Au tribunal d’instance de Mbour, un  pêcheur d’une quarantaine d’années, interpellé pour violences répétées envers sa mère, . Cette dernière décrit un climat de peur permanent au sein du foyer, aggravé par l’alcool, et affirme subir menaces et agressions malgré son soutien constant à son fils. Épuisée et malade, elle a imploré le juge de maintenir son fils  en détention jusqu’à la fin du mois afin d’éviter de nouvelles violences, précisant ne réclamer aucune indemnisation. Malgré une tentative d’intimidation de l’accusé à l’audience, la mère est restée ferme dans sa demande. Le procureur a requis l’application de la loi et le verdict est attendu le 8 janvier.

Cette affaire met en lumière une réalité encore trop souvent passée sous silence : les violences familiales exercées contre les femmes, y compris par leurs propres enfants. À Mbour, le courage d’une mère qui  tranche avec la loi du silence qui enferme de nombreuses mères dans la peur et la culpabilité. En demandant le maintien en détention de son fils, elle ne cherche ni vengeance ni réparation financière, mais simplement la protection de sa vie et de celle des autres membres du foyer.

Son témoignage rappelle que l’amour maternel ne doit jamais servir de prétexte à la tolérance de la violence. Face à l’alcoolisme, aux menaces et aux agressions répétées, cette mère affirme son droit fondamental à la sécurité et à la dignité. L’attitude intimidante de l’accusé à l’audience illustre, une fois de plus, les rapports de domination auxquels les femmes sont confrontées, même dans l’espace judiciaire.

Au-delà de ce cas, ce procès interpelle la société sur la nécessité de renforcer la protection des femmes victimes de violences intrafamiliales et de briser les mécanismes culturels qui banalisent ces actes. La justice est appelée à jouer pleinement son rôle pour envoyer un message clair : aucune forme de violence envers les femmes, quelle qu’en soit l’origine, ne peut être tolérée.

source/seneweb

khady Ba

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