À Mbour, une femme a été battue sauvagement par son mari.
Son seul “crime” : avoir refusé de couvrir un vol et avoir demandé que la vérité soit réparée. La scène s’est déroulée devant leur enfant.

Les faits se sont produits le 29 décembre dernier dans le quartier Falokh. Selon les informations rapportées par L’Observateur, un commerçant a constaté la disparition de son téléphone Samsung A05 peu après le passage de P. Seck dans sa boutique. Dans un premier temps, l’épouse du suspect avait pris sa défense, écartant toute implication de son mari.

Cependant, la situation bascule lorsque L. Dièye découvre l’appareil volé, accompagné de sa pochette distinctive, soigneusement dissimulé à leur domicile. Elle tente alors de convaincre son mari de restituer le téléphone à son propriétaire. Une initiative qui va déclencher une violente réaction.

Pris de colère, P. Seck se serait acharné sur son épouse, la frappant brutalement sous les yeux de leur enfant et la menaçant de mort si elle révélait les faits. Malgré les violences subies et son état physique marqué, la victime décide de briser le silence. Elle informe le boutiquier avant de saisir la gendarmerie.

Une perquisition menée au domicile du couple permettra aux enquêteurs de retrouver le téléphone volé, confirmant ainsi les accusations portées contre le prévenu.

À la barre, P. Seck a contesté les faits, évoquant une machination orchestrée par sa femme, qu’il accuse de vouloir le faire incarcérer. Des déclarations vigoureusement réfutées par L. Dièye, qui maintient sa version des faits : « Je n’ai fait que dire la vérité ».

La partie civile a réclamé la somme de 50 000 francs CFA à titre de dommages et intérêts, tandis que le ministère public a requis une application rigoureuse de la loi. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 29 janvier prochain. En attendant le verdict, le prévenu a été placé en détention.

khady Ba

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