Le commissariat central de Thiès a procédé, le 22 septembre 2025, au déferrement de deux individus au parquet, dans une affaire de viol sur mineure. Les sieurs S. Sow et P. D. Guèye sont accusés d’avoir agressé sexuellement une adolescente de 14 ans.
L’affaire remonte au 12 septembre 2025, lorsque dame N. F. Sène a déposé une plainte au commissariat central contre les deux suspects pour le viol de sa fille, A. Faye, âgée de 14 ans. Face aux enquêteurs, la mère de la victime avait expliqué avoir remarqué, depuis plusieurs jours, un changement d’humeur et une attitude belliqueuse chez sa fille, ce qui l’avait alertée. Lors de son audition, A. Faye a précisé que S. Sow, habitant la même maison qu’elle, profitait des absences de sa mère pour l’attirer dans une chambre et la contraindre à des rapports sexuels.
Victimes de violences sexuelles, elles sont souvent réduites au silence, ignorées, et privées de justice. Le viol, loin d’être un acte isolé ou accidentel, est une forme de domination brutale enracinée dans les inégalités de genre, la culture du silence et l’impunité.
Le viol n’est pas seulement une atteinte physique. C’est un traumatisme psychologique profond qui peut marquer à vie. Dépression, stress post-traumatique, isolement, idées suicidaires… Les séquelles sont nombreuses et durables. Et trop souvent, la victime est accusée, stigmatisée, voire rejetée par sa propre famille ou communauté.
Dans de nombreux pays, les agresseurs ne sont pas poursuivis. Pire encore, certaines lois protègent implicitement les violeurs, ou permettent d’éviter la prison s’ils épousent leur victime. Ces systèmes judiciaires défaillants ou complices nourrissent une culture d’impunité où les violences sexuelles deviennent presque « normales ».
Face à cette crise, la société doit réagir. Il faut éduquer les garçons au respect, renforcer les lois, protéger les victimes, offrir des services de soutien psychologique et juridique, et surtout, écouter et croire les filles qui osent parler. Le combat contre le viol est un combat pour la dignité humaine.
Les filles ne cessent d’être violées parce que le monde ne les protège pas. Tant que les sociétés continueront à fermer les yeux sur ces violences, elles se répéteront. Il est urgent d’agir, d’éduquer, de légiférer, et de soutenir les survivantes. Car chaque fille a droit à une vie libre, digne, et sans violence.


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