Un homme a été arrêté puis déféré au parquet pour viols répétés sur une enfant de moins de 13 ans, des faits commis par une personne exerçant une autorité directe sur la victime.
L’agresseur est un membre de sa famille proche, à qui la garde de la fillette avait été confiée après le décès de sa mère, dans un contexte de grande précarité. Placée sous sa responsabilité, l’enfant vivait dans des conditions marquées par la promiscuité et l’absence de protection. Cette situation, loin d’être anodine, révèle les défaillances structurelles qui exposent de nombreuses filles aux violences sexuelles, en particulier lorsque la famille et la communauté ne disposent pas de mécanismes de vigilance et de soutien.
Profitant de sa position d’adulte et de tuteur, l’agresseur a exercé des violences sexuelles répétées sur l’enfant. Ces violences relèvent de l’inceste et d’un abus de pouvoir caractérisé.
Contrairement à certains récits médiatiques qui tentent d’évoquer des circonstances personnelles ou conjugales, il est essentiel de rappeler une vérité fondamentale : le viol d’un enfant est un crime, jamais une conséquence de contexte, de promiscuité ou de prétendue frustration masculine.
L’enfant a longtemps subi ces violences en silence, comme c’est le cas pour tant de victimes mineures. C’est grâce à l’écoute attentive d’un adulte dans son centre de formation qu’elle a pu être crue, soutenue et accompagnée dans la révélation des faits.
Alertées, les autorités ont engagé une procédure, et un examen médical a confirmé les violences sexuelles. Lors de son audition, l’agresseur a reconnu les faits tout en cherchant à en détourner la responsabilité vers son épouse — un discours typique de la culture du viol, qui banalise les violences sexuelles et tente de les excuser par des comportements féminins.
Cette stratégie de justification doit être clairement dénoncée : la responsabilité est entière, individuelle et exclusivement celle de l’agresseur.


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