Au village de Kadam, dans le département de Diourbel, un cultivateur quinquagénaire, a été arrêté et placé à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) pour détention illégale d’armes à feu et menaces de mort à l’encontre de sa première épouse.
D’après le récit de L’Observateur, l’incident a débuté par une violente altercation entre les deux épouses , cette dernière ayant proféré des injures à l’encontre de sa coépouse.
Le journal souligne que, au lieu de calmer la situation, le mari s’est rangé du côté de sa deuxième épouse, provoquant la colère des enfants de la première femme, qui ont pris la défense de leur mère.
Fou de rage, il a exhibé une arme à feu et menacé de tuer la première épouse .
Craignant pour la vie de sa mère, l’un des enfants , militaire de formation, a dénoncé son père à la brigade de gendarmerie de Diourbel.
Pour aggraver la situation, souligne la même source, une perquisition au domicile du mis en cause a permis de découvrir deux armes de guerre dans sa chambre. Le cultivateur a affirmé les avoir héritées de son père, mais ne possédait aucune autorisation administrative.
Il a ainsi été arrêté et déféré au parquet de Diourbel. Le quinquagénaire séjourne à la MAC de Diourbel, depuis ce lundi, suite à un mandat de dépôt émis à son encontre, complète le quotidien du Groupe futurs médias.
Ce fait, loin d’être un simple incident domestique, rappelle une fois de plus l’urgence de lutter contre les violences faites aux femmes au Sénégal.
Cette scène de terreur, survenue dans un foyer censé être un espace de sécurité, illustre la fragilité du statut des femmes face à la domination patriarcale et à l’impunité dont bénéficient encore trop d’auteurs de violences conjugales. Quand un homme se sent autorisé à lever une arme sur sa compagne, c’est toute une société qui doit s’interroger : que faisons-nous pour protéger les femmes ?
Face à ce drame, il est temps que la société sénégalaise renforce ses mécanismes de prévention, de protection et de sanction. La violence conjugale ne relève pas de la sphère privée : elle est une question de droits humains et de justice sociale.
Parce qu’aucune arme ne devrait jamais remplacer le dialogue. Parce qu’aucune femme ne devrait craindre pour sa vie dans son propre foyer.


Add comment