Le Code de la famille, tel qu’il existe aujourd’hui dans de nombreux pays d’Afrique, dont le Sénégal, demeure un espace de cristallisation des inégalités de genre. Souvent hérité de compromis entre droit coutumier, droit religieux et droit civil colonial, il continue de renforcer un ordre patriarcal qui invisibilise, contrôle et subordonne les femmes.
Ce débat était essentiel. Parce que la famille, lieu présenté comme sacré, est aussi un lieu de pouvoir, de violences, de résistances et de transformations possibles. Réformer le Code de la famille, c’est refuser que le droit soit le prolongement des oppressions. C’est remettre la justice au cœur de l’intime, et l’égalité au centre du droit.

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