La cérémonie officielle de passation de service entre la ministre sortante de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Mme Maïmouna Dièye, et sa successeure, Mme Marie Angélique Mame Selbé Diouf, s’est tenue ce lundi 8 juin à Dakar, en présence des autorités administratives, des partenaires institutionnels et des agents du ministère.
Dans son allocution, la nouvelle ministre a tout d’abord salué le travail accompli par son prédécesseur durant 26 mois, soulignant les avancées enregistrées en faveur des familles, des femmes, des enfants et des personnes vulnérables. Elle a rendu hommage à un engagement constant en faveur de la solidarité nationale et de la cohésion sociale.
Plaçant son action sous le signe de « l’enracinement et de l’ouverture », en référence à la pensée de Léopold Sédar Senghor, Mme Diouf a insisté sur la nécessité de préserver les valeurs fondamentales de la société sénégalaise, notamment la dignité humaine, la solidarité, le respect, la compassion, le travail et la non-violence.
La ministre a, par ailleurs, exprimé sa volonté de rompre avec une logique d’assistanat, tout en maintenant un accompagnement ciblé des populations en situation de vulnérabilité. Selon elle, l’action sociale doit désormais être conçue comme un levier de développement durable et d’autonomisation.
Elle a rappelé que son département s’inscrit dans les grandes orientations stratégiques nationales, notamment l’Agenda Sénégal 2050, le Master Plan 2025-2034 et la Stratégie nationale de développement 2025-2029, dont l’ambition est de bâtir un Sénégal souverain, juste et prospère.
Dans cette dynamique, Mme Diouf a décliné trois programmes majeurs structurant l’action de son ministère : l’autonomisation économique des femmes, la protection sociale des familles et des groupes vulnérables, ainsi que le pilotage et la coordination administrative. Des axes qu’elle estime essentiels pour renforcer le capital humain et promouvoir l’équité sociale et territoriale.
Sous l’impulsion des nouvelles orientations gouvernementales, la ministre entend initier un « changement de paradigme » fondé sur l’efficacité de l’action publique, la transversalité et l’obtention de résultats concrets au bénéfice des populations.
Un appel fort à l’endroit des femmes sénégalaises
Dans un passage marquant de son intervention, Mme Diouf s’est adressée aux femmes sénégalaises de toutes les régions, qu’elle a qualifiées de « piliers de la Nation » et d’« héritières de figures historiques de résistance et de courage ».
Elle a appelé à une mobilisation collective contre les violences faites aux femmes, les mutilations génitales féminines et toutes les formes d’inégalités persistantes, tout en mettant l’accent sur la prévention et l’action anticipative.
S’adressant aux femmes entrepreneures, étudiantes, mères et travailleuses, elle a affirmé que leur autonomisation constitue « un investissement pour la prospérité nationale et la justice sociale ». Elle a également souligné le rôle stratégique des femmes de la diaspora dans la dynamique de développement économique du pays.
Selon la ministre, les financements publics doivent davantage être orientés vers des investissements productifs afin de soutenir la souveraineté économique et renforcer la contribution des femmes à la croissance nationale.
À l’endroit des populations vulnérables, Mme Diouf a pris l’engagement de garantir qu’aucun citoyen ni aucun territoire ne soit laissé en marge de l’action publique, rappelant que la solidarité nationale constitue un droit fondamental.
Enfin, la ministre a exprimé sa gratitude au chef de l’État et au Premier ministre pour la confiance placée en elle, tout en saluant le soutien de sa famille et de ses anciens collaborateurs.


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