%20publique%20%3A%20vers%20une%20reprise%20des%20conventions%20avec%20les%20m%C3%A9dias%2C%20sous%20conditions&#038;url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fpublicite-publique-vers-une-reprise-des-conventions-avec-les-medias-sous-conditions%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">Twitter/X</span> </button>
<button  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="linkedin"  data-ssb-post-id="6017"  class="simplesocial-linkedin-share" aria-label="Partager sur LinkedIn" data-href="https://www.linkedin.com/sharing/share-offsite/?url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fpublicite-publique-vers-une-reprise-des-conventions-avec-les-medias-sous-conditions%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">LinkedIn</span></button>
<button class="simplesocial-whatsapp-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="whatsapp"  data-ssb-post-id="6017"  aria-label="Partage WhatsApp" data-href="https://api.whatsapp.com/send?text=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fpublicite-publique-vers-une-reprise-des-conventions-avec-les-medias-sous-conditions%2F" data-ssb-share-action="blank"><span class="simplesocialtxt">WhatsApp</span></button>
</div><p>The post <a href="https://warkhatv.com/publicite-publique-vers-une-reprise-des-conventions-avec-les-medias-sous-conditions/">Publicité publique : vers une reprise des conventions avec les médias, sous conditions</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://warkhatv.com/publicite-publique-vers-une-reprise-des-conventions-avec-les-medias-sous-conditions/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Meta et l’IA : les nouvelles conditions commerciales inquiètent les médias</title>
		<link>https://warkhatv.com/meta-et-lia-les-nouvelles-conditions-commerciales-inquietent-les-medias/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=meta-et-lia-les-nouvelles-conditions-commerciales-inquietent-les-medias</link>
					<comments>https://warkhatv.com/meta-et-lia-les-nouvelles-conditions-commerciales-inquietent-les-medias/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 11:55:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Travail et économie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://warkhatv.com/?p=6014</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une modification des conditions commerciales de Meta, annonc&#233;e pour le 30 octobre 2026, soul&#232;ve des questions sur l&#8217;utilisation des contenus journalistiques. En jeu : la collecte automatis&#233;e des sites associ&#233;s aux comptes professionnels et leur possible exploitation pour entra&#238;ner des produits d&#8217;intelligence artificielle. Utiliser Facebook ou Instagram pour diffuser ses articles pourrait-il aussi ouvrir la [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://warkhatv.com/meta-et-lia-les-nouvelles-conditions-commerciales-inquietent-les-medias/">Meta et l’IA : les nouvelles conditions commerciales inquiètent les médias</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une modification des conditions commerciales de Meta, annoncée pour le 30 octobre 2026, soulève des questions sur l’utilisation des contenus journalistiques. En jeu : la collecte automatisée des sites associés aux comptes professionnels et leur possible exploitation pour entraîner des produits d’intelligence artificielle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Utiliser Facebook ou Instagram pour diffuser ses articles pourrait-il aussi ouvrir la voie à leur collecte par Meta ? C’est l’inquiétude soulevée par une enquête de Nieman Lab publiée le 15 octobre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon cette analyse, les nouvelles conditions commerciales autorisent Meta à explorer et collecter automatiquement des contenus sur les sites associés aux comptes professionnels. Trois spécialistes du droit interrogés estiment que leur rédaction pourrait permettre d’utiliser ces contenus pour entraîner des produits d’IA. Il s’agit d’une interprétation juridique, dont la portée reste discutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Meta défend une consolidation de ses règles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Auprès de Nieman Lab, Meta affirme que les dispositions relatives à cette collecte étaient auparavant réparties dans différents textes. L’entreprise assure que cette mise à jour ne modifiera pas ses pratiques d’exploration des sites et que les propriétaires peuvent toujours gérer l’accès grâce au fichier robots.txt, qui donne des instructions aux robots.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les juristes interrogés soulèvent toutefois une incertitude sur l’articulation entre ces instructions techniques et l’autorisation contractuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour les médias indépendants, une question de maîtrise du travail</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue d’un média féministe comme WarkhaTV, cette controverse invite à poser une question éditoriale : qui décide des usages futurs d’un reportage, d’une analyse ou d’un témoignage ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Produire ces contenus demande du temps, des ressources et une relation de confiance avec les personnes interrogées. Leur circulation ne peut donc être pensée uniquement en termes de visibilité. Elle engage aussi la reconnaissance du travail journalistique et le respect du contexte dans lequel une parole a été recueillie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’approche du 30 octobre, les médias concernés ont intérêt à examiner les notifications reçues dans leurs outils professionnels et les conditions applicables à leurs comptes. L’enquête consultée ne permet pas d’établir précisément leur application à WarkhaTV au Sénégal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu mérite un débat collectif : comment continuer à toucher les publics sur les plateformes tout en gardant la maîtrise de ses contenus ?</p>
<div class="simplesocialbuttons simplesocial-round-icon simplesocialbuttons_inline simplesocialbuttons-align-left post-6014 post  simplesocialbuttons-inline-no-animation">
<button class="simplesocial-fb-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="fbshare"  data-ssb-post-id="6014"  aria-label="Partager sur Facebook" data-href="https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fmeta-et-lia-les-nouvelles-conditions-commerciales-inquietent-les-medias%2F" data-ssb-share-action="popup">
						<span class="simplesocialtxt">Facebook </span> </button>
<button class="simplesocial-twt-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="twitter"  data-ssb-post-id="6014"  aria-label="Partager sur Twitter/X" data-href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Meta%20et%20l%E2%80%99IA%20%3A%20les%20nouvelles%20conditions%20commerciales%20inqui%C3%A8tent%20les%20m%C3%A9dias&#038;url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fmeta-et-lia-les-nouvelles-conditions-commerciales-inquietent-les-medias%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">Twitter/X</span> </button>
<button  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="linkedin"  data-ssb-post-id="6014"  class="simplesocial-linkedin-share" aria-label="Partager sur LinkedIn" data-href="https://www.linkedin.com/sharing/share-offsite/?url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fmeta-et-lia-les-nouvelles-conditions-commerciales-inquietent-les-medias%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">LinkedIn</span></button>
<button class="simplesocial-whatsapp-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="whatsapp"  data-ssb-post-id="6014"  aria-label="Partage WhatsApp" data-href="https://api.whatsapp.com/send?text=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fmeta-et-lia-les-nouvelles-conditions-commerciales-inquietent-les-medias%2F" data-ssb-share-action="blank"><span class="simplesocialtxt">WhatsApp</span></button>
</div><p>The post <a href="https://warkhatv.com/meta-et-lia-les-nouvelles-conditions-commerciales-inquietent-les-medias/">Meta et l’IA : les nouvelles conditions commerciales inquiètent les médias</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://warkhatv.com/meta-et-lia-les-nouvelles-conditions-commerciales-inquietent-les-medias/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cette naïveté</title>
		<link>https://warkhatv.com/cette-naivete/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=cette-naivete</link>
					<comments>https://warkhatv.com/cette-naivete/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 10:09:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONTRIBUTIONS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://warkhatv.com/?p=6010</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ces r&#233;flexions me sont venues sur mon lit de malade. Des courbatures, des douleurs un peu partout, une fatigue qui rendait difficiles les gestes les plus ordinaires. Chaque soir, je me couchais avec l&#8217;espoir de retrouver, le lendemain, un peu de ma forme et mes habitudes. Mais le soulagement ne durait pas. D&#232;s que l&#8217;effet [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://warkhatv.com/cette-naivete/">Cette naïveté</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Ces réflexions me sont venues sur mon lit de malade. Des courbatures, des douleurs un peu partout, une fatigue qui rendait difficiles les gestes les plus ordinaires. Chaque soir, je me couchais avec l’espoir de retrouver, le lendemain, un peu de ma forme et mes habitudes. Mais le soulagement ne durait pas. Dès que l’effet des médicaments s’estompait, je retrouvais les mêmes sensations. Cette grippe était têtue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À force, j’ai pensé au paludisme. J’en ai eu plusieurs fois dans ma vie. Le souvenir des injections est revenu, puis celui des personnes qui en étaient mortes. J’ai eu peur. Savoir que la mort est notre seule certitude ne m’empêche ni de la craindre ni d’être triste lorsque j’y pense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un matin, je suis allée me faire consulter au poste de santé de Pikine Darou Khoudoss, chez Mme Sougou. Ma belle-sœur avait pris un numéro pour moi. L’ironie, c’est qu’il fallait pousser à consulter celle qui, ancienne agente de santé communautaire, recommande toujours aux autres de le faire. Le test de dépistage du paludisme était négatif. Alhamdoulilah. Je suis rentrée avec un traitement et ce soulagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pendant ces jours passés à la maison, ma tête, elle, ne restait pas au repos. Je dormais dans la journée et cherchais le sommeil la nuit. Je pensais à tout et à rien. Certaines situations me revenaient, parfois anciennes, parfois plus récentes. Je les revoyais autrement, maintenant que je n’étais plus occupée à les vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et au milieu de la nuit, il m’arrivait de me dire : « Wey, quelle naïveté, quand même ! »Je ne me le disais pas avec colère. Je reconnaissais simplement quelque chose de moi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand je dis que je suis naïve, il arrive qu’on ne me croie pas. On me prête une intelligence qui devrait, semble-t-il, m’épargner certaines erreurs de jugement. Comme si ma capacité à réfléchir, à analyser une situation ou à défendre une idée devait me permettre de toujours savoir à qui j’ai affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, je ne cherche pas à me diminuer en disant cela. Je parle d’une part de moi que je connais. Je ne suis pas naïve dans tous les domaines, ni avec tout le monde. Mais il m’arrive d’entrer dans une relation, de rejoindre un projet, de m’engager auprès de personnes sans envisager ce qui, plus tard, me paraîtra évident. Sur le moment, je ne vois rien. Je fais avec ce que je ressens et ce que je crois comprendre. Et, souvent, je raisonne à partir d’une conviction que je ne prends même pas le temps de formuler : à ma place, l’autre ferait pareil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette évidence-là que j’interroge aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je crois cependant que nous faisons porter au mot « naïveté » beaucoup de choses qui ne lui appartiennent pas forcément. Faire confiance n’est pas nécessairement être naïve. Donner de son temps, être généreuse, choisir la solidarité ne le sont pas davantage. Une confiance déçue ne prouve pas, à elle seule, qu’elle était absurde au départ. Je ne voudrais pas finir par appeler naïveté tout ce qui, dans une relation, n’a pas été précédé d’un calcul.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans mes engagements, ce qui a toujours compté pour moi, c’est une vision, la confiance accordée à des personnes, à un projet ou à une idée. Je peux y consacrer du temps, de l’énergie, des moyens, parce que je crois à ce qui se construit. L’argent n’a jamais été ce qui me faisait rester dans une relation, une initiative ou un mouvement, ni ce qui me faisait partir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais je découvre parfois que cette manière de m’engager s’accompagne d’une supposition : je crois que l’autre donne à mes gestes le sens que je leur donne. Que la solidarité reçue lui parle comme elle me parlerait. Que nous n’avons pas besoin de tout nous dire pour savoir ce que nous nous devons en matière de considération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis certains comportements viennent fissurer cette conviction. Je découvre de la méfiance là où je ne pensais pas devoir me justifier. Je me sens tenue à distance de ce que j’ai contribué à faire grandir. Ou je constate que, lorsque des moyens et de la reconnaissance deviennent disponibles, les personnes présentes au commencement peuvent être facilement oubliées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me disais que je n’attendais rien. Vraiment rien. Et si une attente s’était construite malgré moi, elle l’avait fait à mon insu. Peut-être fallait-il cette déception pour que j’en découvre l’existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’avais pas fait de mes gestes une avance à rembourser. Mais je ne pensais pas non plus qu’ils pourraient devenir sans importance. Peut-être avais-je tenu pour évident qu’il en resterait quelque chose dans le lien : une attention, une conversation, la conscience d’un chemin parcouru ensemble. Quelque chose que je ne pensais pas à demander, tant cela me semblait faire partie de la relation elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et mon intelligence, dans tout cela ? Elle est bien là lorsque je réfléchis à ce qui s’est passé. Je suis capable de comprendre les intérêts, les contradictions, les rapports de pouvoir. Il m’arrive même de les voir assez clairement dans des situations auxquelles je ne suis pas personnellement mêlée. Mais cette capacité ne m’accompagne pas toujours de la même manière lorsque je suis engagée, attachée, convaincue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je peux être rationnelle et irrationnelle. Je le sais sans en éprouver de déception envers moi-même. Et je ne peux pas en vouloir aux autres de toujours&nbsp; me prendre au sérieux, de supposer que mes décisions ont déjà été passées au crible d’un examen rationnel. Mais je me demande si cette confiance dans mon jugement ne laisse pas parfois mes évidences trop tranquilles. Pourquoi ne pas m’interroger, me contredire, me réveiller de mes « sommeils dogmatiques », pour emprunter cette expression à la philosophie ? Être capable de réfléchir ne signifie pas que j’ai déjà tout interrogé, surtout ce qui me paraît aller de soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pourrais donc apprendre à ne plus supposer cette ressemblance. Laisser les faits et les actes me renseigner sur l’autre. Accepter de ne pas savoir tout de suite ce qui nous rapproche réellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais je ne suis pas certaine que cet apprentissage serait sans effet sur ma façon d’agir. Car il m’arrive précisément de donner avec spontanéité parce que je ne doute pas de cette disposition partagée. Ce n’est pas que j’attends qu’on me rende mon geste. C’est que je crois agir dans une relation où ce geste serait possible dans les deux sens. Si je commence à m’interroger là où, auparavant, je m’élançais, mon geste sera-t-il encore le même ? Est-ce que je donnerai autant ? Est-ce que j’oserai commencer certaines relations ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je tiens à cette possibilité d’aller vers quelqu’un sans lui faire porter le poids de mes expériences précédentes. Je tiens à l’espoir avec lequel je commence, à la sincérité de mes engagements. Je voudrais pouvoir reconnaître mes erreurs sans avoir à considérer comme une erreur toute ma manière d’être.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a fallu que mon corps s’arrête pour que je prenne le temps de revenir sur tout cela. Je ne sais pas encore ce que je garderai de cette naïveté, ni ce que l’expérience modifiera malgré moi. Je sais seulement que je ne souhaite pas que chacune de mes déceptions devienne une raison de me fermer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine fois que je croirai à une personne ou à un projet, cette question sera peut-être présente. J’ignore quelle place elle prendra. J’espère qu’elle me laissera encore celle d’y aller.</p>
<div class="simplesocialbuttons simplesocial-round-icon simplesocialbuttons_inline simplesocialbuttons-align-left post-6010 post  simplesocialbuttons-inline-no-animation">
<button class="simplesocial-fb-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="fbshare"  data-ssb-post-id="6010"  aria-label="Partager sur Facebook" data-href="https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fcette-naivete%2F" data-ssb-share-action="popup">
						<span class="simplesocialtxt">Facebook </span> </button>
<button class="simplesocial-twt-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="twitter"  data-ssb-post-id="6010"  aria-label="Partager sur Twitter/X" data-href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Cette%20na%C3%AFvet%C3%A9&#038;url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fcette-naivete%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">Twitter/X</span> </button>
<button  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="linkedin"  data-ssb-post-id="6010"  class="simplesocial-linkedin-share" aria-label="Partager sur LinkedIn" data-href="https://www.linkedin.com/sharing/share-offsite/?url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fcette-naivete%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">LinkedIn</span></button>
<button class="simplesocial-whatsapp-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="whatsapp"  data-ssb-post-id="6010"  aria-label="Partage WhatsApp" data-href="https://api.whatsapp.com/send?text=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fcette-naivete%2F" data-ssb-share-action="blank"><span class="simplesocialtxt">WhatsApp</span></button>
</div><p>The post <a href="https://warkhatv.com/cette-naivete/">Cette naïveté</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://warkhatv.com/cette-naivete/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Note de lecture de Ibrahima Diop : Penda Mbow, une intellectuelle engagée par Saliou Ngom &#038; Fabienne Samson</title>
		<link>https://warkhatv.com/par-ibrahima-diop/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=par-ibrahima-diop</link>
					<comments>https://warkhatv.com/par-ibrahima-diop/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 17:55:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONTRIBUTIONS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://warkhatv.com/?p=5997</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est une parfaite et bien r&#233;ussie entreprise que celle qu&#8217;ont effectu&#233;e les auteurs Saliou Ngom et Fabienne Samson en publiant, sous le titre Penda Mbow, une intellectuelle engag&#233;e, un ouvrage pr&#233;fac&#233; par Boubacar Boris Diop et paru &#224; la prestigieuse maison d&#8217;&#233;dition Pr&#233;sence Africaine, ce haut lieu de la culture et des d&#233;bats majeurs d&#8217;Afrique, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://warkhatv.com/par-ibrahima-diop/">Note de lecture de Ibrahima Diop : Penda Mbow, une intellectuelle engagée par Saliou Ngom & Fabienne Samson</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">C’est une parfaite et bien réussie entreprise que celle qu’ont effectuée les auteurs Saliou Ngom et Fabienne Samson en publiant, sous le titre Penda Mbow, une intellectuelle engagée, un ouvrage préfacé par Boubacar Boris Diop et paru à la prestigieuse maison d’édition Présence Africaine, ce haut lieu de la culture et des débats majeurs d’Afrique, avant comme après les indépendances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présence Africaine porte une des grandes mémoires intellectuelles des Afriques des XXᵉ et XXIᵉ siècles ainsi que de leurs diasporas. Les auteurs cités apportent une mémoire intellectuelle qui retrace le parcours d’une universitaire, d’une jeunesse scolaire, d’une militante féministe et d’une pensée politique féconde, nourrie par des interrogations essentielles : d’où venons-nous, où allons-nous et comment y aller en devenant meilleurs, tout en refusant systématiquement de faire moins bien que ce que nous combattons ou récusons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Être féministe dans un pays où dominent parfois des conservatismes et des radicalismes de toutes sortes, c’est accepter de combattre dans une adversité multiple. De l’école de la Médina, creuset de toutes les ethnies du Sénégal, au lycée Van Vo, à Aix, puis à l’Université de Dakar, l’itinéraire de la Professeure Penda Mbow témoigne d’une maturation construite sur les épreuves de la vie qui consacrent un engagement constant en faveur du savoir, du débat intellectuel, de la justice sociale et de l’émancipation, faisant d’elle l’une des figures marquantes de la pensée sénégalaise contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Restons pour ce compte tendu qui va être un parmi d’autres, à ce qui me semble essentiel : l’intellectuel, le savoir et la politique !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette triple dimension, qui devrait constituer le socle de tout engagement public, tend malheureusement à se dissocier de plus en plus dans la pratique politique contemporaine, creusant une césure entre la rigueur scientifique, l’exigence du savoir et les passions partisanes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ce qui rend le parcours de Penda Mbow particulièrement remarquable. Faire entendre sa voix avec autorité dans le champ académique, exige en effet bien davantage que du talent. Cela suppose une solide formation intellectuelle, une rigueur méthodologique sans faille et une capacité à soutenir le débat scientifique au plus haut niveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un département d’Histoire où enseignaient des professeurs de stature mondiale, s’imposer comme chercheuse et intellectuelle constituait une véritable gageure. Cette transmission exigeante du savoir entre générations d’enseignants et d’enseignantes a contribué à faire émerger des figures marquantes du monde universitaire sénégalais. Grâce à cette chaîne de transmission intellectuelle, le Département d’Histoire et de Géographie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar s’est affirmé comme l’un des plus féconds foyers de production du savoir de notre espace académique. Il a formé des générations de chercheurs, d’enseignants et de décideurs dont l’influence a largement dépassé les frontières du Sénégal. C’est dans ce creuset intellectuel d’une rare densité que s’est forgée la pensée de Penda Mbow, à la croisée de la recherche historique, de l’engagement citoyen et de la réflexion politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faire entendre sa voix avec l’autorité scientifique nécessite dans un département d’Histoire, où enseignaient des professeurs de la stature d’Ibnou Diagne, de Boubacar Barry, d’Abdoulaye Bathily, de Cheikh Anta Diop, d’Iba Der Thiam, d’Ibrahima Thioub, de Saliou Ndiaye, de Bouba Diop et de Yoro Fall, exige beaucoup de qualités. D’autant plus que l’on y enseignait également la géographie, discipline qui, loin d’être un simple savoir descriptif, peut être conçue comme une matrice de réflexion sur les sociétés, les espaces et les civilisations, dans le prolongement des grandes interrogations héritées de la philosophie des Lumières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transmission des savoirs entre plusieurs générations d’enseignants et d’enseignantes, qui a notamment mis au premier plan sa sœur Rokhaya Daba Fall ainsi que leur aîné, Lat Soukabé Mbow, a fait du Département d’histoire et de géographie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) l’un des meilleurs foyers intellectuels de notre espace académique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux départements se sont imposés comme un lieu privilégié de production et de transmission des savoirs, où se sont formées plusieurs générations de chercheurs, d’universitaires et de décideurs. Ils ont contribué de manière décisive au rayonnement intellectuel du Sénégal et de l’Afrique, en cultivant l’exigence scientifique, l’esprit critique et l’ouverture sur le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La preuve en est que toutes les personnalités citées plus haut ont exercé, au-delà des frontières de leurs disciplines respectives, les plus hautes fonctions dans notre pays, que ce soit dans les domaines universitaire, administratif, diplomatique ou politique. Leur parcours illustre la fécondité d’une formation intellectuelle ouverte sur les grands enjeux de la cité et la capacité du savoir à nourrir l’action publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux de Penda Mbow portent notamment sur le Moyen Âge, période charnière de l’histoire universelle à laquelle l’Afrique a pleinement participé. Elle y met en lumière les relations complexes entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne : rapports parfois marqués par des politiques de domination ou de vassalisation, mais aussi par des échanges commerciaux féconds, ainsi que par d’importantes circulations intellectuelles, spirituelles et culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers son parcours, elle montre que les relations entre les sociétés africaines et le monde arabo-berbéro-musulman ne sauraient être réduites à une seule dimension. Elles relèvent d’une histoire longue, faite à la fois de rivalités, de coopérations, de métissages et d’enrichissements réciproques, qui ont profondément contribué à façonner les sociétés africaines et méditerranéennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment être un intellectuel sans être aveuglé par les tentations clivantes?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’une des questions de fond que soulève cet ouvrage. Les auteurs et leur préfacier réussissent à condenser ce parcours exceptionnel dans un livre d’environ 230 pages, enrichi d’une bibliographie substantielle. Dans le contexte qui est le nôtre, marqué par des polarisations souvent excessives, ils remettent utilement en lumière les fécondes réflexions de Max Weber sur les rapports entre le savant et le politique, livre qui rassemble deux conférences prononcées par Max Weber en 1917 et 1919 : La vocation de savant (Wissenschaft als Beruf) et La vocation d’homme politique (Politik als Beruf). La neutralité axiologique, c’est-à-dire la distinction entre le travail scientifique et le jugement de valeur, constitue une exigence fondamentale de l’intellectuel. Penda incarne cette exigence, assumant avec rigueur le rôle d’historienne critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Engagée dans les débats politiques du Sénégal, de l’Afrique et du monde, elle a constamment veillé à distinguer ce que Max Weber appelle l’éthique de conviction, qui consiste à agir conformément à ses principes quelles qu’en soient les conséquences, et l’éthique de responsabilité, qui impose de prendre en compte les effets réels de ses actes et de ses prises de position.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Citons quelques repères ! les épisodes de cette mémoire intellectuelle consacrés à Senghor et à Mamadou Dia, au rôle de Wade, à nos identités multiples et aux chemins de notre devenir collectif, aux héritages de Cheikh Anta Diop et d’Amadou Mahtar M’Bow sans compter l’après 2024 qui, occupent une place importante dans cet ouvrage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On y retrouve également la construction intellectuelle des Assises nationales, dirigées par Amadou-Mahtar M’Bow, au sein desquelles Penda, aux côtés d’une autre grande universitaire, la philosophe Aminata Diaw, fut une figure marquante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre revient aussi sur les grandes batailles idéologiques et les réflexions portant sur la culture, l’école laïque, la nation, la gestion du pluralisme confessionnel, le développement, ainsi que les rapports entre politique et religion. Il aborde les relations entre les religions abrahamiques, en particulier l’islam et le christianisme, et met en lumière l’importance du dialogue islamo-chrétien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une attention particulière est accordée à la jeunesse et à sa place dans une société sénégalaise en profonde mutation, ainsi qu’à une compréhension de l’islam fondée sur la convivialité, le débat, la tolérance et le vivre-ensemble. Les questions relatives à la condition des femmes, au soufisme, à la citoyenneté et à l’engagement intellectuel y occupent également une place centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi se dessine, au fil des pages, le portrait d’une intellectuelle engagée dont la réflexion embrasse les grands enjeux du Sénégal, de l’Afrique et du monde contemporain, dans un dialogue permanent entre savoir, mémoire, foi, culture et action citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la manière de la distinction établie par Max Weber entre le savant et le politique, Penda cherche toujours à maintenir un dialogue exigeant entre la rigueur de la recherche scientifique et l’engagement citoyen, sans jamais sacrifier l’une à l’autre. Elle incarne ainsi cette figure rare de l’intellectuelle qui éclaire l’action politique par le savoir, tout en préservant l’autonomie de la pensée critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cela, son parcours rappelle que l’engagement n’a de véritable valeur que lorsqu’il demeure éclairé par la connaissance, le doute méthodique et l’exigence de vérité. C’est sans doute l’une des leçons majeures que transmet cet ouvrage consacré à une femme dont la pensée et l’action ont profondément marqué la vie intellectuelle sénégalaise et africaine. Qui veut savoir sur cette trajectoire trouve au fil des pages de ce livre témoignages et autobiographies, projections et fines analyses d’une actrice des grandes luttes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux et celles parmi ses collègues qui sont arrivés avant ou après elle à l’Université, et qui sont aujourd’hui à la retraite, ont partagé avec elle une expérience intellectuelle et humaine exceptionnelle. Ils ont connu une passionnée des grandes querelles d’idées, de celles qui font avancer la connaissance et nourrissent le débat démocratique, et qui, en revanche, se tenait à distance des petites querelles de personnes et des polémiques stériles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant le plaisir de la rencontre au WARC pour la discussion avec Penda et ses présentateurs, voilà ce que m’inspire cet ouvrage qui m’a été offert par Mamadou Ly, avec qui je partage une profonde amitié intellectuelle et humaine, tout comme avec notre sœur, amie et camarade Penda Mbow.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne me suis presque pas rendu compte que j’en achevais la lecture. Ce n’est en parvenant à la dernière page que j’ai pris conscience d’avoir parcouru, d’un seul souffle, un itinéraire intellectuel, universitaire, citoyen et politique d’une rare richesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière question laissée ouverte par Penda Mbow résonne d’ailleurs bien au-delà de son propre parcours et de ses jugements. Elle nous renvoie aux interrogations qui traversent aujourd’hui le Sénégal de sa troisième alternance, porteuse à la fois d’espérances et d’incertitudes. Quels chemins emprunterons-nous ? Comment préserver nos acquis démocratiques tout en répondant aux aspirations profondes de la jeunesse ? Comment concilier mémoire, savoir, justice sociale et développement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’image de l’ensemble de son œuvre et de son engagement, Penda Mbow ne livre pas de réponses définitives. Elle nous invite plutôt à poursuivre la réflexion, à cultiver l’esprit critique et à demeurer fidèles à cette exigence intellectuelle qui consiste moins à affirmer qu’à interroger, moins à condamner qu’à comprendre, et moins à opposer qu’à construire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">souces seneplus </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<div class="simplesocialbuttons simplesocial-round-icon simplesocialbuttons_inline simplesocialbuttons-align-left post-5997 post  simplesocialbuttons-inline-no-animation">
<button class="simplesocial-fb-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="fbshare"  data-ssb-post-id="5997"  aria-label="Partager sur Facebook" data-href="https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fpar-ibrahima-diop%2F" data-ssb-share-action="popup">
						<span class="simplesocialtxt">Facebook </span> </button>
<button class="simplesocial-twt-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="twitter"  data-ssb-post-id="5997"  aria-label="Partager sur Twitter/X" data-href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Note%20de%20lecture%20de%20Ibrahima%20Diop%20%3A%20Penda%20Mbow%2C%20une%20intellectuelle%20engag%C3%A9e%20par%20Saliou%20Ngom%20%26%20Fabienne%20Samson&#038;url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fpar-ibrahima-diop%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">Twitter/X</span> </button>
<button  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="linkedin"  data-ssb-post-id="5997"  class="simplesocial-linkedin-share" aria-label="Partager sur LinkedIn" data-href="https://www.linkedin.com/sharing/share-offsite/?url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fpar-ibrahima-diop%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">LinkedIn</span></button>
<button class="simplesocial-whatsapp-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="whatsapp"  data-ssb-post-id="5997"  aria-label="Partage WhatsApp" data-href="https://api.whatsapp.com/send?text=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fpar-ibrahima-diop%2F" data-ssb-share-action="blank"><span class="simplesocialtxt">WhatsApp</span></button>
</div><p>The post <a href="https://warkhatv.com/par-ibrahima-diop/">Note de lecture de Ibrahima Diop : Penda Mbow, une intellectuelle engagée par Saliou Ngom & Fabienne Samson</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://warkhatv.com/par-ibrahima-diop/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Terres de lutte, terres de pouvoir : le combat des femmes rurales</title>
		<link>https://warkhatv.com/terres-de-lutte-terres-de-pouvoir-le-combat-des-femmes-rurales/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=terres-de-lutte-terres-de-pouvoir-le-combat-des-femmes-rurales</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 12:38:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique et représentation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://warkhatv.com/?p=5988</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#192; Richard-Toll, dans la vall&#233;e du fleuve S&#233;n&#233;gal, le parcours de Korka Diaw donne un visage &#224; une revendication essentielle : les femmes qui travaillent la terre doivent pouvoir en ma&#238;triser les ressources et les revenus. Rizicultrice et entrepreneure, elle a d&#233;velopp&#233; ses activit&#233;s dans la production, la transformation et la commercialisation du riz. &#192; [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://warkhatv.com/terres-de-lutte-terres-de-pouvoir-le-combat-des-femmes-rurales/">Terres de lutte, terres de pouvoir : le combat des femmes rurales</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">À Richard-Toll, dans la vallée du fleuve Sénégal, le parcours de Korka Diaw donne un visage à une revendication essentielle : les femmes qui travaillent la terre doivent pouvoir en maîtriser les ressources et les revenus. Rizicultrice et entrepreneure, elle a développé ses activités dans la production, la transformation et la commercialisation du riz. À la tête du Réseau des femmes agricultrices du Nord du Sénégal (REFAN), elle porte aussi un combat collectif pour l’accès aux financements, à la formation et aux moyens de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un portrait publié en 2024 par la Société financière internationale (IFC), Korka Diaw revient sur les difficultés de ses débuts : une terre empruntée, des dépenses d’irrigation importantes et un manque de formation. Son activité s’est ensuite développée grâce, notamment, à des appuis financiers et techniques. Cette trajectoire rappelle une réalité que les discours sur le courage des femmes laissent souvent dans l’ombre : la volonté ne remplace ni l’accès à la terre, ni les équipements, ni l’accompagnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cette Journée internationale des femmes rurales, célébrée le 15 octobre, son expérience invite à regarder au-delà des hommages. Nous connaissons les éloges adressés à celles qui nourrissent les familles, approvisionnent les marchés et soutiennent les économies locales. Mais quelle place leur accordons-nous lorsqu’il faut attribuer les terres, distribuer les financements ou décider des orientations agricoles ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail ne donne pas automatiquement le pouvoir. Cultiver une parcelle ne signifie pas disposer de droits durables sur celle-ci. Participer à une récolte ne garantit pas de décider de sa vente ni de l’utilisation de ses revenus. Les données de la FAO montrent d’ailleurs que, dans la plupart des pays étudiés, les femmes ont moins de chances que les hommes de détenir des droits de propriété sur les terres agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cet écart entre contribution et décision que se joue une partie du combat féministe en milieu rural. Les femmes ne peuvent rester une main-d’œuvre disponible dont on célèbre l’endurance sans garantir l’autonomie. Elles doivent pouvoir investir, négocier, choisir leurs activités et contrôler les fruits de leur travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience du REFAN montre également l’importance de l’organisation collective. Dans son portrait de 2024, l’IFC décrit un réseau qui accompagne les agricultrices par la formation, l’information et l’accès aux ressources, notamment pour faire face au changement climatique. Une réussite individuelle peut ainsi ouvrir des possibilités à d’autres femmes lorsqu’elle s’accompagne d’une mise en commun des connaissances et d’une capacité à porter des revendications.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension collective mérite d’être au centre des politiques publiques. Le parcours d’une entrepreneure reconnue ne saurait servir à demander à toutes les autres de surmonter seules les obstacles. Il doit plutôt conduire à cette question : quelles conditions permettraient à davantage de femmes de développer une activité agricole selon leurs propres ambitions ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réponses engagent des choix concrets : sécuriser leurs droits sur des terres cultivables et aménagées ; rendre les financements accessibles ; garantir un accès équitable à l’eau, aux équipements, à la formation et aux marchés. Elles supposent aussi de donner aux organisations de femmes une place effective dans les décisions foncières et agricoles, avec la possibilité d’en contrôler l’application.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut enfin regarder le travail qui se poursuit après les champs. Puiser l’eau, préparer les repas, s’occuper des enfants et accompagner les proches mobilise du temps et de l’énergie. L’accès aux services publics et un partage plus équitable du travail domestique sont donc des conditions de l’autonomie économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes rurales ont droit à un revenu, au repos, à la protection sociale et au choix de leur avenir. Ces droits leur appartiennent, indépendamment de ce qu’elles apportent à leur famille ou à la production nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat porté par des femmes comme Korka Diaw nous ramène ainsi à une exigence politique : que celles qui cultivent la terre puissent aussi décider de ce qu’elles en font et de ce qu’elles en retirent. Le 15 octobre doit servir à mesurer les engagements à cette aune. Car les hommages passent. Les droits, eux, doivent durer.</p>
<div class="simplesocialbuttons simplesocial-round-icon simplesocialbuttons_inline simplesocialbuttons-align-left post-5988 post  simplesocialbuttons-inline-no-animation">
<button class="simplesocial-fb-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="fbshare"  data-ssb-post-id="5988"  aria-label="Partager sur Facebook" data-href="https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fterres-de-lutte-terres-de-pouvoir-le-combat-des-femmes-rurales%2F" data-ssb-share-action="popup">
						<span class="simplesocialtxt">Facebook </span> </button>
<button class="simplesocial-twt-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="twitter"  data-ssb-post-id="5988"  aria-label="Partager sur Twitter/X" data-href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Terres%20de%20lutte%2C%20terres%20de%20pouvoir%20%3A%20le%20combat%20des%20femmes%20rurales&#038;url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fterres-de-lutte-terres-de-pouvoir-le-combat-des-femmes-rurales%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">Twitter/X</span> </button>
<button  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="linkedin"  data-ssb-post-id="5988"  class="simplesocial-linkedin-share" aria-label="Partager sur LinkedIn" data-href="https://www.linkedin.com/sharing/share-offsite/?url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fterres-de-lutte-terres-de-pouvoir-le-combat-des-femmes-rurales%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">LinkedIn</span></button>
<button class="simplesocial-whatsapp-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="whatsapp"  data-ssb-post-id="5988"  aria-label="Partage WhatsApp" data-href="https://api.whatsapp.com/send?text=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fterres-de-lutte-terres-de-pouvoir-le-combat-des-femmes-rurales%2F" data-ssb-share-action="blank"><span class="simplesocialtxt">WhatsApp</span></button>
</div><p>The post <a href="https://warkhatv.com/terres-de-lutte-terres-de-pouvoir-le-combat-des-femmes-rurales/">Terres de lutte, terres de pouvoir : le combat des femmes rurales</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Droits des femmes : l’AJS obtient le statut d’observateur auprès de la Commission africaine</title>
		<link>https://warkhatv.com/droits-des-femmes-lajs-obtient-le-statut-dobservateur-aupres-de-la-commission-africaine/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=droits-des-femmes-lajs-obtient-le-statut-dobservateur-aupres-de-la-commission-africaine</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 16:03:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique et représentation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://warkhatv.com/?p=5980</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Association des juristes s&#233;n&#233;galaises (AJS) annonce avoir obtenu le statut d&#8217;observateur aupr&#232;s de la Commission africaine des droits de l&#8217;homme et des peuples (CADHP). Cette reconnaissance ouvre de nouvelles perspectives pour porter les droits des femmes et des enfants &#224; l&#8217;&#233;chelle continentale. Selon l&#8217;annonce de l&#8217;association, l&#8217;obtention de ce statut a &#233;t&#233; annonc&#233;e ce mardi [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://warkhatv.com/droits-des-femmes-lajs-obtient-le-statut-dobservateur-aupres-de-la-commission-africaine/">Droits des femmes : l’AJS obtient le statut d’observateur auprès de la Commission africaine</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Association des juristes sénégalaises (AJS) annonce avoir obtenu le statut d’observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). Cette reconnaissance ouvre de nouvelles perspectives pour porter les droits des femmes et des enfants à l’échelle continentale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’annonce de l’association, l’obtention de ce statut a été annoncée ce mardi 13 octobre, au deuxième jour du segment public de la 89ᵉ session ordinaire de la Commission. Cette rencontre se déroule du 12 au 21 octobre 2026 au King Fahd Palace, à Dakar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’AJS, cette reconnaissance vient consacrer des années d’engagement en faveur des droits humains, particulièrement ceux des femmes et des enfants. L’association mène des actions de sensibilisation, de formation et de plaidoyer. À travers ses boutiques de droit, elle offre également des consultations juridiques gratuites pour accompagner les populations dans la connaissance et la défense de leurs droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organe de l’Union africaine, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a été créée par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Elle a pour mission de promouvoir et de protéger les droits humains sur le continent, ainsi que d’interpréter les dispositions de cette Charte. Ses travaux comprennent notamment l’examen de rapports des États et de plaintes concernant des violations des droits humains. Elle constitue un espace de dialogue et d’interpellation des autorités sur leurs engagements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La participation des organisations de la société civile permet d’y porter les réalités vécues par les populations et de contribuer au suivi des recommandations adressées aux États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le statut d’observateur offre à l’AJS un cadre formel de coopération avec la Commission. Selon les procédures prévues, l’association pourra notamment être autorisée à présenter des déclarations sur les questions qui la concernent, demander l’inscription de sujets à l’ordre du jour provisoire et entretenir des consultations régulières avec cette instance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une organisation engagée auprès des femmes et des enfants, ces possibilités présentent un intérêt concret : faire remonter les difficultés rencontrées sur le terrain au Sénégal et nourrir le plaidoyer continental contre les violences, les discriminations et les obstacles dans l’accès à la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son annonce, l’AJS souligne que cette reconnaissance permettra de renforcer sa voix et son action pour la protection et la promotion des droits des femmes et des enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle étape ouvre ainsi la possibilité de relier davantage l’accompagnement juridique de proximité aux mécanismes africains de protection des droits humains. L’enjeu sera de transformer cet espace de participation en un appui concret aux luttes menées au Sénégal.</p>
<div class="simplesocialbuttons simplesocial-round-icon simplesocialbuttons_inline simplesocialbuttons-align-left post-5980 post  simplesocialbuttons-inline-no-animation">
<button class="simplesocial-fb-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="fbshare"  data-ssb-post-id="5980"  aria-label="Partager sur Facebook" data-href="https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fdroits-des-femmes-lajs-obtient-le-statut-dobservateur-aupres-de-la-commission-africaine%2F" data-ssb-share-action="popup">
						<span class="simplesocialtxt">Facebook </span> </button>
<button class="simplesocial-twt-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="twitter"  data-ssb-post-id="5980"  aria-label="Partager sur Twitter/X" data-href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Droits%20des%20femmes%20%3A%20l%E2%80%99AJS%20obtient%20le%20statut%20d%E2%80%99observateur%20aupr%C3%A8s%20de%20la%20Commission%20africaine&#038;url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fdroits-des-femmes-lajs-obtient-le-statut-dobservateur-aupres-de-la-commission-africaine%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">Twitter/X</span> </button>
<button  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="linkedin"  data-ssb-post-id="5980"  class="simplesocial-linkedin-share" aria-label="Partager sur LinkedIn" data-href="https://www.linkedin.com/sharing/share-offsite/?url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fdroits-des-femmes-lajs-obtient-le-statut-dobservateur-aupres-de-la-commission-africaine%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">LinkedIn</span></button>
<button class="simplesocial-whatsapp-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="whatsapp"  data-ssb-post-id="5980"  aria-label="Partage WhatsApp" data-href="https://api.whatsapp.com/send?text=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fdroits-des-femmes-lajs-obtient-le-statut-dobservateur-aupres-de-la-commission-africaine%2F" data-ssb-share-action="blank"><span class="simplesocialtxt">WhatsApp</span></button>
</div><p>The post <a href="https://warkhatv.com/droits-des-femmes-lajs-obtient-le-statut-dobservateur-aupres-de-la-commission-africaine/">Droits des femmes : l’AJS obtient le statut d’observateur auprès de la Commission africaine</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La classe est-elle propre ?</title>
		<link>https://warkhatv.com/la-classe-est-elle-propre/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-classe-est-elle-propre</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droits et Violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://warkhatv.com/?p=5966</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#171; C&#8217;est le jour de la rentr&#233;e. La classe est propre&#8230; &#187; Je cite de m&#233;moire, et ma m&#233;moire a peut-&#234;tre arrang&#233; les mots. C&#8217;&#233;tait dans mon livre de lecture, &#224; l&#8217;&#233;cole primaire, &#224; l&#8217;&#233;poque de la collection Sidi et Rama. Sous le texte, il y avait les syllabes qu&#8217;on r&#233;p&#233;tait en ch&#339;ur, le doigt [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://warkhatv.com/la-classe-est-elle-propre/">La classe est-elle propre ?</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">« C’est le jour de la rentrée. La classe est propre… »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je cite de mémoire, et ma mémoire a peut-être arrangé les mots. C’était dans mon livre de lecture, à l’école primaire, à l’époque de la collection Sidi et Rama. Sous le texte, il y avait les syllabes qu’on répétait en chœur, le doigt sur la page : tre, pre, rentrée, propre. Puis d’autres mots : une ancre, une griffe. Je ne savais pas ce qu’était une ancre, mais je savais que le jour de la rentrée, la classe était propre. C’était écrit dans le livre, et c’était aussi ce que nous découvrions après l’appel, en rejoignant nos camarades dans la salle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette phrase m’est revenue ces jours-ci, des années plus tard, et je ne sais pas très bien si elle me rassure ou si elle me serre le cœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car c’est le jour de la rentrée, avec cinq jours de retard. Et je me demande : la classe est-elle propre ? Ces cinq jours ont-ils suffi pour pomper, nettoyer, désinfecter, remettre en état après les dégâts des inondations ? Sur l’ensemble du pays, combien d’établissements sont vraiment prêts, ce matin, à accueillir ces milliers d’élèves qui devraient arriver dans leurs plus belles tenues ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que la rentrée, pour nous, c’était cela aussi. On changeait de garde-robe. Celles et ceux qui avaient eu la chance de partir en vacances revenaient avec des valises d’habits neufs. D’autres avaient passé l’hivernage chez une tante ou un oncle et rentraient avec des fournitures et un boubou neuf. On se regardait dans la cour, on comparait, on était fier·ère·s..</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je dis « nous », mais les filles n’avaient pas tout à fait les mêmes vacances. Pour beaucoup d’entre elles, ce n’était pas un temps de repos : on quittait les cahiers pour les travaux ménagers. Certaines quittaient même le village pour la ville, où elles travaillaient comme aides ménagères pendant trois mois. C’est avec cet argent qu’elles achetaient leurs fournitures et préparaient leur rentrée. Encore enfants, elles payaient leur année scolaire en faisant le ménage&nbsp; des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne sais pas ce qu’il en reste aujourd’hui. Cette année, dans mon quartier, je n’ai pas croisé ces « vacancières » que nous avions l’habitude de voir. Peut-être que les familles ont moins les moyens d’accueillir un enfant et de préparer sa rentrée en plus de celle des leurs. Peut-être que certains parents hésitent davantage, sachant ce que les filles peuvent subir dans les maisons des autres. Mais je ne peux pas tirer une conclusion de ce que je vois autour de moi. Ne plus les croiser ne veut pas forcément dire qu’elles ne travaillent plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hier, 11 octobre, c’était d’ailleurs la Journée internationale de la fille. Alors je pense aussi à celles qui ne seront pas en classe ce matin, et pas à cause de l’eau. Celles qu’on a mariées pendant les vacances et qui ont rejoint un foyer au lieu de leur école, sans que personne ait vraiment attendu leur consentement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Sénégal, selon les données de 2023 présentées par l’UNICEF, trois jeunes femmes sur dix, parmi les 20 à 24 ans, avaient été mariées ou mises en union avant leurs 18 ans. En milieu rural, cette proportion dépasse quatre sur dix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me demande ce qui se passe dans la tête d’une enfant de quatorze ans qu’on retire de l’école pour la donner à un mari. Qui lui pose vraiment la question ? Et qui la pose à la femme qu’elle devient ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense à ces filles, mais aussi aux femmes, aux mères de famille, et à tout ce que nous portons en ce moment. La vie est devenue si chère qu’on refait les comptes de la dépense plusieurs fois par jour. La rentrée arrive avec ses inscriptions et ses fournitures. Et là-dessus, l’eau est entrée dans nos maisons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les pluies du début du mois, on a beaucoup parlé des cumuls atteignant 142 millimètres en vingt-quatre heures à Rufisque, des écoles abîmées, du programme de 921 milliards de francs CFA annoncé par le gouvernement. On a parlé des morts aussi, dont cette femme et son enfant, aux Parcelles Assainies. Tout cela se mesure et s’annonce. L’état dans lequel cela nous laisse, lui, reste largement absent des annonces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or nous dormons mal. Nous avons peur dès que le ciel s’assombrit. Nous avons passé des nuits à sortir l’eau, à surélever les matelas, à mettre les papiers de la famille à l’abri, et le lendemain il fallait quand même trouver de quoi préparer le repas. Nous faisons bonne figure devant les enfants et nous continuons, parce qu’il faut bien que quelqu’un continue. À force, nous ne savons même plus dire que nous sommes fatiguées. On nous a tellement appris à tenir que nous avons fini par nous oublier nous-mêmes, au point de ne plus nous appartenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On appelle cela de la résilience, et on nous en félicite. Je me méfie de ce mot, parce qu’il permet d’admirer les femmes sans les aider. Recommencer chaque hivernage ne veut pas dire qu’on va bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enfants non plus ne vont pas forcément bien. Certains ont vu l’eau entrer dans leur chambre en pleine nuit, ont été portés dans le noir, ont perdu les cahiers achetés pour la rentrée. Ce matin, on leur demandera d’ouvrir leur livre, et je doute qu’on prenne partout le temps de leur demander comment ils vont.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi, c’était la Journée mondiale de la santé mentale. Dans les maisons inondées, elle a peut-être été une journée de plus à tenter de sauver ce qui pouvait l’être. Quand on a de l’eau jusqu’aux genoux, on ne s’arrête pas toujours pour dire ce qu’on ressent. Mais c’est ainsi que le silence s’installe. On s’occupe de ce qui se voit, et le reste, on le confie à Dieu. Il faut dire que les possibilités de soins et d’accompagnement restent limitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des équipes mobiles d’intervention et de soutien psychosocial existent pourtant. Sont-elles mobilisées dans les quartiers sinistrés ? Les familles savent-elles comment les contacter ? Et que prévoit-on pour les enfants lorsqu’ils retournent à l’école ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’aimerais donc savoir quelle place cet accompagnement aura dans le programme annoncé de 921 milliards. Une cellule d’écoute dans les écoles les plus touchées, avec des personnes formées et des moyens pour orienter les enfants, devrait faire partie de la réponse. Les enseignants, qui sont souvent des sinistrés eux aussi, ont besoin d’être accompagnés pour repérer l’enfant qui ne va pas et savoir vers qui se tourner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans les quartiers, les « bajenu gox » connaissent les familles. Elles pourraient aider à faire le lien, à écouter et à orienter, si on leur en donnait les moyens. Mais il ne faudrait pas, une fois encore, compter sur le dévouement des femmes pour combler les manques des services publics. Cela demande une formation, du temps et une reconnaissance de leur travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne demande pas un psychologue par famille. Je demande seulement qu’on arrête de considérer la santé mentale comme une affaire pour les jours où tout va bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est le jour de la rentrée. La classe est propre. » Elle le sera peut-être ce matin. J’aimerais qu’on se demande aussi comment vont celles et ceux qui viennent s’y asseoir, et qu’on n’oublie pas celles qui n’y reviendront pas.</p>
<div class="simplesocialbuttons simplesocial-round-icon simplesocialbuttons_inline simplesocialbuttons-align-left post-5966 post  simplesocialbuttons-inline-no-animation">
<button class="simplesocial-fb-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="fbshare"  data-ssb-post-id="5966"  aria-label="Partager sur Facebook" data-href="https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fla-classe-est-elle-propre%2F" data-ssb-share-action="popup">
						<span class="simplesocialtxt">Facebook </span> </button>
<button class="simplesocial-twt-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="twitter"  data-ssb-post-id="5966"  aria-label="Partager sur Twitter/X" data-href="https://twitter.com/intent/tweet?text=La%20classe%20est-elle%20propre%20%3F&#038;url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fla-classe-est-elle-propre%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">Twitter/X</span> </button>
<button  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="linkedin"  data-ssb-post-id="5966"  class="simplesocial-linkedin-share" aria-label="Partager sur LinkedIn" data-href="https://www.linkedin.com/sharing/share-offsite/?url=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fla-classe-est-elle-propre%2F" data-ssb-share-action="popup"><span class="simplesocialtxt">LinkedIn</span></button>
<button class="simplesocial-whatsapp-share"  rel="nofollow"  target="_blank"  data-ssb-network="whatsapp"  data-ssb-post-id="5966"  aria-label="Partage WhatsApp" data-href="https://api.whatsapp.com/send?text=https%3A%2F%2Fwarkhatv.com%2Fla-classe-est-elle-propre%2F" data-ssb-share-action="blank"><span class="simplesocialtxt">WhatsApp</span></button>
</div><p>The post <a href="https://warkhatv.com/la-classe-est-elle-propre/">La classe est-elle propre ?</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
