L’épisode 42 de la série sénégalaise à succès « Baabel », diffusé ce mardi, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. La séquence montrant l’actrice principale, sous l’emprise d’un maraboutage, tenant son enfant de 2 ans du haut d’un balcon pour le jeter dans le vide a profondément choqué le public.
En effet le théâtre, perçu comme un lieu d’expression, de création et d’émancipation, peut parfois devenir le théâtre… de violences invisibles, surtout lorsqu’il implique des enfants. Derrière les applaudissements et les lumières, certaines pratiques demeurent méconnues, voire ignorées, car elles se déroulent loin du regard du public. Et pourtant, dans les coulisses, de jeunes comédiens peuvent être confrontés à des formes de violences graves : abus psychologiques, pression émotionnelle, exploitation du travail, voire violences physiques ou sexuelles.
La présence d’enfants sur scène, bien que souvent vue comme “mignonne” ou “touchante”, soulève de nombreuses questions éthiques. Trop souvent, les enfants sont traités comme des “petits adultes”, soumis à des exigences de performance inadaptées à leur âge. Répétitions épuisantes, stress intense, peur de décevoir les metteurs en scène ou les parents… Tout cela peut engendrer une souffrance durable. Pire encore, dans certains cas, des abus sont commis dans le silence, couverts par la réputation d’un théâtre ou la peur de briser une carrière prometteuse.
Il faut aussi souligner que certains enfants ne montent pas sur scène par choix personnel, mais sous la pression d’adultes – qu’il s’agisse de parents en quête de gloire ou de professionnels cherchant à exploiter leur talent pour des raisons
économiques ou artistiques. Cette instrumentalisation des enfants nie leur droit fondamental à une enfance protégée, libre et respectée.
Source/ Senenews


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