Un drame s’est produit ce jeudi après-midi dans la commune de Sédhiou. Une jeune fille âgée de 14 ans a été retrouvée sans vie, pendue dans sa chambre familiale située dans le quartier densément peuplé de Moricounda.

La victime, identifiée par les initiales elle, était une élève qui devait entrer en classe de 6e pour l’année scolaire 2024-2025 dans un établissement de la capitale du Pakao. Selon les informations rapportées par Emedia, les premiers témoignages indiquent que la jeune fille avait préparé le repas familial avant de se retirer dans sa chambre.

C’est peu avant l’appel à la prière de 14 heures que son corps a été découvert. Les circonstances entourant cet événement ne sont pas encore élucidées. Les autorités compétentes ont été saisies et se sont rendues sur les lieux. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de ce décès.

Dans nos sociétés, les filles grandissent souvent dans des environnements où l’on attend d’elles qu’elles se taisent, obéissent, encaissent. La pression sociale, familiale, scolaire ; la peur de ne pas être à la hauteur ; la peur de décevoir ; le harcèlement, les violences sexistes, les abus tus. Tout cela fait partie de leur quotidien.

Mais la santé mentale des filles, on en parle peu. Trop peu. On les juge vite : “capricieuses”, “ingrates”, “rebelles”. Et quand elles crient en silence, personne ne les entend.

Nous devons écouter nos filles, sans jugement.
Nous devons ouvrir des espaces de parole, parler de santé mentale dans les écoles, dans les familles, dans les médias ; Nous devons leur enseigner qu’elles ont le droit de dire non, le droit de demander de l’aide, le droit d’exister pleinement.

Et surtout, nous devons bâtir une société où les filles ne sont pas réduites au silence.

khady Ba

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