À Dakar, la capitale sénégalaise, le cancer de la prostate poursuit sa progression inquiétante. Plus de 200 cas ont été enregistrés entre septembre 2024 et septembre 2025 dans cinq grands hôpitaux de la ville. C’est ce que révèle une enquête parue ce lundi dans les colonnes du journal L’Observateur.

En l’absence de données consolidées sur cette maladie, l’Association sénégalaise d’urologie a mené sa propre enquête. L’étude a été conduite dans plusieurs structures sanitaires de la capitale : l’Hôpital Principal de Dakar, l’Hôpital Abass Ndao, l’Hôpital général Idrissa Pouye, l’Hôpital de Pikine ainsi que le Centre de santé de Ngor.

D’après le professeur agrégé et urologue, le médecin colonel Racine Kane (interrogé par L’Observateur), le nombre annoncé ne représente qu’une infirme partie des chiffres qui devraient être recensés. « Il ressort qu’il a plus de 200 cas recensés sur une année.

Si la pudeur pousse encore de nombreux hommes à éviter la consultation, comme le déplore l’expert, l’ignorance autour du cancer, ajoutée au manque de moyens financiers, éloigne encore davantage les patients des structures de santé.

Pour rappelle ; la gêne n’est pas le seul obstacle : la méconnaissance des signes précoces du cancer, ainsi que le manque de moyens financiers, éloignent encore davantage les patients des structures de santé.

Ces retards de consultation expliquent pourquoi la majorité des cas sont détectés à un stade avancé, lorsque la maladie est plus difficile et plus coûteuse à traiter.

C’est dans ce sillage ,  que le  professeur d’urologie a enfin invité les hommes âgés de 45 à 75 ans, plus exposés à la maladie, à se faire consulter au moins une fois par an, assurant que le cancer de la prostate peut être traité par chirurgie ou radiothérapie, quand il est découvert tôt.

En d’autre termes , pour les urologues, il est impératif d’intensifier les campagnes de prévention, notamment auprès des hommes de plus de 50 ans, particulièrement exposés. Le dépistage précoce, simple, rapide et abordable, peut sauver des vies.

Alors que l’espérance de vie augmente et que les maladies non transmissibles progressent, le cancer de la prostate risque de devenir encore plus fréquent dans les années à venir.

D’où l’importance d’un message clair :
se faire dépister n’est pas un signe de faiblesse, mais un acte de prévention essentiel.

khady Ba

View all posts

Add comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *