À Ngaparou, la douleur reste vive après l’assassinat brutal d’Adja Marème Balla Cissé, couturière d’une quarantaine d’années, tuée dans la nuit du 18 au 19 septembre. Ce week-end, sa dépouille a enfin été remise à sa famille, mais la colère et l’indignation demeurent.
La victime a été retrouvée dans des conditions insoutenables : mains fracturées, poitrine perforée par un couteau, front marqué d’une profonde blessure. Selon les premières constatations, elle aurait été agressée dans sa chambre avant d’être jetée du balcon. Ces violences extrêmes rappellent une réalité trop souvent banalisée : les femmes continuent d’être les premières cibles de la brutalité et de l’insécurité dans notre société.
Adja Marème n’était pas seulement une couturière respectée, elle était aussi une femme engagée, appréciée par sa communauté. Son meurtre met une fois de plus en lumière la vulnérabilité des femmes, même dans des espaces censés être sûrs comme leur propre maison.
Aujourd’hui, l’enquête se poursuit et aucune arrestation officielle n’a encore été confirmée. Mais au-delà de la procédure judiciaire, les habitants – et particulièrement les femmes – réclament des actions concrètes : plus de sécurité, une meilleure protection et surtout une justice ferme pour que ces crimes cessent de se répéter dans le silence.
À Ngaparou, comme ailleurs, les femmes refusent d’être réduites au statut de victimes invisibles. La mémoire d’Adja Marème Balla Cissé doit devenir un symbole, un appel à protéger la vie et la dignité des femmes, et à faire de la lutte contre les violences basées sur le genre une priorité nationale.
Source/seneweb


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