Un lutteur âgé de 36 ans a été interpellé à Yeumbeul Sud dans le cadre d’une enquête portant sur des violences sexuelles signalées par une adolescente de 16 ans, selon des sources proches du dossier. D’après les informations publiées par le journal Libération, la jeune fille affirme avoir subi des abus sexuels répétés.
L’affaire a émergé à la suite d’une plainte déposée par la mère de l’adolescente. Une démarche qui, selon les mêmes sources, n’a pas été immédiate. La famille aurait longtemps hésité à saisir la justice, par crainte de représailles et de pressions sociales. Le mis en cause, âgé de 36 ans, est en effet présenté comme une personne influente et redoutée dans le quartier de Mbawor, un élément qui aurait contribué à installer un climat de silence autour des faits dénoncés.
Ce contexte illustre une réalité bien connue des affaires de violences sexuelles : le coût élevé de la parole, en particulier lorsque l’auteur mis en cause bénéficie d’un statut social ou d’une forme de protection informelle dans son environnement.
Face aux inquiétudes de la famille, l’intervention de relais communautaires, appuyés par les forces de sécurité, a permis d’instaurer un minimum de garanties. La jeune fille a ainsi pu être prise en charge et conduite au centre de santé de Yeumbeul le 17 décembre dernier pour des examens médicaux.
Les conclusions médicales font état de lésions hyménéales multiples ainsi que d’une béance vulvo-vaginale, des éléments qui orientent les enquêteurs vers l’hypothèse de viol répétées. L’adolescente affirme avoir subi ces agressions à trois reprises, dans des lieux distincts.
Interpellé par les forces de l’ordre, l’homme mis en cause conteste les faits qui lui sont reprochés. Lors de son audition, il a nié l’ensemble des accusations. L’enquête se poursuit afin d’établir les responsabilités et de faire la lumière sur les faits signalés.
La lutte contre les violences sexuelles ne peut se limiter à des réactions ponctuelles. Elle suppose une justice réellement accessible, une prise en charge effective et protectrice des victimes, et une mobilisation collective pour que la réputation, l’influence ou la notoriété ne pèsent jamais plus lourd que l’intégrité et la dignité des filles et des femmes.


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