Attrait à la barre du tribunal de Mbour, un homme âgé 25 ans est poursuivi pour détournement de mineure et attentat à la pudeur. Le procureur a requis contre lui cinq ans de prison ferme et 100 000 F CFA d’amende, rapporte L’Observateur.
Les faits remontent au 31 octobre dernier, rembobine le journal : Une adolescente de 16 ans, avait fugué pour rejoindre le mis en cause et avait passé la nuit avec lui sur la terrasse d’un ami. La famille, alertée de sa disparition, avait immédiatement lancé des recherches. Le couple a été retrouvé le lendemain matin « dans le même lit », selon le quotidien du Groupe futurs médias.
Face au juge, le présumé a nié toute relation sexuelle avec la mineure, une version contredite par son ami, entendu comme témoin. La jeune fille, en larmes, a elle-même revu ses déclarations initiales, affirmant avoir agi volontairement par « peur d’être punie chez elle». Toutefois, l’examen médical a confirmé que des rapports sexuels avaient eu lieu.
Pour le parquet, malgré les déclarations de la mineure, la responsabilité du coupable est établie, puisqu’il a gardé l’adolescente toute la nuit, en dépit des recherches menées par ses parents, caractérisant ainsi le détournement. Le verdict est attendu le 25 novembre prochain, conclut L’Observateur.
Lorsqu’une jeune fille fugue, le choc est immense pour la famille. Et quand elle est retrouvée dans une situation qui met en danger son intégrité physique ou psychologique, la question qui revient est souvent : comment en est-on arrivé là ?. Plutôt que de chercher un coupable ou de culpabiliser l’enfant, il est essentiel d’interroger notre rôle d’adultes.
Contrairement aux idées reçues, les fugues ne sont presque jamais des réactions capricieuses. Elles sont souvent liées à :des conflits familiaux fréquents, un sentiment de ne pas être comprise, la peur de confier un problème, un manque de communication, une recherche d’affection ou de sécurité ailleurs, des violences verbales, psychologiques ou physiques, parfois tues. Une fugue est un signal de détresse, jamais un acte anodin. Une jeune fille, lorsqu’elle se sent seule, est plus vulnérable aux mauvaises influences :Adultes manipulateurs, relations toxiques, promesses trompeuses, faux amis, recherche de validation affective. L’écoute est la première barrière contre les dangers extérieurs. Mais l’écoute vraie : celle qui ne juge pas et qui accueille ; Créer un espace de confiance : Que la jeune fille puisse dire ce qu’elle vit, même si cela ne plaît pas aux parents. Et oui il faut reconnaitre que : Les adolescentes vivent des émotions intenses : elles ont besoin d’encadrement, pas de minimisation.
Pour terminer Une mineure retrouvée dans une situation dangereuse n’a pas besoin d’être blâmée.
Elle a besoin d’être repris dans un cadre sécurisé, aimée, guidée et accompagnée .Les parents jouent le rôle le plus décisif dans cette protection .La communication, l’écoute, la présence et la vigilance constituent le meilleur rempart contre les risques qui menacent les adolescentes.
source:seneweb


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