Scène inédite et choquante ce jeudi 18 septembre 2025, à la mairie des Parcelles-Assainies. Vers 12 h, une femme tourmentée a tenté de s’immoler par le feu pour mettre fin à ses jours :  Il s’agit de F. F., âgée de 38 ans

Les premiers éléments de l’enquête révèlent que la dame s’était d’abord présentée auprès de M. Faye, l’assistante du maire, pour solliciter une audience avec Djamil Sané. Mais cette dernière lui aurait indiqué que les visites étaient suspendues. 

C’est sur ces entrefaites qu’elle a sorti une bouteille remplie de pétrole qu’elle a versé sur son corps ; Après avoir été conduit au commissariat elle s’explique : « divorcée depuis 2013, abandonnée avec ses enfants, elle aurait perdu son emploi de gérante de restaurant en 2024, à la suite d’un différend judiciaire. »

Dans le silence d’une nuit où la douleur est devenue insoutenable, une femme se tient au bord du précipice, prête à tout pour échapper à la violence invisible qui dévore son cœur. Les mots sont devenus des blessures, les silences des prisons. Son mariage, jadis porteur d’espoir et d’amour, s’est transformé en un champ de guerre émotionnelle où les promesses d’un bonheur partagé se sont volatilisées sous les coups de l’indifférence, des reproches et des humiliations.

Les crises se succèdent, les blessures s’accumulent, mais l’invisible est bien plus lourd à porter que le visible. Chaque jour, elle se perd un peu plus dans un océan de solitude et de souffrance. Le feu, qu’elle allume en un dernier acte de révolte, devient son cri, son dernier appel à l’aide, un geste désespéré pour dire “j’en peux plus”, pour tenter de se libérer d’un fardeau trop lourd à porter.

Mais dans cette quête de liberté, elle oublie que le feu qui consume son corps risque de tout engloutir, y compris ses rêves d’un jour meilleur. Ce n’est pas seulement le corps qu’elle cherche à brûler, mais l’âme emprisonnée dans une relation toxique, étouffante, où l’amour s’est mué en souffrance quotidienne.

Ce geste n’est pas un choix, mais une dernière issue. Et dans l’ombre de cet acte tragique, une question résonne : jusqu’à quel point devons-nous permettre à des vies de s’effondrer avant d’agir ? Jusqu’à quand devons-nous fermer les yeux sur les violences invisibles qui détruisent l’intérieur des êtres humains ?

Source : seneweb

khady Ba

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