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	<title>CONTRIBUTION - warkha Tv</title>
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	<description>Médias féministes n°1 au Sénégal</description>
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	<title>CONTRIBUTION - warkha Tv</title>
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	<item>
		<title>Capitaine Khoudia Ibra Mar : Première femme au sommet des sapeurs-pompiers.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[khady Ba]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 10:21:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un univers historiquement dict&#233; par des codes masculins, certaines trajectoires forcent l&#8217;admiration et redessinent les contours de l&#8217;avenir. C&#8217;est pr&#233;cis&#233;ment le cas de Khoudia Ibra Mar. V&#233;ritable figure de proue des forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233; s&#233;n&#233;galaises, elle s&#8217;est impos&#233;e comme une pionni&#232;re absolue au sein de la Brigade Nationale des Sapeurs-Pompiers (BNSP). [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Dans un univers historiquement dicté par des codes masculins, certaines trajectoires forcent l&#8217;admiration et redessinent les contours de l&#8217;avenir. C&#8217;est précisément le cas de Khoudia Ibra Mar. Véritable figure de proue des forces de défense et de sécurité sénégalaises, elle s&#8217;est imposée comme une pionnière absolue au sein de la Brigade Nationale des Sapeurs-Pompiers (BNSP). Première femme sous-officier, puis première femme officier de ce corps d&#8217;élite, son parcours est un symbole de compétence, de courage et de leadership qui inspire toute une génération.<br>Un parcours militaire placé sous le signe de l&#8217;excellence<br>Khoudia Ibra Mar n&#8217;a pas seulement gravi les échelons ; elle a tracé un chemin là où il n&#8217;y en avait pas. En devenant la première femme sous-officier, puis en accédant au rang d&#8217;officier de la BNSP, elle a méthodiquement brisé les plafonds de verre les plus rigides du secteur militaire sénégalais.<br>Son ascension n&#8217;est pas le fruit du hasard, mais celui d&#8217;une rigueur de chaque instant. En prouvant sur le terrain que les femmes possèdent toutes les aptitudes nécessaires pour exceller dans les opérations de secours à haut risque et le commandement d&#8217;hommes, elle a ouvert la voie à une intégration plus juste et durable des femmes au sein des forces armées du pays.<br>Le sens du commandement opérationnel : de Mbour à Thiès<br>L&#8217;histoire de Khoudia Ibra Mar s&#8217;écrit avant tout sur le terrain, là où les décisions sauvent des vies. Avant d&#8217;accéder aux plus hautes responsabilités, c&#8217;est en tant que lieutenant à Mbour qu&#8217;elle marque les esprits. Elle s&#8217;y distingue par une gestion exemplaire des risques et un travail de fond crucial : la modernisation et la cartographie du réseau des bouches d&#8217;incendie de la commune, un outil vital pour l&#8217;efficacité des secours.<br>Fort de ses succès, son leadership l&#8217;amène ensuite à marquer l&#8217;histoire une nouvelle fois en devenant la première femme à diriger une compagnie d&#8217;incendie et de secours. Propulsée à la tête de la zone de Thiès, elle assume le commandement de quatre centres de secours majeurs :<br>La grande compagnie de Thiès<br>Le centre de Tivaouane (Tao)<br>Le centre de Mbour (Mairie)<br>Le centre secondaire de Popenguine (Handball)<br>Sous ses ordres, des centaines de soldats du feu veillent au quotidien sur la sécurité des populations, sous une direction ferme et respectée.<br>Entre rigueur des casernes et équilibre de vie<br>Au-delà de ses exploits en uniforme, Khoudia Ibra Mar est régulièrement citée en exemple dans les médias sénégalais pour sa dimension humaine. Elle incarne la possibilité de concilier les exigences extrêmes d&#8217;un commandement militaire — qui demande une disponibilité et un stress de chaque instant — avec une vie de famille épanouie.<br>Ce double rôle, qu&#8217;elle assume avec autant de fierté que de discrétion, fait d&#8217;elle un modèle de résilience. Elle prouve qu&#8217;exercer l&#8217;autorité et manager des situations de crise n&#8217;enlève rien aux autres facettes de la vie d&#8217;une femme, redéfinissant ainsi les standards de la réussite au féminin dans le Sénégal moderne</p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/capitaine-khoudia-ibra-mar-premiere-femme-au-sommet-des-sapeurs-pompiers/">Capitaine Khoudia Ibra Mar : Première femme au sommet des sapeurs-pompiers.</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Sa tête rasée.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 09:35:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
		<category><![CDATA[CONTRIBUTION]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soyons clairs : ce n'est pas elle qu'on a attaquée. Enfin, si c'est elle, mais ce n'est pas à cause d'elle. Si à sa place il y avait eu une autre femme, les cheveux longs auraient été trop séducteurs pour une ministre. Les cheveux colorés auraient été trop frivoles. Le voile aurait été trop religieux. La jupe trop courte ou la tenue trop sévère.Et si par malheur elle avait osé porter “du bleu sur du bleu”, on lui aurait déjà demandé de changer sa garde-robe. Il y aurait eu quelque chose. Il y a toujours quelque chose. Parce que ce n'est jamais vraiment la coiffure. C'est la femme. C'est le fait d'être une femme dans un espace de pouvoir.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelque part dans le monde, une femme vient d&#8217;être nommée à un poste de responsabilité. Elle n&#8217;a encore présenté aucun programme. Elle n&#8217;a pas encore eu le temps de poser un seul dossier sur son bureau. Et pourtant, le procès a déjà commencé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On commente sa coiffure. Son poids. Ses vêtements. La forme de son corps. Tout ce qui entoure sa fonction devient soudain plus intéressant que sa fonction elle-même. C&#8217;est fascinant, non ? Presque comique, si ce n&#8217;était pas aussi grave.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela s&#8217;est passé cette semaine. Cela s&#8217;est passé l&#8217;année dernière. Cela se passera le mois prochain. Parce que ce n&#8217;est pas un incident isolé. C&#8217;est une habitude. Un réflexe. Un système si profondément enraciné dans nos sociétés que nous ne le remarquons même plus. Nous avons fini par accepter comme une évidence qu&#8217;une femme soit regardée d&#8217;abord comme un corps avant d&#8217;être entendue comme une voix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Sénégal, une ministre a été nommée à la Jeunesse et aux Sports. Elle est arrivée à sa passation de service les cheveux rasés. C&#8217;est tout. C&#8217;est littéralement tout ce qu&#8217;il s&#8217;est passé. Et pourtant, les réseaux sociaux ont pris feu.Pas sur ses vingt ans de carrière en finance, en audit, en gouvernance internationale. Pas sur son passage chez Deloitte, où elle supervisait des missions dans plusieurs pays d&#8217;Afrique. Pas sur sa maîtrise des chiffres, des budgets, des grandes décisions stratégiques. Pas sur la participation des Lions de la Téranga à la Coupe du monde 2026, un Mondial qu&#8217;elle doit gérer en temps réel, quelques jours à peine après sa prise de fonction. Pas sur les Jeux olympiques de la Jeunesse que Dakar s&#8217;apprête à accueillir pour la première fois de l&#8217;histoire sur le sol africain, un chantier colossal qui attend sur son bureau. Non. Sur ses cheveux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soyons clairs : ce n&#8217;est pas elle qu&#8217;on a attaquée. Enfin, si c&#8217;est elle, mais ce n&#8217;est pas à cause d&#8217;elle. Si à sa place il y avait eu une autre femme, les cheveux longs auraient été trop séducteurs pour une ministre. Les cheveux colorés auraient été trop frivoles. Le voile aurait été trop religieux. La jupe trop courte ou la tenue trop sévère.Et si par malheur elle avait osé porter “<strong><em>du bleu sur du bleu”</em></strong>, on lui aurait déjà demandé de changer sa garde-robe. Il y aurait eu quelque chose. Il y a toujours quelque chose. Parce que ce n&#8217;est jamais vraiment la coiffure. C&#8217;est la femme. C&#8217;est le fait d&#8217;être une femme dans un espace de pouvoir. Ce qui s&#8217;est passé cette semaine à Dakar s&#8217;est passé en 2016 à Washington, quand Hillary Clinton voyait chacune de ses tenues décortiquées pendant que ses adversaires masculins discutaient de politique. Cela s&#8217;est passé en France, où pendant des années on a plus commenté le poids de Ségolène Royal ou les tenues de Christiane Taubira que leurs programmes. Cela s&#8217;est passé en Allemagne avec Angela Merkel, raillée pour ses coupes de cheveux invariables pendant seize ans de chancellerie. Cela s&#8217;est passé en Nouvelle-Zélande avec Jacinda Ardern, dont la grossesse en fonction a généré plus de commentaires que n&#8217;importe quelle décision politique. Et sur notre continent  Ngozi Okonjo-Iweala, Aminata Touré, Joyce Banda, Sahle-Work Zewde  aucune n&#8217;a échappé au tribunal de l&#8217;apparence, au moment même où elles portaient les dossiers les plus lourds de leur carrière. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique comme ailleurs, la femme au pouvoir doit toujours comparaître deux fois : une fois devant ses pairs pour ses compétences, et une fois devant l&#8217;opinion pour son corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&#8217;est donc pas une affaire sénégalaise. Ce n&#8217;est pas une question de culture ou de tradition. C&#8217;est la condition universelle de toute femme qui ose prendre de la place&nbsp; partout dans le monde, depuis toujours, avec une constance qui devrait nous alarmer davantage qu&#8217;une coupe de cheveux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit de commenter le corps d’une femme  ne figure dans aucun texte. Il s&#8217;est simplement installé  lentement, silencieusement, de génération en génération  comme une évidence que personne n&#8217;a jamais pensé à contester. On l&#8217;a transmis comme on transmet une langue maternelle : sans l&#8217;enseigner vraiment, sans même le nommer. Les filles ont appris très tôt que leur corps appelait les commentaires. Les garçons ont appris très tôt que commenter le corps des filles était leur droit naturel. Et les deux ont grandi en croyant que c&#8217;était l&#8217;ordre normal des choses. Ce n&#8217;est pas l&#8217;ordre normal des choses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> C&#8217;est l&#8217;ordre construit des choses. Et tout ce qui a été construit peut être défait. Le corps des femmes n&#8217;appartient pas aux femmes,nous disait la Professeure  <strong>Fatou SOW</strong>. C’est un territoire ouvert. Un espace public. Chacun se sent libre d&#8217;y entrer, d&#8217;y poser son regard, d&#8217;y laisser son commentaire. Sans frapper. Sans gêne. Sans la moindre pudeur. Et cette intrusion est si banalisée qu&#8217;elle n&#8217;est presque jamais reconnue pour ce qu&#8217;elle est :Une inspection non consentie. Une violence qui ne porte pas de cicatrices visibles, mais qui s&#8217;accumule, jour après jour, sur le corps et dans l&#8217;esprit de chaque femme qui ose exister dans l&#8217;espace public. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Une femme peut gérer un ministère, négocier un budget de plusieurs milliards, conduire une réforme ou représenter un pays. Pourtant, une partie de la société continue de se croire compétente pour lui expliquer comment elle devrait porter ses cheveux. Comme si son expertise s&#8217;arrêtait mystérieusement à la frontière de son propre corps. Cherchez dans votre mémoire. Cherchez bien. Une polémique nationale sur la coupe de cheveux d&#8217;un ministre masculin. Un débat de fond sur les kilos d&#8217;un chef d&#8217;État. Une vague de commentaires sur la tenue vestimentaire d&#8217;un homme le jour de sa prise de fonction.Vous ne trouverez presque rien. Non pas parce que les hommes échappent à toute critique. Mais parce que leur corps n&#8217;est jamais mis en procès avant leurs idées. Le corps masculin au pouvoir est neutre, invisible, transparent, il est simplement là, sans avoir besoin de se justifier. C&#8217;est lui le standard. C&#8217;est par rapport à lui que tout le reste est jugé. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jugement sur l&#8217;apparence n&#8217;est pas une opinion innocente. C&#8217;est une arme. Une arme de diversion et de décrédibilisation. Elle déplace le terrain  du politique vers l&#8217;esthétique, de la compétence vers la conformité. Elle fonctionne parce qu&#8217;elle oblige la femme ciblée à se défendre sur un terrain qui n&#8217;a strictement rien à voir avec ses fonctions. À consacrer de l&#8217;énergie à une polémique qu&#8217;elle n&#8217;a pas choisie. À justifier son corps avant même de pouvoir justifier ses choix. Et pendant ce temps-là, on ne parle pas de ses idées. C&#8217;est exactement là que réside le calcul. Conscient ou non. Le patriarcat n&#8217;a pas de genre. Il n&#8217;a pas de couleur politique non plus. Des femmes participent activement à ce jugement, ayant si bien intériorisé la norme que certaines  en sont devenues les gardiennes. On n&#8217;appelle pas ça de la violence. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On appelle ça une blague. Une remarque culturelle. Une simple opinion. Mais une femme qui entre dans l&#8217;espace public en sachant que son corps sera disséqué avant que ses mots soient entendus  cette femme subit une violence. Diffuse, invisible, quotidienne. Mais réelle. Elle doit exister en double. Professionnelle ET corps jugé. Compétente ET conforme. Et savoir que n&#8217;importe qui  absolument n&#8217;importe qui peut se permettre de commenter son physique sans ressentir la moindre gêne, parce que la société le lui permet tacitement depuis toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque moment où l&#8217;on s&#8217;apprête à commenter le corps d&#8217;une femme publique , on doit s’arreter  et se demander : est-ce que je ferais ce commentaire sur un homme dans la même position ? Est-ce que ce que je m&#8217;apprête à dire parle de ses compétences ou de son corps ? Est-ce que j&#8217;ai été mandaté par quelqu&#8217;un pour inspecter son apparence ?Si la réponse est non  et elle sera presque toujours non  alors ce commentaire n&#8217;a pas lieu d&#8217;être. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Personne ne vous l&#8217;a demandé. Personne ne vous en sera reconnaissant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Retenez-le.</p>



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		<title>Assemblée Générale 2026 du Réseau des Féministes du Sénégal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[khady Ba]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 14:49:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
		<category><![CDATA[CONTRIBUTION]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le samedi 13 juin 2026, &#224; la Place du Souvenir Africain de Dakar, le R&#233;seau des F&#233;ministes du S&#233;n&#233;gal a tenu son Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale, marquant la cl&#244;ture d&#8217;un cycle de trois ans d&#8217;activisme et l&#8217;ouverture d&#8217;une nouvelle phase avec la mise en place d&#8217;une &#233;quipe de coordination renouvel&#233;e. Cette rencontre a &#233;t&#233; l&#8217;occasion de revenir [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p class="wp-block-paragraph">Le samedi 13 juin 2026, à la Place du Souvenir Africain de Dakar, le Réseau des Féministes du Sénégal a tenu son Assemblée Générale, marquant la clôture d’un cycle de trois ans d’activisme et l’ouverture d’une nouvelle phase avec la mise en place d’une équipe de coordination renouvelée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre a été l’occasion de revenir sur les acquis, de saluer les efforts collectifs et de définir les nouvelles orientations stratégiques du mouvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un bilan marqué par l’ancrage et la visibilité<br>L’équipe sortante a mis en avant les avancées réalisées au cours de son mandat, notamment le renforcement de la présence du réseau dans l’espace public sénégalais et la consolidation de son rôle de porte-voix des femmes et des survivantes de violences. Les anciennes coordinatrices ont insisté sur la continuité du combat féministe, soulignant qu’elles demeurent engagées au sein du collectif malgré la passation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle gouvernance tournée vers l’élargissement des combats<br>La nouvelle équipe de coordination ambitionne de structurer davantage le réseau à travers l’élaboration d’un plan stratégique annuel. Elle entend également renforcer la visibilité médiatique du mouvement et élargir les champs d’action du féminisme en intégrant des enjeux transversaux tels que les dynamiques économiques, les questions environnementales et les effets du changement climatique. La volonté de bâtir des alliances solides avec d’autres organisations de la société civile a également été affirmée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bien-être militant au cœur des priorités<br>Parmi les innovations annoncées, l’intégration de l’art-thérapie a retenu l’attention. Cette approche vise à accompagner les militantes dans la gestion de la charge émotionnelle liée à l’engagement, en favorisant des espaces d’expression et de reconstruction psychologique. Les fondatrices ont rappelé l’importance de la durabilité des engagements et de la préservation de l’énergie militante sur le long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En opérant cette transition dans un esprit de continuité et d’ouverture, le Réseau des Féministes du Sénégal confirme sa volonté de renforcer son impact et d’inscrire durablement son action dans le paysage social et citoyen du pays.</p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/assemblee-generale-2026-du-reseau-des-feministes-du-senegal/">Assemblée Générale 2026 du Réseau des Féministes du Sénégal</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>J’ai grandi sous Wade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 13:05:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
		<category><![CDATA[CONTRIBUTION]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je me demande quelle part de ce vote appartenait réellement à mes idées et quelle part appartenait à mon époque. Quelle part venait de ce que j'avais observé et quelle part venait des récits qui avaient accompagné mon enfance. Des paroles de ma grand-mère. Des conversations du quartier. Des colères de ma génération. Des espoirs déçus de ceux qui avaient cru au Sopi.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Cent ans. Un siècle entier. Une durée qui dépasse&nbsp; l&#8217;âge du Sénégal indépendant et qui épouse, par moments, son histoire. Peu d&#8217;hommes politiques auront occupé aussi longtemps notre paysage politique. Opposant, prisonnier politique, candidat, premier président de l&#8217;alternance, puis figure historique de la vie publique sénégalaise, Abdoulaye Wade a traversé plusieurs générations. Et pour celles et ceux de mon âge, il n&#8217;est pas seulement un ancien président. Il est un morceau de notre enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis née alors qu&#8217;il était déjà une figure centrale du débat politique sénégalais. Quelques années auparavant, il avait été arrêté à la suite des élections contestées de 1988. Le Sénégal traversait alors des moments difficiles. La crise sénégalo-mauritanienne avait provoqué des expulsions massives, séparé des familles et fermé des frontières. L&#8217;état d&#8217;urgence avait été décrété à Dakar. Je ne savais évidemment rien de tout cela. J&#8217;avais zéro an. Mais c&#8217;est dans ce Sénégal-là que j&#8217;ai ouvert les yeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mes premiers souvenirs de politique ne sont pourtant pas ceux des meetings ou des campagnes électorales. Ce sont des souvenirs de maison. Des plats, des bols et des assiettes soigneusement rangés dans le salon de ma grand-mère, avec les portraits d&#8217;Abdou et d&#8217;Élisabeth Diouf imprimés dessus. À cette époque, la politique s&#8217;invitait jusque dans les objets du quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma grand-mère était Walo-Walo. Une vraie. De celles pour qui le Parti socialiste n&#8217;était pas seulement un parti politique mais une histoire familiale. Dans son esprit, comme dans celui de beaucoup de personnes de sa génération dans le Walo, Senghor puis Diouf faisaient partie du paysage naturel du pays. On pouvait critiquer certaines choses, mais on ne remettait pas facilement en question une fidélité construite sur plusieurs décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon père, lui, vivait dans la région&nbsp; de Thiès. Et il croyait en Wade</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le recul, je souris souvent en pensant que leur désaccord racontait presque une géographie politique du Sénégal. D&#8217;un côté, le Walo et ses fidélités socialistes. De l&#8217;autre, Thiès, devenue au fil des années l&#8217;une des terres les plus symboliques du combat mené par Abdoulaye Wade pour l&#8217;alternance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr, aucune région ne vote d&#8217;une seule voix et aucun destin politique n&#8217;est écrit d&#8217;avance par le lieu où l&#8217;on naît. Heureusement. Sinon le Sénégal n&#8217;aurait jamais connu d&#8217;alternance. Mais nos territoires, nos familles et nos générations nous transmettent malgré tout une manière de regarder le monde avant même que nous construisions nos propres opinions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de connaître les programmes politiques, j&#8217;ai d&#8217;abord connu leurs récits. Avant d&#8217;apprendre ce qu&#8217;était la gauche, la droite ou le libéralisme, j&#8217;ai appris qu&#8217;à la même table familiale, ma grand-mère pouvait défendre Diouf avec passion tandis que mon père voyait en Wade la promesse d&#8217;un Sénégal nouveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne le savais pas encore, mais ma conscience politique était déjà en train de se former.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la suite, J&#8217;ai grandi à Pikine, dans un département qui allait devenir l&#8217;un des bastions électoraux du Parti démocratique sénégalais. Je me souviens du député-maire Cheikh Diop traversant lentement le quartier dans sa voiture. Dès que nous l&#8217;apercevions, nous courions derrière en criant : « Sopi ! Sopi ! »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous étions des enfants.Nous courions derrière l&#8217;espoir de quelques pièces de monnaie lancées par la fenêtre. Nous les ramassions sur le sol&nbsp; avec la fierté de ceux qui pensent avoir trouvé un trésor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque Wade remporte l&#8217;élection présidentielle de 2000, j&#8217;ai onze ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme beaucoup d&#8217;enfants de mon âge, je ne mesure pas l&#8217;importance historique de cette alternance après quarante années de pouvoir socialiste. Ce dont je me souviens, en revanche, c&#8217;est de l&#8217;ambiance dans le quartier. Pour certains, c&#8217;était la fête, pour d&#8217;autres, c&#8217;était presque un deuil. Je me souviens de personnes qui pleuraient sincèrement. À l&#8217;époque, cela me paraissait incompréhensible. Comment pouvait-on pleurer après une élection ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&#8217;hui, je comprends mieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui s&#8217;achevait ce soir-là n&#8217;était pas seulement un régime politique. C&#8217;était un monde. Une histoire. Une fidélité de plusieurs décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant que Wade entrait au palais, j&#8217;entrais dans l&#8217;adolescence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pendant qu&#8217;il construisait son pouvoir, je construisais mon regard sur le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je l&#8217;ai vu devenir le symbole de l&#8217;espoir pour toute une génération. Je l&#8217;ai vu incarner le changement. J&#8217;ai entendu son célèbre appel au travail : « <em>Il faut travailler, encore travailler, toujours travailler.</em> » Comme beaucoup d&#8217;enfants, j&#8217;avais retenu la formule bien avant d&#8217;en comprendre le sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais à mesure que je grandissais, quelque chose se fissurait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant longtemps, j&#8217;avais cru, comme beaucoup de Sénégalais, qu&#8217;il suffisait d&#8217;avoir un homme visionnaire à la tête de l&#8217;État pour transformer un pays. Wade avait des idées. Il avait de l&#8217;audace. Il voyait grand. Les infrastructures sortaient de terre, les projets se multipliaient et le discours demeurait celui du changement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis la réalité s&#8217;est imposée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&#8217;ai découvert qu&#8217;un État ne se gouverne pas seul. Qu&#8217;entre la vision d&#8217;un dirigeant et la vie quotidienne des citoyens existent des ministres, des directeurs, des conseillers, des intérêts contradictoires, des calculs politiques, des ambitions personnelles et parfois des renoncements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&#8217;ai compris qu&#8217;il ne suffit pas de rêver un pays pour le transformer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car à mesure que les années passaient, je voyais autour de moi les délestages interminables, les inquiétudes des familles, les étudiants dans la rue, les frustrations qui s&#8217;accumulaient. Je voyais surtout naître un décalage entre les promesses qui avaient porté le Sopi et la réalité vécue par une partie de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le recul, je ne crois pas que ce décalage soit propre à Wade. Il accompagne souvent les longues expériences du pouvoir. Les mouvements qui arrivent portés par l&#8217;espérance finissent parfois par consacrer davantage d&#8217;énergie à préserver leur pouvoir qu&#8217;à poursuivre leur promesse initiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et peut-être est-ce là l&#8217;une des grandes tragédies de la politique : le temps transforme souvent les mouvements de rupture en gardiens de l&#8217;ordre qu&#8217;ils étaient venus contester.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première fois que j&#8217;ai voté à une élection présidentielle, j&#8217;ai voté contre Abdoulaye Wade. Longtemps, j&#8217;ai pensé que ce choix relevait uniquement de mes convictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&#8217;hui, je suis moins catégorique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me demande quelle part de ce vote appartenait réellement à mes idées et quelle part appartenait à mon époque. Quelle part venait de ce que j&#8217;avais observé et quelle part venait des récits qui avaient accompagné mon enfance. Des paroles de ma grand-mère. Des conversations du quartier. Des colères de ma génération. Des espoirs déçus de ceux qui avaient cru au Sopi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car nous ne construisons jamais nos opinions à partir de rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous héritons toujours d&#8217;une histoire avant de produire notre propre lecture du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les années ont passé. J&#8217;ai quitté le regard de l&#8217;enfant, puis celui de l&#8217;étudiante en colère. Je suis devenue journaliste. Je suis devenue féministe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ces deux engagements m&#8217;ont appris quelque chose de fondamental : regarder l&#8217;histoire avec honnêteté exige parfois de dépasser ses propres certitudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette semaine, en lisant les hommages rendus à Wade par plusieurs initiatives à l&#8217;occasion de son centenaire, je me suis surprise à relire son héritage autrement. Et je dois reconnaître une chose. L&#8217;histoire des femmes sénégalaises ne peut être racontée sans Abdoulaye Wade. Je le dis avec d&#8217;autant plus de liberté que je n&#8217;ai jamais été wadiste. Mais les faits demeurent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous sa présidence, le Sénégal a adopté la loi sur la parité, l&#8217;une des réformes démocratiques les plus importantes de notre histoire contemporaine.C&#8217;est également sous son magistère que le principe d&#8217;égal accès des femmes et des hommes aux mandats électifs a été inscrit dans la Constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est sous sa présidence que le Sénégal a connu sa première femme Première ministre, Mame Madior Boye. Que des femmes ont accédé à des fonctions institutionnelles jusque-là largement réservées aux hommes. Que les forces de défense et de sécurité ont commencé à s&#8217;ouvrir davantage aux Sénégalaises. Que le Sénégal a consolidé son engagement en faveur des droits des femmes sur la scène internationale. Ces acquis n&#8217;effacent pas les critiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils n&#8217;effacent ni les désillusions ni les colères qui ont marqué la fin de son pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ils nous obligent à regarder l&#8217;histoire avec honnêteté. Car les grandes figures politiques ne se résument jamais à ce que leurs partisans disent d&#8217;elles. Ni à ce que leurs opposants leur reprochent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cent ans, Abdoulaye Wade est devenu plus qu&#8217;un ancien président. Il est devenu une partie de notre mémoire collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour certains, il restera l&#8217;homme de l&#8217;alternance. Pour d&#8217;autres, celui des promesses inachevées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, il restera surtout le président sous lequel j&#8217;ai grandi. Celui qui a accompagné mon passage de l&#8217;enfance à l&#8217;âge adulte. Celui que j&#8217;ai d&#8217;abord regardé avec les yeux d&#8217;une enfant, puis avec ceux d&#8217;une citoyenne, avant de le relire aujourd&#8217;hui avec ceux d&#8217;une féministe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et peut-être que c&#8217;est cela, au fond, la marque des personnages qui traversent l&#8217;histoire : ils finissent par raconter autant un pays qu&#8217;eux-mêmes.</p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/jai-grandi-sous-wade/">J’ai grandi sous Wade</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le silence ne nous protège pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 17:08:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le samedi pass&#233;, j&#8217;ai eu le privil&#232;ge et l&#8217;honneur de pr&#233;senter le premier livre de notre s&#339;ur f&#233;ministe guin&#233;enne, Aminata Pilimini Diallo : Lettre &#224; ma s&#339;ur. Un livre courageux. Un livre qui oblige &#224; regarder en face quelque chose que nous connaissons toutes, que nous avons toutes vu de pr&#232;s ou de loin, et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Le samedi passé, j&#8217;ai eu le privilège et l&#8217;honneur de présenter le premier livre de notre sœur féministe guinéenne, Aminata Pilimini Diallo : <em>Lettre à ma sœur</em>. Un livre courageux. Un livre qui oblige à regarder en face quelque chose que nous connaissons toutes, que nous avons toutes vu de près ou de loin, et que nous n’osons pas toujours nommer avec toute sa brutalité : la violence organisée contre les femmes qui parlent&nbsp; peu importe où elles parlent, dans les maisons, dans les institutions ou dans les espaces numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui caractérise Aminata Pilimini Diallo, c’est une constance qui force le respect. Une détermination à continuer malgré la violence. Je ne connais pas, dans ma génération, beaucoup de femmes ayant subi un tel niveau d’attaques publiques sur Facebook. À chaque prise de parole sur les droits des femmes, les attaques déferlent : insultes, montages diffamatoires, photos truquées, menaces de viol, menaces de mort. Et malgré tout, elle revient. Toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je veux préciser ici une chose importante : il ne s’agit pas de mesurer le courage des femmes. Nous réagissons toutes différemment à la violence. Se retirer pour protéger sa santé mentale est légitime. Fermer sa plateforme aussi. Il n’y a aucun jugement dans cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette constance reste remarquable. Et en préparant cette présentation, une question s’est imposée à moi : pourquoi une telle violence ? Pourquoi cette intensité, cette régularité, cette organisation ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est simple.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elle n’est pas attaquée parce que c’est elle. Elle est attaquée parce que c’est une Femme qui ose dire Non.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons tendance à parler du harcèlement en ligne comme d’un phénomène spontané : des trolls isolés, des comportements individuels, des personnes frustrées derrière leurs écrans. Cette lecture est fausse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que documente <em>Lettre à ma sœur</em>, c’est un système. Un mécanisme qui se réactive presque automatiquement chaque fois qu’une femme occupe l’espace public avec une parole qui dérange l’ordre patriarcal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle parle de l&#8217;excision dont elle a été victime&nbsp; les attaques surgissent. Elle dénonce un mariage forcé, les attaques surgissent. Elle soutient une victime de viol&nbsp; les attaques surgissent. Le déclencheur change. Le mécanisme, lui, reste identique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La logique du patriarcat est simple : l&#8217;espace public appartient aux hommes. La parole légitime est masculine. Toute femme qui prend cet espace, qui élève la voix, qui refuse le silence&nbsp; devient une menace à ramener à l’ordre. Et dans le monde numérique, les outils pour cela sont nombreux, accessibles, et largement impunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sujet change. Le mécanisme reste le même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ce mécanisme ne connaît pas de frontières. Qu’il vise une femme en Afrique de l’Ouest ou en Amérique du Nord, il obéit à la même logique : rappeler aux femmes que la parole publique a un prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&#8217;abord, la disqualification personnelle. On ne répond pas aux arguments&nbsp; on attaque la femme. On la traite de frustrée, de célibataire aigrie, de laide, d&#8217;hystérique. On veut convaincre tout le monde qu’une femme qui dérange ne mérite pas d’être écoutée. Féministe moche. Vieille célibataire. Femme qui hait les hommes. Ces étiquettes ne cherchent pas à débattre elles cherchent à discréditer avant même que la discussion commence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite vient la fabrication de fausses preuves. Sa photo truquée et collée sur des corps dégradants. Des citations inventées. Des captures d&#8217;écran sorties de leur contexte et diffusées massivement. On construit une version alternative et infamante de la militante&nbsp; et on la fait circuler à une vitesse que le droit à la réponse ne pourra jamais rattraper.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis les menaces directes. Le viol promis. La mort annoncée. L&#8217;exposition menaçante de sa vie privée. Ces menaces ont un effet double et calculé : elles visent Aminata, oui&nbsp; mais elles visent aussi toutes les femmes qui la lisent, qui l&#8217;observent, qui hésitent encore à parler. Elles disent à chacune d&#8217;entre elles : regarde ce qui arrive à celle qui parle. Tu veux vraiment parler ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et enfin&nbsp; le plus insidieux, le plus douloureux&nbsp; la mobilisation des femmes contre les femmes. Parmi les plus virulents détracteurs, il y a aussi des femmes. Des femmes qui se réjouissent de la voir tomber. Des femmes qui partagent les contenus diffamatoires. Des femmes qui, conditionnées par des années de patriarcat intériorisé, ont appris que leur survie sociale dépend de leur conformité aux normes&nbsp; et qui voient dans la féministe non pas une libératrice, mais une menace à leur équilibre fragile. Ce phénomène ne mérite ni condescendance ni condamnation. Il mérite d&#8217;être compris pour ce qu&#8217;il est : le signe le plus éloquent de la profondeur avec laquelle le patriarcat a colonisé nos imaginaires, y compris les nôtres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut changer le nom, le pays, le visage : le mécanisme reste le même.Et c’est précisément pour cela que ce livre nous concerne toutes.Chaque journaliste qui s’est autocensurée après des menaces.Chaque militante qui a fermé son compte pour retrouver un peu de paix.Chaque femme qui a préféré se taire après avoir vu ce qui arrivait aux autres. Toutes ont payé le même prix : l’impôt du silence imposé par la peur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui transforme ces violences en système, c’est l’impunité.Des lois existent. Mais entre l’existence d’une loi et son application, il y a souvent un gouffre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre le montre avec une ironie presque absurde : celle qui subit des années de harcèlement se retrouve convoquée, pendant que les auteurs de menaces et de campagnes diffamatoires continuent leur vie sans conséquence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le silence ne nous protège pas », écrivait Audre Lorde.Et l’ordre patriarcal le sait très bien.Mais le silence ne fait pas que ne pas nous protéger. Il nous prive toujours de quelque chose : d’un espace, d’une parole, d’une possibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abandonner un espace parce qu’on nous en a chassées, c’est accepter qu’une limite soit imposée à notre liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne devrions pas avoir à admirer la résistance d’une femme au harcèlement comme nous admirons un exploit. Nous devrions vivre dans un monde où cette résistance n’est pas nécessaire. Où une femme peut défendre les droits des femmes sans déclencher une mobilisation destinée à la faire taire</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce monde-là n’existe pas encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais chaque femme qui continue de parler agrandit un peu l’espace des autres.</p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/le-silence-ne-nous-protege-pas/">Le silence ne nous protège pas</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>400 divorces à Dakar : l ’« étude » trompeuse devenue virale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 09:56:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
		<category><![CDATA[CONTRIBUTION]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>400 divorces par mois &#224; Dakar. 80 % demand&#233;s par des femmes. En quelques heures, ces chiffres ont fait le tour des r&#233;seaux, puis des m&#233;dias, puis des conversations. Ils ont &#233;t&#233; repris, comment&#233;s, interpr&#233;t&#233;s, comme une v&#233;rit&#233;. Mais le v&#233;ritable choc n&#8217;est pas dans les chiffres : il est dans la mani&#232;re dont nous [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">400 divorces par mois à Dakar. 80 % demandés par des femmes. En quelques heures, ces chiffres ont fait le tour des réseaux, puis des médias, puis des conversations. Ils ont été repris, commentés, interprétés, comme une vérité. Mais le véritable choc n&#8217;est pas dans les chiffres : il est dans la manière dont nous les recevons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout s&#8217;est passé très vite. Une infographie apparaît, circule, s&#8217;impose, et presque immédiatement les explications arrivent : crise du mariage, dérive sociale, femmes qui « demandent trop ». Certaines voix pointent le féminisme, présenté comme une influence qui pousserait les femmes à rompre plus facilement. Au milieu de ce flot d&#8217;interprétations, une question élémentaire reste pourtant absente : d&#8217;où viennent ces chiffres ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;infographie mentionne l&#8217;IRD et l&#8217;Association des femmes juristes du Sénégal (AJS), deux institutions reconnues dont les noms suffisent à produire de la crédibilité. Et pourtant, aucun rapport n&#8217;est cité, aucune date n&#8217;est indiquée, aucune méthodologie n&#8217;est présentée, aucun lien ne permet de vérifier. J&#8217;ai donc vérifié : aucune étude récente de l&#8217;IRD ne correspond à ces données ; du côté de l&#8217;AJS, le dernier travail sur la question remonte à 2025 et ne correspond en rien aux chiffres diffusés, et l&#8217;association confirme qu&#8217;aucune étude conjointe IRD–AJS n&#8217;a été menée en 2026. Autrement dit : la source affichée n&#8217;existe pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui circule, ce ne sont pas des résultats scientifiques établis, mais des chiffres sans protocole, sans échantillonnage, sans cadre d&#8217;analyse explicite. Une production dont on ignore les sources, la période d&#8217;observation et les critères de sélection, et qui a pourtant&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">été reprise sans distance, sans vérification. Une infographie suffit à créer un débat ; une source ne suffit pas à le fonder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de cette question de sources, une autre réalité apparaît : plusieurs travaux visant à documenter les divorces dans la région de Dakar existent déjà. Je n&#8217;en citerai ici qu&#8217;un, ancien de plus de vingt ans mais toujours central. En 2003, Philippe Antoine et Fatou Binetou Dial publient le document de travail DT/2003/07, « Mariage, divorce et remariage à Dakar et Lomé ». Ce n&#8217;est pas un visuel ni une approximation, c&#8217;est une recherche fondée sur des enquêtes biographiques menées en 2001 auprès de 1 290 personnes à Dakar, mobilisant des outils statistiques rigoureux pour analyser les trajectoires matrimoniales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses résultats sont clairs : le divorce à Dakar n&#8217;est ni marginal ni récent ; il est fréquent, majoritairement initié par des femmes, et intervient de plus en plus tôt. D&#8217;une génération à l&#8217;autre, le temps avant rupture diminue : quatorze ans, puis onze ans, puis sept ans. Ce que l&#8217;on présente aujourd&#8217;hui comme une révélation existait déjà il y a plus de vingt ans. Surtout, l&#8217;étude ne se contente pas de constater : elle explique, en reliant le divorce à des conditions structurelles:&nbsp; accès au logement, répartition des charges, dépendance économique, organisation du pouvoir au sein du couple&nbsp; et en précisant méthodes, échantillon et temporalité. Un chiffre parmi ceux que l&#8217;infographie ne contient pas, et qui est pourtant le plus puissant : l&#8217;incapacité du mari à assurer un logement autonome multiplie le risque de divorce par 4,2 à Dakar. Ce n&#8217;est pas une question de psychologie conjugale. C&#8217;est une question de conditions matérielles d&#8217;existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui m&#8217;a troublée, à la suite de ces recherches motivées par cette&nbsp; infographie sans source, ce n&#8217;est pas seulement l&#8217;existence de ces travaux, c&#8217;est leur actualité. Les résultats de 2003 restent d&#8217;une pertinence frappante, au point de pouvoir être confondus avec la situation actuelle. Ce n&#8217;est pas une nouveauté, c&#8217;est une continuité : depuis plus de vingt-cinq ans, les mêmes dynamiques persistent, les mêmes déséquilibres, les mêmes tensions. Et pourtant, aucune analyse d&#8217;ensemble n&#8217;est venue les réinterroger en profondeur, aucune réforme structurelle n&#8217;a véritablement repensé l&#8217;institution du mariage pour la rendre plus équitable et durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle ne se transforme pas, il s&#8217;use ; il s&#8217;érode de l&#8217;intérieur, sans qu&#8217;il soit nécessaire d&#8217;invoquer une influence extérieure pour en expliquer les fragilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les commentaires, un chiffre revient avec insistance : « 80 % des demandes de divorce sont initiées par des femmes ». Et la réaction est immédiate. Comme si la manière de formuler l&#8217;information désignait déjà une responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car un chiffre n&#8217;est jamais neutre. La façon de le libeller oriente la perception, parfois même avant toute réflexion. Présenter les femmes comme « demandeuses » peut rapidement les transformer en « coupables », en faisant porter sur elles la recrudescence des divorces, sans interroger ce qui rend ces demandes nécessaires. Ce glissement est d&#8217;autant plus puissant qu&#8217;il paraît anodin : il ne repose pas sur une accusation explicite, mais sur une manière de dire qui suggère déjà une interprétation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce type de cadrage, l&#8217;attention se déplace presque mécaniquement. On ne cherche plus à comprendre pourquoi les mariages se brisent, mais pourquoi les femmes partent. On ne questionne plus les conditions de vie dans le couple, mais la décision de le quitter. Ce renversement est central : il transforme une réalité sociale complexe en comportement individuel à juger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c&#8217;est précisément là que le problème se pose. Car en isolant le geste de demander le divorce de son contexte, on invisibilise tout ce qui le précède : les déséquilibres économiques, les charges assumées de manière inégale, les tensions accumulées, parfois les violences ou les formes de négligence. Le chiffre devient alors un écran plutôt qu&#8217;un outil de compréhension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, ce n&#8217;est pas seulement ce que disent les chiffres qui compte. C&#8217;est ce qu&#8217;ils font dire. Et dans ce cas précis, ils contribuent à déplacer la responsabilité, en la faisant glisser du système vers celles qui en sortent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Refuser ce glissement, c&#8217;est poser la question là où elle doit être posée : dans quelles conditions ces demandes sont-elles formulées ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux de 2003 apportent déjà une réponse : l&#8217;autonomie économique est déterminante. Les femmes salariées ont davantage la capacité de partir ; les femmes en situation de précarité restent davantage, faute d&#8217;alternatives. Ce n&#8217;est pas une question de volonté, mais de possibilité. Ce ne sont pas les femmes les plus satisfaites qui restent mariées, mais souvent celles qui ne peuvent pas partir. Les auteurs le formulaient sans détour : les plus vulnérables parmi les mariées ne divorceront pas. Dire que les femmes demandent le divorce ne signifie pas qu&#8217;elles détruisent le mariage ; cela signifie qu&#8217;elles peuvent, dans certains cas, en sortir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déplacement change tout. Le problème n&#8217;est pas que les femmes partent, mais ce qui les pousse à partir. La question n&#8217;est plus « pourquoi divorcent-elles ? », mais « qu&#8217;est-ce qui rend le divorce nécessaire ? », « qu&#8217;est-ce qui rend le maintien plus difficile que la rupture ? ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, cette séquence médiatique dit moins de choses sur le divorce que sur notre rapport à l&#8217;information : une infographie sans source devient virale, une recherche rigoureuse reste invisible, et entre les deux s&#8217;impose un récit qui transforme des réalités structurelles en responsabilités individuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fatou Binetou Dial, chercheuse sénégalaise à l&#8217;IRD, a enquêté sur le divorce à Dakar en 2001. Elle a collecté des biographies, construit des modèles statistiques, produit des résultats. Ces travaux auraient dû alimenter le débat public depuis vingt ans. Ils auraient dû être la référence à partir de laquelle on mesure l&#8217;évolution du phénomène. Au lieu de cela, une infographie sans date ni protocole a fait, en quarante-huit heures, ce que vingt ans de recherche rigoureuse n&#8217;ont pas réussi à faire : mettre le divorce des femmes dakaroises au centre du débat public. C&#8217;est une bonne nouvelle pour le débat. C&#8217;est une mauvaise nouvelle pour l&#8217;état de notre rapport à la connaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&#8217;est plus l&#8217;institution du mariage qui est interrogée, ce sont les femmes qui refusent d&#8217;y rester. Le véritable enjeu n&#8217;est donc pas de savoir s&#8217;il y a 400 divorces par mois, mais ce que nous faisons de ces chiffres. Les chiffres ne parlent jamais seuls ; ils révèlent surtout ce que nous acceptons&nbsp; ou refusons&nbsp; de regarder.</p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/400-divorces-a-dakar-l-etude-trompeuse-devenue-virale/">400 divorces à Dakar : l ’« étude » trompeuse devenue virale</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Ce que révèle l’or des femmes. par Warkha</title>
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		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 16:11:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
		<category><![CDATA[CONTRIBUTION]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ces derniers jours, un phénomène attire l’attention : sur les groupes de femmes sur<br />
les réseaux sociaux, les annonces pour revendre des bijoux et colliers en or se<br />
multiplient. Des pièces achetées parfois récemment sont remises en circulation.<br />
Officiellement, il s’agit de ventes. En réalité, il s’agit souvent d’un besoin urgent de<br />
liquidité.Cette réalité ne se limite pas aux écrans.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">L’or a de la valeur l’une des vérités les plus universelles et les plus durables. D’où<br>vient cette évidence ? Depuis quand ce métal est-il devenu précieux ? Qu’est-ce qui<br>fonde, au fond, cette valeur que nous lui attribuons ? Autant de questions qui<br>surgissent lorsqu’on décide d’écrire sur l’or. Mais il ne s’agit pas ici d’une étude du<br>métal ni de son histoire, ni de son origine, ni des réalités de celles et ceux qui<br>l’exploitent. Mon propos est ailleurs : observer ses usages, ses significations, ce qu’il<br>représente ou ce qu’on nous apprend à y voir depuis ma position, celle d’une fille<br>issue d’une famille de griots, liée par alliances à des bijoutiers au Sénégal.<br>Dans nos sociétés, l’or est un langage. À travers les grammes que l’on devine au<br>cou, aux doigts ou aux oreilles, se lisent souvent sans être dits l’appartenance<br>sociale, la trajectoire familiale, une certaine idée de la réussite et de la respectabilité.<br>Il accompagne les grandes étapes de la vie: baptêmes, mariages, fêtes religieuses,<br>se transmet, s’offre, se montre. Très tôt, on apprend aux filles à l’aimer. « Une<br>femme doit avoir son or », entend-on.<br>Longtemps, ce bijou précieux a été une affaire de femmes. Aujourd’hui, les choses<br>évoluent : de plus en plus d’hommes en portent, parfois en accumulation. Pourtant,<br>un paradoxe demeure : à Dakar, si les femmes incarnent l’image et la demande, le<br>commerce de l’or reste majoritairement géré par des hommes. Les femmes en sont<br>les principales consommatrices, mais le contrôle économique reste masculin.<br>Dans les cérémonies, l’or devient une mise en scène. Plus on en porte, plus on<br>affirme une présence. La taille et l’abondance des bijoux deviennent une mesure<br>implicite de la « grandeur » sociale. Sur les réseaux sociaux, cette logique se<br>prolonge : faute d’exhiber des liasses, certaines influenceuses exposent l’or, parfois<br>à l’excès. Le bijou devient preuve sociale, démonstration visible de richesse.<br>Mais derrière cette dimension symbolique se cache une autre réalité.<br>Au Sénégal, beaucoup de femmes considèrent que la meilleure manière de<br>conserver de l’argent, c’est d’acheter de l’or. Une épargne tangible, disponible,<br>indépendante des circuits formels. J’ai souvent entendu cette justification : « on<br>achète de l’or pour garder son argent ». Pourtant, cette idée ne tient pas<br>entièrement. Car il y a aussi le plaisir de porter l’or, et le sentiment de respectabilité<br>qu’il confère. L’économique et le symbolique sont indissociables.<br>Mais cette stratégie est-elle réellement sécurisante ?<br>Dans les faits, l’or ne protège pas toujours comme on le pense. Entre l’achat et la<br>revente, les pertes peuvent être importantes. Les prix fluctuent, les marges sont<br>élevées, et l’information circule de manière inégale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, malgré ces limites, l’or continue de jouer un rôle central.<br>Ces derniers jours, un phénomène attire l’attention : sur les groupes de femmes sur<br>les réseaux sociaux, les annonces pour revendre des bijoux et colliers en or se<br>multiplient. Des pièces achetées parfois récemment sont remises en circulation.<br>Officiellement, il s’agit de ventes. En réalité, il s’agit souvent d’un besoin urgent de<br>liquidité.Cette réalité ne se limite pas aux écrans.<br>Un jour, chez un bijoutier, en l’espace de quinze minutes, plusieurs femmes se sont<br>succédé. Elles venaient directement pour revendre leurs bijoux. Chacune avec son<br>urgence. Chacune avec une histoire que l’on devine sans qu’elle soit dite.<br>Derrière ces gestes, il y a des besoins concrets : factures, dépenses quotidiennes,<br>urgences familiales, loyers, frais de santé, soutien aux proches. L’or devient une<br>solution immédiate, parfois la seule. Ce qui était symbole de stabilité devient<br>instrument de survie.<br>Dès lors, la question change de nature.<br>Si les femmes doivent vendre leur or pour couvrir des besoins essentiels, alors l’or<br>est-il vraiment une richesse ou simplement une réserve de crise ?<br>Car vendre son or, c’est aussi se défaire d’un capital symbolique accumulé au fil des<br>années.<br>Et pourtant, il ne s’agit pas seulement de vulnérabilité. Il y a aussi une stratégie :<br>acheter de l’or, c’est anticiper, prévoir, sécuriser, à défaut d’autres outils.<br>L’or est donc les deux à la fois : un symbole culturel puissant et une stratégie<br>économique imparfaite.Mais surtout, un indicateur.<br>Car le véritable baromètre de la cherté de la vie aujourd’hui ne se trouve pas<br>uniquement dans les chiffres.<br>Il se lit dans le nombre de femmes qui revendent leur or.Mais à qui profite réellement<br>ce système d’achat et de revente ?<br>La valeur ne circule pas de manière égale. Entre l’achat d’un bijou et sa revente, ce<br>sont souvent les intermédiaires qui tirent profit marges à l’achat, décotes à la<br>revente, asymétrie d’information. Les femmes, elles, portent le risque. Elles achètent<br>au prix fort, et revendent souvent dans l’urgence, à un prix moindre.<br>Autrement dit, ce que l’on présente comme une stratégie de sécurité peut aussi<br>devenir un mécanisme silencieux de perte de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce système révèle ainsi des rapports économiques plus larges : un marché structuré<br>par des acteurs qui maîtrisent les règles, face à des consommatrices qui naviguent<br>entre besoin, croyance et contrainte.<br>Et si l’or permet de faire face à l’urgence, il ne protège pas des causes profondes de<br>cette urgence. C’est peut-être là que se situe la véritable limite de cette « épargne ».<br>Car tant que les femmes devront transformer leurs bijoux en solutions de survie, l’or<br>restera moins une richesse qu’un révélateur.<br>Un révélateur de la cherté de la vie. Un révélateur des inégalités d’accès aux<br>ressources. Un révélateur, surtout, de la place que nos systèmes économiques<br>laissent ou ne laissent pas aux femmes.</p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/ce-que-revele-lor-des-femmes-par-warkha/">Ce que révèle l’or des femmes. par Warkha</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Même nos pères</title>
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		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 12:21:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
		<category><![CDATA[CONTRIBUTION]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dernier week-end du mois de mars &#224; Dakar, un sit-in f&#233;ministe s&#8217;est tenu, rassemblant des femmes, des activistes et des organisations de la soci&#233;t&#233; civile autour d&#8217;un objectif clair : d&#233;noncer les violences faites aux femmes et exiger des r&#233;formes structurelles pour une meilleure protection de leurs droits. Loin d&#8217;&#234;tre une simple mobilisation symbolique, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Le dernier week-end du mois de mars à Dakar, un sit-in féministe s’est tenu, rassemblant des femmes, des activistes et des organisations de la société civile autour d’un objectif clair : dénoncer les violences faites aux femmes et exiger des réformes structurelles pour une meilleure protection de leurs droits. Loin d’être une simple mobilisation symbolique, cette action s’inscrivait dans une dynamique plus large portée par l’initiative WaxJotNa, qui appelle à des changements concrets dans le cadre légal et institutionnel sénégalais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les revendications portées lors de ce sit-in étaient précises, urgentes et profondément ancrées dans les réalités vécues par les femmes et les filles. Elles rappellent d’abord une donnée alarmante : au Sénégal, une femme sur trois a subi au moins une forme de violence au cours des douze derniers mois.Ces violences s’inscrivent dans un système plus large, où les inégalités entre les femmes et les hommes sont encore renforcées par des cadres juridiques et sociaux. Le Code de la famille, adopté en 1972 et révisé en 1999, contient encore aujourd’hui des dispositions discriminatoires. L’âge légal du mariage n’est pas le même pour les filles et les garçons, l’autorité parentale reste déséquilibrée, la recherche de paternité est limitée, et certaines règles économiques au sein du foyer maintiennent une dépendance structurelle des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute une réalité encore plus brutale : celle des féminicides. De plus en plus de cas sont recensés, médiatisés, partagés. Pourtant, le droit sénégalais ne reconnaît toujours pas le féminicide comme un crime spécifique. Ces meurtres sont traités comme des homicides ordinaires, sans prise en compte de leur dimension genrée. Cette absence de reconnaissance invisibilise une réalité pourtant évidente : des femmes sont tuées parce qu’elles sont des femmes, souvent dans des contextes conjugaux ou familiaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les revendications portées lors de ce sit-in ne se limitaient pas à la dénonciation. Elles proposaient des solutions concrètes : réformer le Code de la famille pour le rendre conforme aux principes d’égalité, reconnaître juridiquement le féminicide, améliorer l’accès à la justice pour les survivantes, autoriser l’avortement médicalisé dans des cas spécifiques comme le viol ou l’inceste, et renforcer les mécanismes de protection et de prise en charge des victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant d’éléments qui montrent que cette mobilisation était structurée, documentée et profondément légitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De toutes ces revendications, de toutes ces urgences, de toutes ces réalités, une&nbsp; partie de l’opinion publique n’a retenu qu’une seule chose : une pancarte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Men are trash, même nos pères ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une phrase sortie de son contexte, amplifiée, et transformée en polémique. Sur les réseaux sociaux et dans certains espaces médiatiques, le fond du message a été relégué au second plan. L’attention s’est concentrée sur la forme, sur le choc, sur la provocation supposée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est parce que cette phrase vient heurter de front un imaginaire profondément ancré dans notre société. En wolof, on dit souvent <strong>« Ku ne góor baax na, sa baay moo tax »</strong>, pour signifier que si l’on reconnaît la bonté d’un homme, c’est en référence à son père&nbsp; comme si certaines figures masculines, notamment paternelles, étaient au-dessus de toute remise en question. Cette sacralisation s’accompagne d’une autre norme : fermer les yeux sur les agissements au sein de la famille, minimiser les violences, protéger l’image plutôt que les personnes. On relativise les coups, on tait les abus&nbsp; y compris à l’égard de nos mères et d’autres membres de la famille parce que<strong> « le linge sale se lave en famille »</strong>. Ce qui relève du privé est ainsi maintenu dans l’ombre, hors du débat public. Or, comme le rappellent les féministes, le privé est politique : ce qui se passe dans la famille n’est pas neutre, ce sont des rapports de pouvoir, des inégalités et des violences qui doivent être combattus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dire<strong> « même nos pères »</strong>, c’est donc rompre avec cette sacralisation. C’est affirmer que personne ne doit être exempt de critique au nom de son statut, et que la réalité des violences ne s’arrête pas aux frontières symboliques que la société tente de protéger. Et cette réalité est loin d’être abstraite. Pas plus tard que le 2 avril 2026, un cas d’inceste a été révélé dans les médias : une fille de 14 ans aurait été abusée à plusieurs reprises par son propre père et son cousin, autrement dit par des hommes de sa propre famille. Ce type de drame, malheureusement, n’est pas isolé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, face à ces faits, que signifie réellement l’indignation suscitée par une pancarte ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déplacement du débat montre à quel point il est plus facile de s’indigner d’une phrase que de se confronter à une réalité. Il montre aussi une forme de résistance collective à entendre ce que disent les féministes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière les critiques, un argument revient sans cesse : « pas tous les hommes, pas tous les papas ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette phrase, devenue presque automatique, fonctionne comme un mécanisme de défense. Elle permet de déplacer la discussion, de recentrer le débat sur les hommes, et d’éviter de questionner les structures qui produisent les violences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les féministes ne parlent pas d’individus isolés. Elles parlent d’un système. Un système dans lequel les violences sont massives, répétées, et profondément enracinées. Un système dans lequel, dans la grande majorité des cas, les auteurs de violences sont des hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappeler cette réalité, ce n’est pas accuser chaque homme individuellement. C’est nommer un phénomène structurel. C’est reconnaître qu’il existe un problème collectif qui dépasse les cas particuliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violences intrafamiliales existent. Les violences sexuelles, y compris les cas d’inceste, existent. Les violences conjugales, les violences psychologiques, les violences économiques existent. Mais elles restent largement invisibilisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que <strong>« le linge sale se lave en famille ».</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette injonction sociale impose de taire les violences, de protéger l’image de la famille, de préserver les apparences. Elle transforme les victimes en gardiennes du silence et protège les agresseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, dire « même nos pères » devient un acte profondément politique. Ce n’est pas une attaque gratuite. C’est une remise en question d’un tabou. C’est une manière de dire que la violence ne vient pas toujours de l’extérieur, qu’elle peut aussi exister là où on s’y attend le moins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi refuser de hiérarchiser les violences en fonction de leur origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que cette polémique révèle, au fond, c’est une difficulté collective à regarder la réalité en face. Et pendant que le débat se focalise sur une pancarte, les violences continuent. Les femmes continuent d’être agressées, harcelées, battues, violées, tuées. Les lois tardent à être réformées. Les victimes continuent de se heurter à des obstacles pour accéder à la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sit-in était un appel à la responsabilité collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si ce qui nous choque le plus reste une phrase, alors peut-être que le problème n’est pas ce qu’elle dit.</p>



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		<title>Mme Martine Ndiaye éclaire la vision et les objectifs du Festival.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[khady Ba]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 16:51:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
		<category><![CDATA[CONTRIBUTION]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors du point de presse tenu aujourd&#8217;hui au Centre Yennenga, Mme Martine Ndiaye, directrice du Festival Films Femmes Afrique, a pr&#233;sent&#233; la vision et les objectifs de l&#8217;&#233;dition 2026 de ce rendez&#8209;vous culturel annuel. Elle a r&#233;affirm&#233; que le festival est pens&#233; comme un espace de visibilit&#233; et de valorisation des voix f&#233;minines dans le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Mme Martine Ndiaye éclaire la vision et les objectifs du Festival" width="1104" height="621"  src="about:blank" data-opt-src="https://www.youtube.com/embed/DjXpDO9DMZs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du point de presse tenu aujourd’hui au Centre Yennenga, Mme Martine Ndiaye, directrice du Festival Films Femmes Afrique, a présenté la vision et les objectifs de l’édition 2026 de ce rendez‑vous culturel annuel. Elle a réaffirmé que le festival est pensé comme un espace de visibilité et de valorisation des voix féminines dans le cinéma africain et de la diaspora, mettant en avant des œuvres qui racontent des parcours de femmes engagées et inspirantes.Mme Ndiaye a souligné l’importance de faire du festival un lieu de rencontres, de dialogue et de réflexion, avec des projections, des débats et des activités dédiées à la formation, afin de renforcer la place des femmes dans l’industrie cinématographique et de susciter une meilleure compréhension des enjeux liés à l’égalité des genres et à l’autonomisation.Le festival, gratuit et ouvert à tous, se veut un outil culturel engagé, capable de donner de la voix à des histoires souvent invisibilisées et de créer des ponts entre artistes, professionnels et public.</p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/mme-martine-ndiaye-eclaire-la-vision-et-les-objectifs-du-festival/">Mme Martine Ndiaye éclaire la vision et les objectifs du Festival.</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Fiscalité en Afrique de l’Ouest : le rôle croissant des femmes dans la souveraineté économique.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[khady Ba]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 11:52:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
		<category><![CDATA[CONTRIBUTION]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#192; travers le th&#232;me &#8220;Femme, politique et souverainet&#233; &#233;conomique en Afrique de l&#8217;Ouest : harmoniser l&#8217;&#233;galit&#233; du genre et la responsabilit&#233; fiscale&#8221;, la Society of Women in Taxation West Africa (SWIT WA) appelle &#224; une refonte des politiques fiscales int&#233;grant pleinement la dimension genre, afin de renforcer la mobilisation des ressources et b&#226;tir des &#233;conomies [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>À travers le thème &#8220;Femme, politique et souveraineté économique en Afrique de l’Ouest : harmoniser l’égalité du genre et la responsabilité fiscale&#8221;, la Society of Women in Taxation West Africa (SWIT WA) appelle à une refonte des politiques fiscales intégrant pleinement la dimension genre, afin de renforcer la mobilisation des ressources et bâtir des économies plus inclusives et durables.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La troisième conférence internationale annuelle de la Society of Women in Taxation West Africa (SWIT WA) a mis en lumière un enjeu central pour les économies ouest-africaines : la nécessité d’intégrer les femmes dans la définition et la mise en œuvre des politiques fiscales pour garantir une véritable souveraineté économique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette rencontre internationale a réuni experts, autorités administratives et les professionnelles de la fiscalité autour d’un constat partagé : sans inclusion effective des femmes, les stratégies de mobilisation des recettes restent incomplètes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au cœur des discussions, la question de la place des femmes dans les politiques fiscales a occupé une position centrale. Si leur contribution à l’économie est indéniable&nbsp;notamment dans les secteurs informels et commerciaux,&nbsp;leur implication dans les sphères décisionnelles demeure encore insuffisante. Un déséquilibre qui, selon les participantes, limite l’efficacité et l’équité des systèmes fiscaux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour Ndèye Fatou Cissé, vice-présidente de SWIT West Africa et présidente de SWIT Sénégal, l’enjeu est double : il s’agit à la fois de renforcer la participation des femmes dans la gouvernance fiscale et d’adapter les politiques publiques à leurs réalités.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8220;Les femmes participent activement à la mobilisation des ressources, mais elles doivent également être associées à la définition des politiques fiscales pour une meilleure efficacité&#8221;, a-t-elle souligné.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elle insiste également sur la nécessité de lever les contraintes structurelles qui freinent leur autonomisation économique, notamment l’accès limité au financement, aux ressources et à l’éducation. Autant de facteurs qui influencent directement leur capacité à contribuer pleinement à l’économie formelle et à adhérer aux obligations fiscales.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans cette dynamique, la notion de responsabilité fiscale apparaît comme un levier stratégique. Pour les participantes, une fiscalité sensible au genre permettrait non seulement d’améliorer le consentement à l’impôt, mais aussi de renforcer la justice sociale. Cela passe par des mesures adaptées, telles que des politiques d’allègement fiscal ciblées et une meilleure prise en compte des réalités économiques des femmes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De son côté, Djarietou Aidara Kamara, inspectrice principale des impôts et des domaines, a salué les avancées enregistrées au Sénégal en matière de promotion du leadership féminin au sein de l’administration fiscale. Elle a notamment rappelé que la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) a contribué à briser le plafond de verre en nommant une femme à sa tête.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cependant, elle estime que ces progrès doivent être consolidés par une approche fondée sur la compétence et la méritocratie, tout en encourageant des mécanismes de discrimination positive.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8220;L’objectif n’est pas seulement de promouvoir les femmes, mais de les accompagner vers l’excellence afin qu’elles puissent pleinement porter les politiques fiscales et économiques&#8221;, a-t-elle soutenu.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au-delà des débats, cette conférence se veut un cadre de plaidoyer pour une transformation en profondeur des systèmes fiscaux en Afrique de l’Ouest. Les recommandations issues des travaux devraient être transmises aux autorités, avec l’ambition d’influencer durablement les politiques publiques.</strong></p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/fiscalite-en-afrique-de-louest-le-role-croissant-des-femmes-dans-la-souverainete-economique/">Fiscalité en Afrique de l’Ouest : le rôle croissant des femmes dans la souveraineté économique.</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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