Le Sénégal franchit une étape historique dans le domaine de la santé. L’Hôpital général Idriss Pouye de Dakar est devenu le tout premier établissement d’Afrique de l’Ouest à réaliser avec succès l’implantation de pacemakers sans sonde. Cette intervention de haute précision a été menée par une équipe de rythmologues sénégalais, sous la supervision du Professeur Eloi Marijon.
Une révolution technologique au service du cœur
Contrairement aux pacemakers traditionnels qui nécessitent un boîtier sous-cutané et des sondes reliées au cœur, cette technologie de dernière génération repose sur un dispositif totalement miniaturisé en forme de capsule.
Introduit par la veine fémorale grâce à une technique peu invasive, le stimulateur cardiaque est directement fixé à l’intérieur de la cavité cardiaque. Il offre des avantages considérables :
Invisible et confortable : Aucun boîtier n’est apparent sous la peau, éliminant ainsi les cicatrices et le risque de complications liées aux sondes.
Haute efficacité : Le dispositif est spécifiquement conçu pour traiter les troubles du rythme cardiaque particulièrement lents responsables de syncopes.
Grande longévité : La batterie du dispositif affiche une durée de vie remarquable, estimée à environ 20 ans.
Le Sénégal, hub académique de la cardiologie francophone
Cet exploit médical s’inscrit dans une dynamique de formation et de rayonnement régional. L’opération a été réalisée en marge d’un séminaire lié au Diplôme Universitaire de stimulation cardiaque, une formation académique de référence hébergée par l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.
Depuis son lancement en 2017, ce programme unique a permis de former près de 50 cardiologues issus de nombreux pays d’Afrique noire francophone, renforçant ainsi l’autonomie et l’expertise médicale à l’échelle du continent.
Un espoir pour les patients et un appel aux décideurs
Au-delà de la prouesse technique, la mission a eu un impact direct et immédiat : sept patients ont pu bénéficier gratuitement de cette intervention innovante.
Forts de ce succès, les professionnels de santé plaident désormais auprès des autorités publiques pour faciliter l’accès et le financement de cette technologie de pointe, afin d’en faire profiter un plus grand nombre de malades à travers le pays.


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