Astou Pierre est décédée après plusieurs mois de soins, à la suite d’une attaque à l’acide sur son lieu de travail à Dakar. Selon ses proches, son ancien compagnon serait l’auteur de l’agression. Ils rapportent des menaces avant l’attaque, puis jusque pendant son hospitalisation, au point de faire surveiller sa chambre.
Sur la base des cas médiatisés depuis le début de l’année 2026 au Sénégal, Astou Pierre est la onzième victime de féminicide recensée. Ce chiffre concerne les cas rapportés dans les médias.
Astou avait une vie, un travail, des proches. Elle avait le droit de quitter une relation et de continuer à vivre.
Les menaces rapportées révèlent une logique de possession : refuser à une femme la liberté de décider pour elle-même. Cette violence doit être nommée et combattue, sans être déguisée en jalousie ou en amour.
La répétition de ces morts engage notre responsabilité collective. La protection des femmes ne peut reposer sur leurs seules épaules ni sur celles de leurs familles. Leur parole doit être entendue, les menaces prises au sérieux et leur sécurité assurée par des mesures concrètes.
Nous voulons que justice soit rendue à Astou. Et que les femmes encore menacées soient protégées avant qu’il ne soit trop tard.


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