Selon L’Observateur, le village de Massembé, dans le département de Koumpentoum, est secoué par une rocambolesque histoire de mœurs. Les faits remontent dans l’après-midi du jeudi 6 novembre.

Ce jour, la dame s’était rendue au champ pour la récolte des arachides. Sur place, trois individus se sont présentés à elle avant de déclarer qu’ils sont venus pour l’aider dans son travail. Selon la victime, l’un d’entre eux a sorti un couteau et lui a demandé de se soumettre, à défaut, elle serait tuée, si elle n’obéissait pas. Tentant de se débattre, la victime est malmenée et violée, tour à tour, par ses trois individus.

L’enquête ouverte par les éléments de la Brigade de gendarmerie de Koumpentoum, a permis de mettre la main sur S. Sow le 11 novembre à 17H30.

En fait les violences sexuelles demeurent l’une des formes de domination patriarcale les plus extrêmes, et les viols collectifs en sont une manifestation particulièrement tragique. Derrière les mots souvent utilisés pour décrire ces crimes :« ils se sont relayés sur elle »  se cache une réalité brutale : celle d’une déshumanisation totale, d’un effacement de la volonté, du corps et de la voix de la victime.

Les violences sexuelles collectives ne sont pas des « dérapages », ni des « scènes de groupe » : ce sont des crimes. Les euphémismes employés dans certains récits médiatiques contribuent à occulter la responsabilité des agresseurs et à renforcer une culture du viol encore profondément ancrée dans nos sociétés.
Les mots sont essentiels. Dire viol collectif ou viol en réunion permet de réaffirmer clairement la nature criminelle de ces actes et la grave atteinte à l’intégrité de la victime.

Lutter contre les viols collectifs, c’est refuser toute culture qui transforme un corps en territoire à conquérir. C’est affirmer que la sexualité ne peut exister qu’avec un consentement libre, enthousiaste et réciproque.
C’est aussi un appel à tous et toutes : dénoncer, prévenir, éduquer, transformer.

khady Ba

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