Le Sénégal a renouvelé son engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que dans la lutte contre les violences basées sur le genre à l’occasion d’une session parallèle organisée dans le cadre de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme.
Lors de cette rencontre internationale, la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Maimouna Diéye, a mis en avant la volonté des autorités sénégalaises de consolider les politiques publiques destinées à protéger les femmes et les filles, tout en renforçant leur rôle dans les sphères politique, économique et sociale.
La ministre a rappelé que les violences basées sur le genre demeurent un défi important au Sénégal. Selon les données présentées, près de 31,9 % des femmes âgées de 15 à 49 ans déclarent avoir subi des violences au cours de leur vie. Face à cette réalité préoccupante, le gouvernement poursuit le renforcement de son arsenal juridique et institutionnel afin de mieux prévenir ces violences et d’accompagner les victimes.
Plusieurs initiatives ont ainsi été mises en place, notamment la criminalisation du viol et de la pédophilie, la création de structures spécialisées pour l’accueil et la prise en charge des victimes, ainsi que la formation des forces de défense et de sécurité. Les autorités travaillent également à améliorer les mécanismes de collecte et d’analyse des données afin de mieux orienter les politiques publiques. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation et de prévention sont menées pour lutter durablement contre les violences faites aux femmes.
Au-delà de cette lutte, Maimouna Diéye a également insisté sur l’importance de renforcer la participation des femmes à la vie politique. Elle a notamment évoqué les progrès réalisés grâce à la loi sur la parité adoptée en 2010, qui a permis d’augmenter significativement la représentation féminine dans les institutions, avec plus de 41 % de femmes au Parlement.
La ministre a par ailleurs appelé à lever les obstacles financiers qui freinent encore l’engagement politique des femmes. Elle a plaidé pour le renforcement des capacités des femmes leaders, la mise en place de mécanismes de financement sensibles au genre et une meilleure coordination des initiatives au niveau régional, notamment avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et l’Union africaine.
Selon elle, la participation des femmes à la prise de décision constitue un facteur essentiel pour promouvoir une gouvernance plus inclusive et représentative. Elle permet également d’intégrer davantage les préoccupations des populations dans les politiques publiques, contribuant ainsi à la stabilité sociale et au développement durable.
« Une démocratie qui investit dans le leadership féminin investit dans la stabilité, la gouvernance inclusive et le développement durable », a déclaré la ministre, invitant les jeunes femmes à s’impliquer davantage dans les processus de décision et les fonctions de leadership.
À travers sa participation à la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme, le Sénégal entend ainsi renforcer la coopération internationale et accélérer les actions collectives visant à promouvoir les droits des femmes et à mettre fin aux violences basées sur le genre.


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