Une femme a été tuée à Diamniadio dans la nuit du 29 au 30 janvier. Son époux a été interpellé et placé en garde à vue. L’enquête judiciaire se poursuit.

Mais derrière les éléments d’enquête, il y a d’abord une réalité humaine : une femme qui accompagnait son mari dans une période de maladie n’est jamais rentrée chez elle.

Selon les informations rapportées, le couple, originaire du Mali et vivant au Canada, séjournait entre le Sénégal et le Mali dans le cadre de recherches de soins pour l’homme, qui souffrait de problèmes de santé.

Elle était présente. À ses côtés. Dans un moment de fragilité.
Ce rôle — accompagner, soutenir, rester — est souvent présenté comme naturel chez les femmes. Il est valorisé, attendu, rarement questionné.

Cette nuit-là, alors qu’ils se trouvaient dans le quartier « Route de Thiès », la situation a dégénéré. Les circonstances exactes sont établies par l’enquête, mais le résultat est connu : la femme qui aidait a perdu la vie.

Dans ce type d’affaires, l’attention se déplace vite vers l’auteur présumé : son état, ses difficultés, le déroulé des faits. Pendant ce temps, celle qui a perdu la vie devient presque secondaire. Or, elle n’est pas seulement “l’épouse de”. Elle était une personne avec une histoire, des liens, une présence au monde. Sa vie ne se résume pas à la violence qu’elle a subie. La manière dont on raconte ces drames compte.
Nommer, décrire, analyser sans effacer la victime, c’est déjà refuser qu’elle disparaisse une deuxième fois dans le récit.

warkhatv

View all posts

Add comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *