M. Thiam, surnommé « Thiam Balamaissa », 40 ans, fait face à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de sa jeune épouse, Amy Kâ. Le drame s’est produit à Malika, après seulement quatre mois de mariage, dans des circonstances d’une brutalité extrême.
Le 12 novembre 2019, selon L’Observateur, tout bascule lorsqu’un colocataire laisse entendre que la jeune femme aurait une liaison extra-conjugale. Malgré des doutes sur la véracité de ces propos, Thiam, chauffeur au caractère colérique et au passé judiciaire chargé, sombre dans une rage incontrôlable. Après une première nuit de tension, le drame se produit le lendemain.
À la barre, l’accusé a tenté de présenter le décès comme un accident domestique, affirmant qu’il aurait simplement repoussé son épouse, qui se serait cognée sur le lit avant de succomber à une « crise de transe ».
Mais le rapport d’autopsie est formel : Amy Kâ est décédée des suites d’une luxation cervicale et d’une lésion de la moelle épinière, provoquées par un coup violent avec un objet contondant. Le procureur a dénoncé la mauvaise foi de l’accusé, qui aurait également empêché les voisins de porter secours à la victime agonisante.
Les témoignages décrivent un homme colérique, sous l’influence de l’alcool le soir du drame, et ayant déjà exercé des violences répétées sur son épouse. Il est également poursuivi pour détention de chanvre indien, retrouvé lors d’une perquisition dans sa chambre.
Le parquet a requis la réclusion criminelle à perpétuité, estimant que l’intention de donner la mort est évidente au vu de la violence des coups.
La défense plaide pour une requalification des faits en « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », demandant la clémence du tribunal après six années de détention préventive. La mère de la victime s’est, quant à elle, désistée de toute demande d’indemnisation.
Le verdict est attendu le 3 mars prochain, conclut le quotidien du Groupe Futurs Médias.


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