Âgé de 24 ans, S. M. Ndiaye comparaît devant la justice pour des faits de viol et de pédophilie. Il est poursuivi pour avoir, selon l’accusation, eu des rapports sexuels non consentis avec N. Ndiaye, une fillette âgée de 12 ans au moment des faits survenus en 2022 à Tivaouane.
La victime affirme que le prévenu l’a trouvée assise dans une chambre du domicile familial vers 20 heures. Il lui aurait alors demandé d’avoir des relations sexuelles avec lui. Face à son refus, il l’aurait projetée sur le lit avant de la violer. « Il m’a forcée. Je n’ai pas crié parce qu’il m’a bâillonnée », a-t-elle déclaré à la barre.
De son côté, S. M. Ndiaye rejette catégoriquement les accusations. Il reconnaît avoir été présent au domicile de la victime la nuit en question, mais nie tout acte répréhensible. « Nous étions ensemble dans la chambre en train de discuter. Elle est sortie brusquement en criant au viol. Je ne l’ai jamais touchée », a-t-il soutenu.
De son côté, A. Fall, la mère de la victime, a affirmé avoir surpris les deux dans une situation compromettante. Elle explique qu’après être rentrée d’un meeting, elle a découvert S. M. Ndiaye dans la chambre, sans éclairage, en plein acte sexuel avec sa fille. « Quand j’ai allumé la torche de mon téléphone, je l’ai vu sur elle, le pantalon baissé jusqu’aux genoux. Il a sursauté et tenté de s’enfuir, mais je l’ai retenu. J’ai été profondément choquée par cette scène », a-t-elle témoigné.
La défense, assurée par Me Faty, a plaidé la relaxe du prévenu au bénéfice du doute. Il a souligné que le certificat médical qui a été versé au dossier atteste une déchirure ancienne de l’hymen. Le procureur a estimé que le prévenu est coupable des accusations et a requis 10 ans de réclusion criminelle.
L’affaire a été mise en délibéré au 10 février 2026.
« Quand une fille est agressée, c’est toute la communauté qui est blessée. »


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