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	<title>warkhatv - warkha Tv</title>
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	<description>Médias féministes n°1 au Sénégal</description>
	<lastBuildDate>Mon, 30 Mar 2026 10:53:12 +0000</lastBuildDate>
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	<title>warkhatv - warkha Tv</title>
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		<title>Ce texte, je l’ai déjà écrit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 10:53:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je l&#8217;ai &#233;crit pour Nogaye,Je le republie aujourd&#8217;hui &#160;pour&#160;Khadija. Pas un mot chang&#233;.Parce que le syst&#232;me, lui, n&#8217;a rien chang&#233; non plus. Ce texte, je l&#8217;ai d&#233;j&#224; &#233;crit. Je l&#8217;ai &#233;crit pour une autre femme. Un autre nom. Une autre histoire. Et aujourd&#8217;hui, je pourrais en &#233;crire un nouveau. Mais je ne le ferai pas. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Je l’ai écrit pour Nogaye,Je le republie aujourd&#8217;hui &nbsp;pour&nbsp;<strong>Khadija</strong>.</p>



<p>Pas un mot changé.Parce que le système, lui, n’a rien changé non plus.</p>



<p>Ce texte, je l’ai déjà écrit. Je l’ai écrit pour une autre femme. Un autre nom. Une autre histoire. Et aujourd’hui, je pourrais en écrire un nouveau. Mais je ne le ferai pas.</p>



<p>Parce que rien n’a changé. Une fois de plus. Un autre nom. Une autre femme. Une autre histoire que l’on croit exceptionnelle, jusqu’à ce qu’elle ressemble à toutes les autres :&nbsp;<strong>Khadija Sow</strong>. Une jeune femme enceinte d’environ 27 semaines, dont la mort a d’abord été présentée comme un malaise après de violents maux de tête, avant qu’une autopsie ne mette au jour des éléments troublants, notamment un hématome au cuir chevelu, et que la qualification des faits n’évolue de « coups mortels » à « meurtre ». À mesure que l’enquête progresse, les responsabilités s’élargissent, et des proches sont soupçonnés d’avoir diffusé de fausses informations. Et comme toujours, des versions qui changent et des faits que l’on tente de brouiller.</p>



<p><strong>Rien de nouveau.</strong></p>



<p>Le Sénégal s’était réveillé, il y a de cela quelques mois, face à un drame qui glace le sang : celui de Nogaye Thiam, 23 ans, retrouvée morte après des heures dans la chambre qu’elle occupait avec son bébé, un enfant qu’elle allaitait encore, au cœur de la maison familiale où elle vivait avec sa belle‑famille.</p>



<p><strong>Khadija Sow. Enceinte de 27 semaines. Morte.</strong></p>



<p>Très vite après l’annonce, les thèses se sont multipliées : disputes familiales, tensions conjugales, isolement volontaire, malaises répétés. Les récits se contredisent, se déforment, circulent avec une facilité effrayante. Et pendant ce temps, des commentaires circulent déjà, insinuant qu’elle aurait « dit quelque chose », qu’elle aurait provoqué, comme s’il fallait toujours une raison pour justifier l’injustifiable.</p>



<p>Mais dans toutes les versions, un point demeure, brut, implacable :&nbsp;<s>Nogaye</s>&nbsp;<strong>Khadija</strong>&nbsp;était isolée. Mise à l’écart. Invisible dans son propre foyer.</p>



<p>Cet isolement explique la découverte tardive de son décès, mais il dit surtout quelque chose de plus profond : dans nos sociétés, l’isolement des femmes mariées est un mécanisme social, une punition silencieuse devenue si banale qu’elle passe pour normale.</p>



<p>Je ne m’attarderai pas ici sur les détails précis de ce cas — par respect pour la vérité, par prudence, et surtout parce que je refuse de réduire ce drame à une histoire individuelle. Ce qui est arrivé à&nbsp;<s>Nogaye</s>&nbsp;<strong>Khadija</strong>&nbsp;n’est pas une exception : c’est l’expression extrême d’un système qui frappe les femmes précisément parce qu’elles sont des femmes dans une société patriarcale.</p>



<p>Ce n’est pas un accident. C’est un symptôme<strong>.</strong></p>



<p>Et c’est précisément ce qui explique l’avalanche de témoignages apparus sur les réseaux sociaux depuis l’annonce du drame : des femmes qui racontent leur propre enfer domestique, leurs nuits sans sommeil, leurs journées de labeur, leur solitude au milieu d’une maison pleine. Elles disent qu’elles restent parce qu’elles n’ont pas le choix : absence de revenus, dépendance financière, absence de soutien, peur de perdre la garde de leurs enfants, chantage affectif, menace sociale du statut de « femme divorçée ».</p>



<p>Elles restent parce que partir signifie perdre leur dignité aux yeux d’une société qui continue de juger les femmes à l’aune de leur capacité à tout supporter.</p>



<p>Et pourtant, au-delà du bruit des témoignages, il y a ce silence entre les lignes, celui des femmes qui n’osent pas parler, celui des nuits où l’on ravale ses larmes pour que personne n’entende, celui de toutes celles qui survivent en attendant que quelque chose change. Ce silence-là en dit plus sur notre société que mille discours.</p>



<p>Ce système repose sur une structure familiale profondément inégalitaire, un modèle hiérarchisé où chacun connaît sa place &nbsp;sauf l’épouse, assignée partout et nulle part. Qu’elle soit première, deuxième ou quatrième épouse, la hiérarchie masculine demeure la même, et les femmes, malgré leurs différences, partagent la même servitude : être les travailleuses invisibles de la maison familiale.</p>



<p>Dans cette pyramide du pouvoir, l’homme trône au sommet, sa famille juste en dessous, et l’épouse ferme la marche. Elle doit nourrir, veiller, anticiper, s’épuiser. Sa disponibilité doit être totale, son dévouement illimité. On attend tout d’elle sauf qu’elle existe pour elle-même.</p>



<p>De nombreux hommes, aujourd’hui, n’épousent pas seulement une compagne : ils cherchent une aide-soignante familiale, une assistante domestique intégrée, une belle‑fille opérationnelle. C’est là que réside l’une des violences les plus invisibles du mariage patriarcal : la charge émotionnelle. Celle d’anticiper tout, de gérer les tensions, d’absorber les colères, de panser les blessures des autres sans jamais avoir le droit d’exprimer les siennes. La femme devient le thermostat affectif de la famille : si elle flanche, tout s’écroule ; si elle tient, personne ne s’en rend compte.</p>



<p>Le mariage tel qu’il se pratique aujourd’hui n’a rien du conte de fées qu’on nous vend depuis l’enfance. Il est, dans les faits, une institution où l’inégalité est programmée, ritualisée, normalisée.</p>



<p><em>On promet aux femmes la stabilité. On leur livre l’épuisement.</em></p>



<p><em>On leur promet le respect. On leur sert la vulnérabilité.</em></p>



<p><em>On leur promet une famille. On leur retire souvent leur réseau social.</em></p>



<p><em>On leur promet une place. On les enferme dans un rôle.</em></p>



<p>Tant que nous&nbsp;valoriserons&nbsp;un modèle conjugal qui exige tout des femmes sans jamais les protéger réellement, ces violences structurelles continueront d’être rebaptisées « accidents » ou « tragédies individuelles ».</p>



<p>Le patriarcat a cette particularité : il se dissimule derrière le quotidien, derrière les habitudes, derrière ce que l’on appelle « normal ». C’est ce camouflage qui le rend si efficace, si durable, si meurtrier.Ces luttes ne sont pas individuelles. Elles sont collectives. Ce sont des&nbsp;<strong>féminicides</strong>.</p>



<p>Khadija aujourd’hui. Hier, Nogaye. Et demain, quel nom ?</p>



<p>Dans l’affaire de Nogaye, des personnes ont été arrêtées. Et pourtant, quelques mois plus tard, une autre femme est tuée.</p>



<p>Ce que cela dit est simple et brutal : ce ne sont pas seulement des hommes qui tuent. C’est un système qui permet, qui excuse, qui protège.</p>



<p>Ces morts ne sont pas des accidents. Ce sont des féminicides.Et tant que ce système tiendra, aucune femme ne sera véritablement en sécurité. Parce qu’ici, être femme suffit encore à être exposée. Parce qu’ici, la vie des femmes reste négociable.</p>



<p>Tant que nous ne nommerons pas clairement, tant que nous ne répondrons pas collectivement &nbsp;par des mesures structurelles, durables, à la hauteur &nbsp;le même texte s’écrira encore.</p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/ce-texte-je-lai-deja-ecrit/">Ce texte, je l’ai déjà écrit</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Quand l’émotion fait la loi : le tournant de l’article 319</title>
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		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 10:50:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Adopt&#233;e dans une quasi&#8209;unanimit&#233; parlementaire, la r&#233;forme de l&#8217;article 319 du Code p&#233;nal marque un tournant majeur dans la politique p&#233;nale s&#233;n&#233;galaise. Des heures de d&#233;bats parlementaires ont &#233;t&#233; diffus&#233;es et comment&#233;es, mais elles ont souvent laiss&#233; les es citoyen&#183;ne&#183;s moins &#233;clair&#233;s sur le contenu r&#233;el du texte que sur les passions qu&#8217;il suscite. Derri&#232;re [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Adoptée dans une quasi‑unanimité parlementaire, la réforme de l&#8217;article 319 du Code pénal marque un tournant majeur dans la politique pénale sénégalaise. Des heures de débats parlementaires ont été diffusées et commentées, mais elles ont souvent laissé les es citoyen·ne·s moins éclairés sur le contenu réel du texte que sur les passions qu&#8217;il suscite. Derrière l&#8217;affirmation d&#8217;une fermeté législative se posent pourtant plusieurs questions fondamentales : clarté de la loi, respect des principes du droit pénal, conséquences sanitaires et cohérence du discours sur la souveraineté.</strong></p>



<p>Le 11 mars 2026, l&#8217;Assemblée nationale sénégalaise a adopté la réforme de l&#8217;article 319 du Code pénal. Le résultat du vote est sans appel : <em>cent trente-huit voix pour, zéro contre, trois abstentions.</em> Une quasi‑unanimité qui, à elle seule, aurait dû susciter un examen attentif. Non parce que l&#8217;unanimité serait suspecte en soi, mais parce qu&#8217;elle peut aussi révéler l&#8217;absence de débat juridique approfondi là où il aurait été indispensable.</p>



<p>Ce texte, présenté par le gouvernement, double les peines maximales d&#8217;emprisonnement ; multiplie les amendes par sept ; crée deux nouvelles infractions pénales&nbsp; l&#8217;apologie et le financement ; et interdit désormais au juge de prononcer le sursis ou de descendre en dessous du minimum légal. C&#8217;est un durcissement sans précédent depuis 1966. Une telle réforme mérite mieux qu&#8217;un vote dominé par l&#8217;émotion.</p>



<p>Au‑delà de son apparente fermeté, cette réforme pose d&#8217;abord une question fondamentale de droit pénal : celle de la clarté de la loi.</p>



<p>L&#8217;exposé des motifs du projet de loi reconnaît lui‑même que l&#8217;ancienne formulation de l&#8217;article 319 souffrait d&#8217;un défaut de clarté juridique : la notion d&#8217;« acte impudique ou contre nature » était trop vague pour satisfaire le principe de légalité criminelle, qui exige que les infractions soient définies de manière claire et prévisible.</p>



<p>Le législateur avait donc la responsabilité de corriger cette imprécision. Pourtant, le nouveau texte ne résout pas entièrement le problème : il le déplace.</p>



<p>La définition retenue pour l&#8217;infraction principale est certes plus précise. En revanche, la nouvelle infraction d&#8217;« apologie » introduit une ambiguïté plus problématique encore : constitue&nbsp; l&#8217;apologie toute représentation publique, par la parole, l&#8217;écrit, l&#8217;image, le geste, le son ou tout autre procédé, <strong>« tendant à promouvoir »</strong> les pratiques visées.</p>



<p>Le terme <em>« tendant »</em> ouvre une zone d&#8217;interprétation très large. Qui apprécie l&#8217;intention de promouvoir ? Sur quelle base ? Avec quelle jurisprudence de référence ? Un débat académique ? Une discussion médiatique ? Une action de sensibilisation sanitaire ?</p>



<p>Autant de situations qui pourraient théoriquement être interprétées comme relevant de cette disposition. Ces questions n&#8217;ont pourtant reçu aucune réponse juridique précise lors des débats parlementaires.</p>



<p>Ce qui a été le plus entendu n&#8217;était pas toujours relatif au contenu juridique du texte. Les débats ont souvent été ponctués de remerciements répétés à l&#8217;endroit du mouvement And Samm Jikko Yi, au point que l&#8217;on pouvait parfois se demander ce qui était réellement en discussion : une réforme pénale ou la célébration d&#8217;une mobilisation politique. Par moments, le ton est même descendu à des accusations et des propos relevant davantage de querelles de tribune que d&#8217;un débat législatif, certains parlementaires allant jusqu&#8217;à accuser des collègues de comportements de « gor-jigéen ». Une ironie n&#8217;aura échappé à personne : la loi elle-même sanctionne le fait d&#8217;accuser autrui sans preuve.</p>



<p>L&#8217;une des innovations les plus préoccupantes du nouveau texte est l&#8217;interdiction faite au juge de prononcer le sursis ou de réduire la peine en dessous du minimum légal&nbsp; désormais fixé à cinq ans d&#8217;emprisonnement.</p>



<p>Cette mesure remet directement en cause le principe d&#8217;individualisation des peines, reconnu comme un fondement du droit pénal moderne et consacré par la jurisprudence internationale ainsi que par les principes généraux du droit pénal.</p>



<p>Ce principe garantit que la sanction tient compte de la situation concrète de la personne poursuivie, des circonstances de l&#8217;acte et du contexte dans lequel il a été commis.</p>



<p>En supprimant cette marge d&#8217;appréciation, le législateur a fait un choix clair : privilégier l&#8217;affirmation symbolique d&#8217;une fermeté pénale au détriment de l&#8217;adaptation de la peine aux situations individuelles.</p>



<p>Le ministre de l&#8217;Intérieur, qui a défendu le texte en l&#8217;absence de la ministre de la Justice, a lui-même justifié le maintien du régime délictuel&nbsp; plutôt que criminel par « l&#8217;efficacité » et la « rapidité » de la répression.</p>



<p>L&#8217;efficacité comme horizon d&#8217;une réforme pénale mérite pourtant d&#8217;être interrogée.</p>



<p>Au-delà des principes juridiques, cette réforme soulève également une question très concrète : celle de ses conséquences sur la santé publique.</p>



<p>Le gouvernement sénégalais connaît ses propres données épidémiologiques.</p>



<p>La prévalence nationale du VIH est estimée à <strong>0,3 %</strong>, l&#8217;un des taux les plus bas d&#8217;Afrique subsaharienne, résultat de décennies d&#8217;investissements dans la prévention et la prise en charge.</p>



<p>Mais chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, cette prévalence atteint <strong>près de 49 % dans certaines zones de Dakar</strong>, selon les données disponibles.</p>



<p>Ces deux chiffres ne peuvent coexister sans une politique de santé publique ciblée vers les populations les plus exposées.</p>



<p>Or cette politique repose sur un élément fondamental : la capacité à atteindre ces populations&nbsp; à les dépister, à les accompagner vers le traitement, à maintenir un lien de confiance entre elles et les structures de santé.</p>



<p>C&#8217;est précisément ce lien que la nouvelle loi fragilise.</p>



<p>La peur d&#8217;éventuelles poursuites peut conduire les personnes concernées à s&#8217;éloigner des structures de dépistage. Des témoignages recueillis par <strong>Reuters</strong> font état de départs vers des pays voisins.</p>



<p>Les acteurs communautaires, souvent présents dans les zones où les structures sanitaires officielles sont peu implantées&nbsp; se retrouvent également exposés aux nouvelles infractions d&#8217;apologie et de financement, dont la définition reste suffisamment large pour englober des activités de sensibilisation, de distribution de préservatifs ou d&#8217;éducation à la santé. Ayant moi‑même été relais communautaire, mobilisée sur le terrain dans la prévention des maladies, dans la recherche de cas perdus&nbsp; notamment pour des patients atteints de tuberculose&nbsp; et engagée dans la lutte contre le VIH et les IST de manière plus générale, je sais combien ce travail repose sur la confiance, la proximité et la capacité à aller vers les populations les plus exposées.</p>



<p>L&#8217;exception prévue dans le texte pour les « structures et organisations de santé dûment agréées » ne règle pas entièrement ce problème. Elle le contourne formellement tout en laissant subsister un risque juridique pour ceux qui assurent le travail de terrain.</p>



<p>C&#8217;est dans ce type de vide que progressent les épidémies.</p>



<p>Cette inquiétude est d&#8217;autant plus sérieuse que certains financements internationaux consacrés à la lutte contre le VIH ont récemment diminué. La combinaison d&#8217;un cadre légal plus répressif et de ressources sanitaires réduites crée un contexte inédit et potentiellement préoccupant.</p>



<p>Enfin, un dernier argument a été largement mobilisé pour justifier cette réforme : celui de la souveraineté culturelle.</p>



<p>L&#8217;argument de la souveraineté culturelle a occupé une place centrale dans les débats.</p>



<p>Il mérite d&#8217;être pris au sérieux&nbsp; précisément parce qu&#8217;il doit pouvoir être examiné avec rigueur.</p>



<p>Une enquête de <strong>Reuters publiée le 16 mars 2026</strong> indique que le collectif And Samm Jikko Yi, principal promoteur de cette réforme, aurait travaillé avec <strong>MassResistance</strong>, une organisation militante américaine connue pour ses campagnes internationales contre les droits LGBT.</p>



<p>Selon les informations recueillies par Reuters, les échanges auraient porté sur des stratégies de mobilisation, de communication et de plaidoyer politique. Entre‑temps, dans un communiqué rendu public, <strong>le collectif And Samm Jikko Yi a contesté toute collaboration avec des organisations étrangères et a pris ses distances avec la personne présentée dans l&#8217;espace public comme parlant en son nom</strong>. Cette mise au point peut interroger, car c&#8217;est cette même personne aujourd&#8217;hui évoquée qui avait été nommément remerciée lors des débats parlementaires pour son&nbsp; rôle&nbsp; par le biais de l&#8217;organisation dans la mobilisation ayant précédé le vote de la loi. La question se pose donc naturellement : pourquoi cette clarification intervient‑elle seulement maintenant ?</p>



<p>Si cette situation est avérée, elle oblige à poser une question que les discours moralisateurs cherchent souvent à éviter. Dans toute mobilisation présentée comme une croisade pour les « valeurs », il faut aussi se demander : qui parle au nom de ces valeurs, et qui en tire le pouvoir ?&nbsp;</p>



<p>Ces différents éléments invitent finalement à revenir à une question plus générale : comment se construit une loi pénale solide ?</p>



<p>Une loi pénale rigoureuse repose normalement sur des définitions claires, une jurisprudence anticipée, une cohérence avec les engagements internationaux et une évaluation sérieuse de ses effets sur la société.</p>



<p>La réforme du 11 mars 2026 semble avoir été construite sur d&#8217;autres dynamiques : une pression sociale intense, une mobilisation médiatique prolongée et des engagements politiques à honorer.</p>



<p>En droit pénal, la méthode est tout. Et quand elle fait défaut, ce ne sont jamais les législateurs qui en paient le prix.</p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/quand-lemotion-fait-la-loi-le-tournant-de-larticle-319/">Quand l’émotion fait la loi : le tournant de l’article 319</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Comment rendre les médailles ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 00:59:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONTRIBUTION]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;impossible restitution d&#8217;un honneur d&#233;j&#224; inscrit dans l&#8217;histoire La pol&#233;mique enfle, les &#233;motions d&#233;bordent, et au c&#339;ur du tumulte, une question revient avec insistance : les joueurs s&#233;n&#233;galais doivent-ils rendre leurs m&#233;dailles ? Derri&#232;re cette interrogation, devenue virale, se cache en r&#233;alit&#233; une incompr&#233;hension profonde de ce que repr&#233;sente une m&#233;daille, et surtout de ce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’impossible restitution d’un honneur déjà inscrit dans l’histoire</strong></p>



<p>La polémique enfle, les émotions débordent, et au cœur du tumulte, une question revient avec insistance : les joueurs sénégalais doivent-ils rendre leurs médailles ? Derrière cette interrogation, devenue virale, se cache en réalité une incompréhension profonde de ce que représente une médaille, et surtout de ce qu’elle engage.</p>



<p>Car une médaille ne se rend pas. Elle ne se retire pas comme un simple objet administratif. Elle est la matérialisation d’un effort, d’un parcours, d’un sacrifice collectif. Demander à des joueurs de la restituer, c’est ignorer la réalité du terrain, celle des heures d’entraînement, des blessures surmontées, et de la ferveur d’un peuple entier qui a vibré au rythme de leurs exploits.</p>



<p><strong>Une récompense qui dépasse l’objet</strong></p>



<p>Les médailles remportées par les joueurs sénégalais ne sont pas seulement des distinctions individuelles. Elles sont le fruit d’une performance validée sur le terrain, dans le respect des règles du jeu, sous le regard d’arbitres et d’instances officielles. Elles consacrent un moment précis de l’histoire sportive, que nul ne peut effacer a posteriori sans remettre en cause l’intégrité même de la compétition.</p>



<p>Les rendre reviendrait à nier cette réalité factuelle. Or, dans le sport comme dans toute compétition, les résultats acquis sur le terrain ont une valeur irrévocable. Si des contestations existent, elles doivent être traitées au niveau des instances compétentes, et non sur le dos des athlètes.</p>



<p><strong>Une injustice morale et symbolique</strong></p>



<p>Exiger des joueurs qu’ils rendent leurs médailles, c’est leur faire porter une responsabilité qui n’est pas la leur. Les décisions institutionnelles, les arbitrages ou les éventuels litiges ne relèvent pas des joueurs. Eux ont joué, gagné, et représenté leur nation avec honneur.</p>



<p>Au-delà de l’injustice individuelle, une telle demande serait aussi une atteinte à la mémoire collective. Ces médailles appartiennent autant aux joueurs qu’au peuple sénégalais. Elles symbolisent un moment d’unité nationale, une fierté partagée qui ne peut être effacée par une décision contestée.</p>



<p><strong>Défendre l’essentiel : la dignité et le mérite</strong></p>



<p>La vraie question n’est donc pas “comment rendre les médailles ?”, mais plutôt pourquoi vouloir les retirer à ceux qui les ont légitimement gagnées ?. En s’attaquant aux joueurs, on s’attaque à ce que le sport a de plus précieux : la reconnaissance du mérite.</p>



<p>Dans ce contexte, la position la plus juste est claire : les joueurs sénégalais ne peuvent et ne doivent pas rendre leurs médailles. Non par défiance, mais par principe. Parce que ces médailles ne sont pas de simples objets que l’on restitue sous la pression. Elles sont le témoignage d’un combat gagné, d’une page d’histoire écrite, et d’une dignité qui ne se négocie pas.</p>



<p>Au-delà des controverses, une évidence demeure : ce qui a été conquis sur le terrain appartient à jamais à ceux qui l’ont mérité.</p>



<p><strong>Abdoul Ahat Ndiaye&nbsp;</strong></p>



<p><strong>PDG Kattan Communication</strong></p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/comment-rendre-les-medailles/">Comment rendre les médailles ?</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LA CAVERNE ET SES OMBRES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 10:44:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
		<category><![CDATA[CONTRIBUTION]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tant que les prisonniers regardent le mur, ils ne regardent pas le feu.<br />
Tant qu'ils débattent des ombres, ils ne questionnent pas ceux qui les projettent.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois des êtres enchaînés dans une caverne. Tournant le dos à la lumière, ils ne voyaient que les ombres projetées sur le mur devant eux. Ces ombres bougeaient, parlaient, s&#8217;agitaient. Et comme ils ne voyaient rien d&#8217;autre, ils les prenaient pour la réalité.</p>



<p>Platon racontait cette histoire il y a plus de deux mille ans. Mais il n&#8217;avait sans doute pas imaginé qu&#8217;un jour les prisonniers auraient aussi des écrans, des micros, des tribunes et des foules entières rassemblées pour commenter les ombres.</p>



<p>Dans la caverne, un jour, une agitation particulière a commencé. Certaines ombres ont été désignées comme dangereuses. Elles ne ressemblaient pas tout à fait aux autres : leurs formes semblaient simplement ne pas correspondre aux silhouettes auxquelles la caverne était habituée. On murmurait qu&#8217;elles ne suivaient pas les règles tacites de la caverne, qu&#8217;elles troublaient l&#8217;ordre des ombres bien rangées sur le mur, qu&#8217;elles risquaient de contaminer les autres ombres et qu&#8217;il fallait agir vite pour protéger tout le monde.Alors plusieurs prisonniers ceux qui se présentaient comme les gardiens des valeurs de la caverne&nbsp; se sont levés pour demander que l&#8217;on éteigne complètement le feu qui produisait ces ombres. Ils affirmaient parler au nom de tous alors qu&#8217;ils imposaient surtout leur propre volonté. Leur engagement était si intense que certains prisonniers ont commencé à se demander si d&#8217;autres forces, derrière les parois de la caverne, ne soufflaient pas sur leurs discours.Selon eux, ce feu était la source du désordre. Ils répétaient leur demande avec insistance : <strong>il fallait l&#8217;éteindre, totalement. </strong>Pendant longtemps, leurs voix ont résonné dans la caverne.</p>



<p>Puis un jour, les gardiens situés derrière les prisonniers ont annoncé une décision: le<strong> feu ne serait pas éteint.</strong></p>



<p>On allait simplement l&#8217;attiser. Les flammes seraient plus fortes, plus hautes, afin que les ombres apparaissent plus nettes, plus sombres et plus menaçantes sur le mur.Comme si rendre les ombres plus effrayantes pouvait, par la seule force d&#8217;une décision, les transformer ensuite en silhouettes plus conformes aux formes attendues dans la caverne. Beaucoup semblaient croire qu&#8217;en modifiant les règles de la caverne, on pourrait aussi modifier la nature même des ombres.Mais certains murmuraient que cette certitude ressemblait surtout à une illusion nourrie par la peur et la colère. Car ni les flammes ni les lois ne changent ce que sont les ombres.&nbsp;</p>



<p>Et chose étrange : ceux qui demandaient hier que le feu disparaisse ont applaudi lorsque les flammes ont été attisées. Peu de prisonniers ont demandé pourquoi ce revirement si soudain. Dans ce grand mouvement qui avait porté leur revendication, une seule voix semblait désormais accepter cette nouvelle flamme comme une victoire.</p>



<p>Certains ont commencé à se demander : pourquoi accepter si vite ce qui ne ressemble plus à la demande initiale ? Était-ce toujours une affaire de principes et de valeurs, ou bien un agenda qu&#8217;il fallait remplir.</p>



<p>Dans la caverne, beaucoup ont applaudi avec eux.</p>



<p>Alors quelques prisonniers ont commencé à murmurer : que s&#8217;est-il réellement passé derrière nous ? Qui a décidé que cette nouvelle flamme était une victoire ? Et pourquoi ceux qui réclamaient hier une chose semblent-ils aujourd&#8217;hui satisfaits d&#8217;une autre ?</p>



<p>Mais leurs questions se perdaient dans le bruit des applaudissements. Sur le mur, les ombres continuaient de danser. Et beaucoup regardaient le spectacle sans jamais se retourner.On disait que ces ombres ne venaient pas vraiment d&#8217;ici. Qu&#8217;elles avaient été importées depuis l&#8217;extérieur de la caverne. Qu&#8217;elles avaient été apportées par des voyageurs lointains, des marchands ou des messagers venus d&#8217;ailleurs. Ces ombres seraient étrangères au monde de la caverne.</p>



<p>Cette histoire rassurait beaucoup de prisonniers. Si les ombres venaient d&#8217;ailleurs, alors la caverne restait pure. Le problème ne venait pas d&#8217;elle.</p>



<p>Mais ceux qui connaissaient vraiment la caverne savaient autre chose.</p>



<p>Dans presque chaque coin de la caverne, dans presque chaque groupe de prisonniers, il y avait une ombre différente. Une silhouette que tout le monde connaissait depuis toujours. Une présence familière, parfois silencieuse, parfois simplement discrète.</p>



<p>Ces ombres n&#8217;étaient pas arrivées de l&#8217;extérieur.</p>



<p>Elles étaient nées dans la caverne. Elles avaient grandi dans la caverne. Elles faisaient partie des mêmes histoires, des mêmes familles et des mêmes souvenirs.</p>



<p>Dire qu&#8217;elles venaient d&#8217;ailleurs permettait surtout de ne pas se retourner. Car se retourner aurait obligé les prisonniers à regarder derrière eux : à voir le feu, les objets que l&#8217;on déplaçait devant lui et les mains qui fabriquaient les ombres. Pendant que toute la caverne discutait de ces silhouettes projetées sur le mur, quelque chose d&#8217;autre passait presque inaperçu : la rapidité.</p>



<p>Dans la caverne, certaines décisions prennent des années. Les chaînes restent longtemps aux poignets. Les fissures dans la roche sont connues de tous mais personne ne les répare. Les plaintes des plus vulnérables résonnent souvent sans réponse.</p>



<p>Mais cette fois, tout est allé très vite. L&#8217;inquiétude a été exprimée. La décision a été annoncée. Et presque aussitôt, les flammes ont été ravivées.</p>



<p>La caverne a ainsi découvert une chose importante : lorsque les gardiens le veulent vraiment, les choses peuvent aller très vite.Pendant ce temps, d&#8217;autres chaînes restent intactes. Celles qui retiennent les plus fragiles. Celles qui pèsent sur les ombres les plus vulnérables, sur les plus jeunes laissés dans les coins les plus sombres de la caverne, sur ceux dont la voix ne parvient jamais jusqu&#8217;au mur.</p>



<p>Mais ces chaînes‑là intéressent moins les foules qui regardent les ombres.Dans l&#8217;histoire de Platon, il arrive un moment décisif. Un prisonnier parvient à briser ses chaînes. Lentement, douloureusement, il se retourne. La lumière du feu lui brûle les yeux. Puis il voit ce qu&#8217;il n&#8217;avait jamais vu : les objets, les mains qui les déplacent, le mécanisme des ombres.</p>



<p>Mais dans la caverne, il n&#8217;est pas toujours seul à comprendre.</p>



<p>D&#8217;autres prisonniers commencent aussi à voir plus clair. Certains savent que renforcer les chaînes ou attiser le feu ne changera pas la nature des ombres. Ils savent que ces silhouettes font simplement partie de la diversité de la caverne.</p>



<p>Lorsqu&#8217;un prisonnier comprend enfin ce mécanisme, il découvre que ce qu&#8217;il prenait pour la réalité n&#8217;était qu&#8217;un spectacle.Mais lorsqu&#8217;il redescend pour raconter ce qu&#8217;il a vu, les autres prisonniers ne le croient pas.Certains se moquent de lui. D&#8217;autres disent que la lumière l&#8217;a rendu fou.D&#8217;autres encore répètent les histoires que les gardiens ont semées dans la caverne, diabolisant ceux qui osent se retourner et manipulant les esprits pour que personne ne doute des ombres.</p>



<p>Dans la caverne, l&#8217;ignorance est parfois le meilleur outil de gouvernement.</p>



<p>Et surtout : que verrions‑nous si nous décidions enfin de nous retourner ?</p>



<p>Nous méritons de voir le soleil.</p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/la-caverne-et-ses-ombres/">LA CAVERNE ET SES OMBRES</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>les femmes ne détiennent que 64 % des droits juridiques dont jouissent les hommes.</title>
		<link>https://warkhatv.com/les-femmes-ne-detiennent-que-64-des-droits-juridiques-dont-jouissent-les-hommes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=les-femmes-ne-detiennent-que-64-des-droits-juridiques-dont-jouissent-les-hommes</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 11:36:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En s’attaquant aux lois et pratiques discriminatoires – et en défendant les progrès déjà accomplis –, nous pouvons garantir à toutes les femmes la dignité et la liberté qu’elles méritent et leur offrir les possibilités qui leur sont dues.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, la Journée internationale des femmes est consacrée aux droits, à l’action et à la justice, pour toutes les femmes et toutes les filles.</p>



<p>À travers le monde, les femmes ne détiennent que 64 % des droits juridiques dont jouissent les hommes.</p>



<p>La discrimination juridique peut marquer tous les aspects de la vie d’une femme, en l’empêchant de posséder des biens, de demander le divorce ou d’accepter un emploi sans l’autorisation de son mari. Dans plus de 40 pays, le viol conjugal n’est pas considéré comme un crime. Par ailleurs, des lois limitent l’accès des femmes à l’éducation, leur capacité de transmettre leur nationalité à leurs enfants, voire leur liberté de se déplacer hors de chez elles.</p>



<p>Même lorsque des protections juridiques sont en place, la discrimination et l’application insuffisante de ces mesures font qu’il reste difficile pour les femmes d’être entendues par les tribunaux et d’obtenir une assistance juridique.</p>



<p>Bon nombre de ces lois injustes sont en vigueur depuis des siècles. Mais aujourd’hui, nous observons également une nouvelle tendance dangereuse. Dans un contexte marqué par la montée de l’autoritarisme et de l’instabilité politique et par une volonté renouvelée de consolider le patriarcat, des gains obtenus de haute lutte sont remis en cause – tant des protections plus équitables au travail que des droits liés à la sexualité et à la procréation.</p>



<p>Nous devons nous unir pour tenir la promesse que portent les objectifs de développement durable et le Programme d’action Beijing+30. En s’attaquant aux lois et pratiques discriminatoires – et en défendant les progrès déjà accomplis –, nous pouvons garantir à toutes les femmes la dignité et la liberté qu’elles méritent et leur offrir les possibilités qui leur sont dues.</p>



<p>Lorsque nous ne sommes pas égaux devant la loi, nous ne sommes pas égaux. Il est temps de faire de la justice une réalité pour les femmes et les filles, partout dans le monde.</p>



<p>António Guterres</p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/les-femmes-ne-detiennent-que-64-des-droits-juridiques-dont-jouissent-les-hommes/">les femmes ne détiennent que 64 % des droits juridiques dont jouissent les hommes.</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Dr Mouhamadou Sow, pionnier d’une réponse pharmaceutique locale contre la drépanocytose</title>
		<link>https://warkhatv.com/dr-mouhamadou-sow-pionnier-dune-reponse-pharmaceutique-locale-contre-la-drepanocytose/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=dr-mouhamadou-sow-pionnier-dune-reponse-pharmaceutique-locale-contre-la-drepanocytose</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 14:55:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La dr&#233;panocytose continue de fragiliser des milliers de vies au S&#233;n&#233;gal et &#224; travers l&#8217;Afrique. Maladie g&#233;n&#233;tique redoutable, elle emporte encore trop d&#8217;enfants avant m&#234;me leur cinqui&#232;me anniversaire. Mais une &#233;tape historique vient d&#8217;&#234;tre franchie : pour la premi&#232;re fois, un m&#233;dicament cl&#233; dans la prise en charge de cette pathologie, &#8220;Drepaf&#8221;, est d&#233;sormais produit [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p></p>



<p>La drépanocytose continue de fragiliser des milliers de vies au Sénégal et à travers l’Afrique. Maladie génétique redoutable, elle emporte encore trop d’enfants avant même leur cinquième anniversaire.</p>



<p>Mais une étape historique vient d’être franchie : pour la première fois, un médicament clé dans la prise en charge de cette pathologie, <strong>“Drepaf”</strong>, est désormais produit et formulé localement par Teranga Pharma.</p>



<p>À l’origine de cette avancée majeure : le Dr Mouhamadou Sow, pharmacien engagé et acteur déterminé du développement de l’industrie pharmaceutique nationale. Dans cet entretien accordé à WarkhaTV, il revient sur la genèse du projet, ses innovations et les perspectives qu’il ouvre pour le Sénégal et l’Afrique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Comment est née l’idée de produire localement un médicament contre la drépanocytose ?</h3>



<p><strong>Dr Mouhamadou Sow :</strong></p>



<p>Chaque année en Afrique, près de 400 000 bébés naissent avec la drépanocytose. Plus de la moitié d’entre eux n’atteindront pas l’âge de 5 ans. Le principal obstacle reste l’accès au traitement, qui est entièrement à la charge des familles.</p>



<p>Moins de 1 % des patients africains bénéficient de l’hydroxyurée, pourtant reconnue pour réduire significativement les crises, les hospitalisations, les AVC et la mortalité.</p>



<p>Face à l’absence de forme pédiatrique adaptée, à l’indisponibilité du médicament et à son coût élevé, Teranga Pharma a décidé d’agir. En collaboration avec l’ONG Drep Afrique, nous avons développé une nouvelle formulation générique d’hydroxyurée : <strong>“Drepaf”</strong>, qui sera distribué à prix coûtant au Sénégal.</p>



<p>Drep Afrique a déjà formé plus de 300 professionnels de santé africains pour améliorer la prise en charge de la maladie. Notre ambition est désormais d’étendre le modèle “Drepaf” à prix coûtant à l’ensemble des pays africains afin de sauver davantage de vies.</p>



<p>Nous produisons deux dosages — 100 mg et 500 mg — pour répondre aux besoins des 12 millions de drépanocytaires africains, réduire le coût du traitement et améliorer leur qualité de vie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En quoi cette production locale constitue-t-elle une innovation et quel impact peut-elle avoir sur l’économie nationale ?</h3>



<p><strong>Dr Mouhamadou Sow :</strong></p>



<p>La première innovation est la formulation pédiatrique. Elle n’existait pas au Sénégal auparavant. Utilisée depuis neuf mois, elle a démontré une excellente stabilité avec les aliments locaux et une bonne solubilité dans les liquides (eau, bissap, biberon…) et semi-liquides (yaourt, bouillie, etc.), ce qui facilite l’observance chez l’enfant.</p>



<p>La deuxième innovation est sociale : Teranga Pharma a volontairement renoncé à sa marge pour rendre le traitement accessible. Un enfant de 5 ans peut désormais bénéficier de son traitement pour environ 1 500 FCFA par mois.</p>



<p>Troisièmement, le conditionnement mensuel a été optimisé :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>“Drepaf” 100 mg : boîte de 90 gélules</li>



<li>“Drepaf” 500 mg : boîte de 60 gélules</li>
</ul>



<p>Enfin, le médicament est disponible sur toute l’étendue du territoire sénégalais grâce aux quatre grossistes répartiteurs nationaux.</p>



<p>Sur le plan économique, cette production locale renforce la souveraineté pharmaceutique du Sénégal, réduit la dépendance aux importations et contribue au développement industriel national.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> En tant que professionnel de santé, quel a été votre ressenti lors de la validation du médicament ?</h3>



<p><strong>Dr Mouhamadou Sow :</strong></p>



<p>Les 700 actionnaires de Teranga Pharma, dont 90 % sont des pharmaciens et des médecins, ont fait le choix courageux de prendre en main le destin pharmaceutique du Sénégal.</p>



<p>Pour moi, en tant que pharmacien et défenseur de la souveraineté sanitaire, la validation de “Drepaf” représente un premier jalon important dans la prise en charge des maladies chroniques longtemps négligées.</p>



<p>“Drepaf”, c’est avant tout une lueur d’espoir. L’espoir pour ces enfants drépanocytaires qui pourront désormais grandir, aller à l’école, accéder à un emploi digne et aspirer à une vie normale.</p>



<p>C’est aussi une grande fierté d’avoir contribué à améliorer la qualité de vie des patients, mais également celle des adultes drépanocytaires actifs, en réduisant leur taux d’absentéisme et en renforçant leur productivité.</p>



<p></p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/dr-mouhamadou-sow-pionnier-dune-reponse-pharmaceutique-locale-contre-la-drepanocytose/">Dr Mouhamadou Sow, pionnier d’une réponse pharmaceutique locale contre la drépanocytose</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Quand le patriarcat sacrifie l’enfance au Sénégal</title>
		<link>https://warkhatv.com/quand-le-patriarcat-sacrifie-lenfance-au-senegal/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=quand-le-patriarcat-sacrifie-lenfance-au-senegal</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 14:38:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dakar, capitale du S&#233;n&#233;gal, avec ses belles plages, ses rues anim&#233;es, ses nombreux commerces et ses enfants&#160;talib&#233;s. Oui, les enfants de la rue font partie du d&#233;cor de cette ville et de tant d&#8217;autres au S&#233;n&#233;gal. Ce constat nous pousse &#224; nous interroger sur la place des enfants dans notre soci&#233;t&#233;. &#192; quel point leur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dakar, capitale du Sénégal, avec ses belles plages, ses rues animées, ses nombreux commerces et ses enfants&nbsp;talibés. Oui, les enfants de la rue font partie du décor de cette ville et de tant d’autres au Sénégal. Ce constat nous pousse à nous interroger sur la place des enfants dans notre société. À quel point leur protection est une priorité politique chez nous. À quel point leur sort touche à la conscience collective. Avons-nous failli collectivement<strong>&nbsp;</strong>à leur égard&nbsp;? Pour répondre à cette question, il est important d’interroger la forme structurelle d’organisation de notre société : le patriarcat.</p>



<p>Ce mot est souvent défini comme étant un système d’oppression des hommes sur les femmes ; toutefois, cette définition est incomplète. Elle nous empêche de voir une réalité plus dérangeante : le patriarcat opprime massivement les enfants, et de manière plus brutale. Au Sénégal particulièrement, le patriarcat, à travers le rôle du patriarche, organise une hiérarchie des âges, où l’autorité masculine adulte prime sur tout, y compris sur la protection des enfants.</p>



<p>Le 7 février 2026, la&nbsp;gendarmerie&nbsp;sénégalaise a annoncé l’arrestation de plusieurs hommes soupçonnés de « pédophilie en bande organisée », de « viols commis sur des mineurs âgés de 3 à 15 ans » et de « transmission volontaire du VIH ». Pourtant, les unes des journaux, les débats sur les réseaux sociaux et l’indignation collective se sont principalement focalisés sur la sexualité des adultes concernés, leur statut marital et leur statut sérologique. Vous l’aurez remarqué comme moi,&nbsp;les premières victimes de ce réseau criminel ont été reléguées au second plan&nbsp;:&nbsp;les enfants talibés.</p>



<p>Ce silence s’inscrit dans un continuum de violences que vivent les enfants dans ce pays. Au Sénégal, la violence faite aux enfants est très répandue mais peu documentée. Pour beaucoup d’enfants, les espaces censés protéger, autrement dit la famille, l’école, la communauté, sont précisément les lieux où s’exercent abus, exploitation et violences.</p>



<p>La mendicité forcée, souvent liée à des réseaux de traite, est devenue un problème national : des dizaines de milliers d’enfants, principalement des garçons, mendient chaque jour dans les rues, au détriment de leur santé, de leur éducation et de leurs droits fondamentaux.</p>



<p>En novembre 2024, lors de la Journée nationale des Daaras, le président Bassirou&nbsp;DiomayeFaye pointait du doigt une problématique majeure de l’enseignement coranique : la mendicité des enfants talibés.</p>



<p>Il déclarait alors : « Il serait injuste de taire les défis qui ternissent parfois l’image des Daaras et leur noble vocation : le phénomène de la mendicité forcée des enfants, souvent visible dans nos rues, constitue une déviance. » Avant d’ajouter : « Il faut corriger, par rapport à l’esprit originel des Daaras, ces pratiques qui n’ont rien à voir avec l’essence même de ces institutions. »</p>



<p>Quinze mois après ce discours, aucune mesure concrète n’a été prise pour protéger ces mêmes talibés, pourtant explicitement reconnus comme victimes d’un système déviant.</p>



<p>En revanche, lors du Conseil des ministres du 18 février 2026, un projet de loi visant à durcir le traitement de l’homosexualité a été adopté, en réaction à des événements récents qui, je le rappelle, concernent des enfants talibés âgés de 3 à 15 ans.</p>



<p>Que doit-on comprendre de cette mobilisation gouvernementale à double standard ?</p>



<p>Au lendemain de ce conseil des ministres, un féminicide d’une rare violence a occupé la une des journaux : D. Sow, âgée de 5 ans, a été enlevée, violée et décapitée par son oncle.</p>



<p>Ce crime n’est pas un cas isolé. En 2025 déjà, l’année s’était ouverte sur le féminicide de&nbsp;Djary&nbsp;Sow, âgée de 12 ans.</p>



<p>Ces violences extrêmes contre des enfants, commises dans l’espace familial ou communautaire, ne provoquent pourtant ni lois d’exception ni mobilisation politique comparable. Elles sont traitées comme des faits divers, alors qu’elles sont le produit d’un système social qui banalise la domination des adultes sur les corps les plus vulnérables.</p>



<p>Le 22 février 2026, le ministère de la Famille et des Solidarités a sorti un communiqué où il dénonce, condamne, appelle à la vigilance, mais reste remarquablement vague dès qu’il s’agit de responsabilités structurelles et de mesures concrètes. Aucune mention des enfants de la rue, aucune mention spécifique des talibés, pourtant parmi les populations infantiles les plus exposées aux violences, aux abus sexuels, à l’exploitation et à la traite.&nbsp;Il est essentiel de rappeler que les enfants talibés sont fréquemment admis dans des centres de santé ou des structures d’accueil en raison de déchirures anales. Cette réalité est bien connue des professionnels de santé, des responsables de centres d’accueil et, par conséquent, des autorités ministérielles.</p>



<p>Ce communiqué reconduit une posture classique du gouvernement sénégalais : appeler à la responsabilité collective tout en évitant de nommer les structures de pouvoir qui rendent ces violences-là possibles. Des violences qui, je le rappelle, sont politiques avant toute chose.</p>



<p>Le 31 décembre 2025, le président de la République, en parlant des féminicides, nous a assuré qu’aucune forme de violence ne pouvait être tolérée au Sénégal. Je tiens à rappeler que le Code de la famille sénégalais, adopté en 1972 et réformé une seule fois en 1999, contient des dispositions qui oppressent les femmes et les enfants, c’est aussi une forme de violence.</p>



<p>Nous allons, dans les lignes qui vont suivre, analyser l’impact de quelques dispositifs de ce Code sur les enfants, à travers le document de plaidoyer issu des données des différentes associations et mouvements travaillant autour du Code de la famille, réunis dans le cadre de la concertation pour le respect et la préservation des droits des femmes « Ci la nu&nbsp;bokk&nbsp;».</p>



<p><strong>Article 111 du Code de la famille</strong>&nbsp;: « Le mariage ne peut être contracté qu’entre un homme âgé de plus de 18 ans et une femme âgée de plus de 16 ans, sauf dispense d’âge accordée pour motif grave par le président du tribunal régional après enquête. »</p>



<p>Le mariage précoce expose les filles à des risques majeurs pour leur santé, en particulier liés à la grossesse et à l’accouchement. Leurs corps, souvent encore en développement, ne sont pas préparés à ces contraintes, ce qui augmente les risques de complications graves, parfois mortelles. Sur le plan éducatif et économique, l’impact est tout aussi destructeur. Les filles mariées à bas âge abandonnent souvent l’école pour diverses raisons. Cette rupture éducative limite drastiquement leurs perspectives professionnelles et renforce la dépendance économique.</p>



<p>Ce n’est pas sans rappeler que le mariage n’est jamais un choix neutre : il doit reposer avant tout sur un consentement réel. Or, on ne peut pas invoquer le consentement sans interroger les conditions dans lesquelles il est produit. Que vaut le consentement d’une adolescente de 16 ans qui dépend entièrement d’une tierce personne, économiquement, socialement et affectivement ?</p>



<p>L’argument de la puberté est souvent mobilisé pour justifier religieusement le mariage des enfants au Sénégal. Il s’agit là d’une dichotomie entre une réalité hormonale et cognitive. Avoir ses règles ne signifie ni comprendre les conséquences d’un mariage, ni être en position de les accepter librement.</p>



<p><strong>Article 196 : Interdiction de recherche de paternité</strong>&nbsp;« L’établissement de la filiation paternelle est interdit à tout enfant qui n’est pas présumé issu du mariage de sa mère ou n’a pas été volontairement reconnu par son père, exception faite des cas prévus à l’article 211. L’enfant dont la filiation paternelle n’a pu être établie peut toutefois obtenir des aliments par l’exercice de l’action prévue par les articles 215 à 218. »</p>



<p>En refusant la reconnaissance de la paternité pour les enfants nés hors mariage, le droit sénégalais consacre une inégalité fondamentale entre les enfants. Ceux-ci se voient nier un droit essentiel : celui d’être juridiquement rattachés à leur père et d’accéder à leur histoire familiale. Cette exclusion juridique a des conséquences concrètes. Elle prive ces enfants de protections sociales, de droits successoraux et d’avantages patrimoniaux auxquels ils pourraient prétendre, les reléguant à un statut inférieur uniquement en raison des circonstances de leur naissance, qui ne sont nullement de leur faute.</p>



<p><strong>Article 277 : Autorité parentale&nbsp;</strong>« La puissance paternelle sur les enfants légitimes appartient conjointement au père et à la mère. Durant le mariage, elle est exercée par le père en qualité de chef de famille. »</p>



<p>Durant le mariage, l’autorité parentale est exercée par le père en qualité de chef de famille. En conséquence, l’autorisation parentale doit être signée par ce dernier. Ce dispositif, comme on peut le voir quotidiennement, a un impact réel sur les enfants.</p>



<p>Il est important de rappeler que le fait que le père exerce seul cette autorité pendant le mariage limite le rôle de la mère dans les décisions importantes (école, santé, voyages) et crée un déséquilibre dans la représentation de l’enfant face aux institutions.</p>



<p>L’enfant perçoit alors&nbsp;que la parole de la mère a moins de valeur, ce qui influence sa vision des rôles parentaux. De plus,&nbsp;dans les cas où&nbsp;le père est absent, négligent ou autoritaire, la mère&nbsp;se retrouve&nbsp;face à&nbsp;des difficultés à agir rapidement pour protéger ou représenter l’enfant.</p>



<p>Un système qui consacre une autorité hiérarchisée renforce un modèle patriarcal où l’autorité est associée uniquement au père.</p>



<p>Ainsi, au Sénégal, les violences faites aux enfants ne sont ni isolées ni accidentelles,&nbsp;elles s’inscrivent dans un système juridique et social qui place l’autorité adulte masculine au-dessus de l’intérêt supérieur de l’enfant. Mariages précoces, inégalités de filiation, autorité parentale déséquilibrée, exploitation des talibés : ces réalités traduisent une hiérarchie qui fragilise les plus vulnérables.</p>



<p>Protéger réellement les enfants suppose plus que des discours. Cela exige une réforme courageuse des lois et une remise en question profonde&nbsp;et collective&nbsp;des structures patriarcales qui continuent, aujourd’hui encore,&nbsp;<strong>à sacrifier l’enfance.</strong></p>



<p><strong>Suzanne SY, Militante féministe.</strong></p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/quand-le-patriarcat-sacrifie-lenfance-au-senegal/">Quand le patriarcat sacrifie l’enfance au Sénégal</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Panique morale : quand le pays chasse ses fantômes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 11:22:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONTRIBUTIONS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La morale devient le théâtre. La crise reste hors champ.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois un pays où, en l’espace de quelques semaines, tout semblait s’embraser.</p>



<p>Je dis « il était une fois » comme on commence un conte. Mais ce qui suit n’a rien d’un conte. C’est un moment où, fragilisée, une société cherche moins à comprendre qu’à désigner.</p>



<p>Des arrestations faisaient la une. Des noms circulaient. Des visages étaient montrés du doigt. Sur les plateaux télé, on parlait de morale avec gravité. Sur les réseaux sociaux, les jugements tombaient plus vite que les faits.</p>



<p>Au même moment, des étudiants manifestaient pour des bourses impayées et des conditions d’étude dignes. À la suite de ces affrontements, l’un d’eux a perdu la vie. Une famille est restée dans l’attente et le deuil.</p>



<p>Plus loin, des jeunes embarquaient de nuit sur des pirogues fragiles, rêvant d’Europe et d’un avenir meilleur. Certains n’arrivaient jamais. La mer avalait leurs noms pendant que les familles retenaient leur souffle.</p>



<p>Dans les quartiers, l’insécurité préoccupait. Les vols, les agressions, la peur quotidienne occupaient les conversations ordinaires. Mais ces inquiétudes concrètes semblaient secondaires face au tumulte moral.</p>



<p>Parallèlement, des personnes présumées homosexuelles étaient arrêtées. Leurs visages circulaient. Leurs noms étaient divulgués. Parfois même, leur statut sérologique était exposé publiquement, comme si la maladie devenait une preuve de culpabilité. L’intime devenait spectacle. La santé devenait stigmate.</p>



<p>Des femmes continuaient de subir des violences derrière des portes closes. Des enfants étaient victimes d’abus évoqués à voix basse. Des supporters partis encourager leur équipe nationale se retrouvaient emprisonnés à l’étranger, pendant que le trophée poursuivait sa tournée triomphale.</p>



<p>Mais ces douleurs semblaient se perdre dans le bruit général.</p>



<p>Alors l’histoire prenait une tournure simple. Trop simple.</p>



<p>On expliquait que le mal avait un visage. Qu’il suffisait de le désigner. Qu’il suffisait de traquer les « déviants ». On mélangeait les registres : orientation sexuelle, criminalité, maladie, menace pour la nation. Tout devenait un seul récit. Un récit rassurant.</p>



<p>Pendant que l’attention collective se fixait sur ces figures désignées, elle se détournait des crises profondes que traversait le pays. La lumière des projecteurs ne se braquait plus sur les causes structurelles, mais sur des actualités plus spectaculaires, plus faciles à commenter que les réformes difficiles à engager.</p>



<p>On ne débattait plus. On accusait. On exposait. On condamnait.</p>



<p>Les médias amplifiaient. Les réseaux sociaux reprenaient les mêmes informations sans vérification ni rigueur, recyclant rumeurs et approximations à longueur de journée. Ce que les sociologues Goode et Ben-Yehuda décrivent comme une « volatilité » propre aux paniques morales : une montée rapide de l’indignation, alimentée par la répétition, la simplification et la dramatisation.</p>



<p>L’économie de l’indignation produisait du contenu continu : il fallait un sujet, une cible, un coupable. Les logiques d’audience remplaçaient les logiques d’enquête. La vie privée des personnes inculpées devenait matière première. Scruter l’intime pour oublier le structurel.</p>



<p>Les responsables politiques durcissaient le ton après plusieurs années au pouvoir sans que les promesses annoncées ne se traduisent véritablement en changements concrets. Leurs propres rangs se fissuraient sous le poids de querelles de positionnement. La population souveraine continuait d’attendre.</p>



<p>Malgré ces difficultés économiques, sociales, sécuritaires et institutionnelles, le débat public semblait se resserrer presque exclusivement autour de la morale et des valeurs. Celles et ceux qui s’autoproclament gardiens des valeurs n’hésitaient pas à colporter de fausses accusations. Des récits étaient fabriqués, des rumeurs habillées de quelques versets soigneusement choisis, d’une posture pieuse, d’une apparence d’autorité suffisante pour convaincre une opinion publique à laquelle la manipulation était destinée.Comme si la crise la plus urgente n’était plus celle des conditions de vie, mais celle des mœurs.</p>



<p><strong>C’est ici que le récit cesse d’être une simple description.</strong></p>



<p>Ce que nous observons correspond à un concept bien identifié en sociologie.</p>



<p>En 1972, le sociologue <strong>Stanley Cohen</strong> lui a donné un nom :<strong> la </strong><strong><em>panique morale</em></strong><strong>. </strong>Autrement dit, c’est le moment où une société traverse de vraies difficultés mais choisit de concentrer sa colère sur un groupe présenté comme responsable de tous les maux.</p>



<p>Elle repose généralement sur cinq étapes :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Un fait réel, souvent grave.</li>



<li>Une médiatisation intense.</li>



<li>Une généralisation qui transforme un cas particulier en phénomène global.</li>



<li>La désignation d’un ennemi collectif, ce que Cohen appelle les <strong><em>« folk devils »</em></strong>, les « diables sociaux ».</li>



<li>Une réponse spectaculaire destinée à rassurer l’<strong>opinion.</strong></li>
</ol>



<p>À ce moment-là, l’émotion prend le dessus. On ne cherche plus à comprendre les causes profondes. On cherche un coupable visible.</p>



<p>Mais la panique morale n’est pas seulement émotionnelle. Elle a aussi une fonction politique.</p>



<p><strong>Michel Foucault </strong>nous aide à comprendre cela. Le pouvoir moderne ne fonctionne pas uniquement par la répression. Il fonctionne aussi en définissant ce qui est « normal » et ce qui ne l’est pas. C’est la production des normes.</p>



<p>Quand on expose publiquement l’orientation sexuelle d’une personne, son statut sérologique, sa manière de s’habiller, ses convictions religieuses, son appartenance ethnique ou ses opinions politiques, on ne fait pas que commenter une information. On trace une frontière symbolique. On dit : voici ceux qui sont dans la norme et ceux qui en sont exclus. Foucault parle de «<strong> biopolitique »</strong> pour décrire cette gestion des corps, de la santé et de la sexualité.</p>



<p>La panique morale sert alors à réaffirmer ces frontières. Elle rassure une partie de la société en lui donnant le sentiment que l’ordre moral est défendu.</p>



<p>Cheikh Ibrahima Niang, anthropologue spécialiste des questions de VIH/sida et des dynamiques sociales liées aux sexualités, montre que les débats sur l’homosexualité dépassent largement la sphère privée. Ils deviennent des enjeux identitaires, des symboles de souveraineté culturelle, parfois des réponses émotionnelles à des crises plus larges.</p>



<p>La sexualité devient un champ de bataille symbolique. On parle de morale, mais on règle en réalité des questions de pouvoir, d’identité et d’autorité.</p>



<p>La panique morale articule ainsi trois dimensions :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Médiatique : on amplifie.</li>



<li>Politique : on durcit le ton.</li>



<li>Morale : on définit le bien et le mal.</li>
</ul>



<p>Pendant que l’on se concentre sur des minorités plus vulnérables, les problèmes structurels restent entiers.</p>



<p>La stigmatisation publique, la divulgation d’informations intimes, l’exposition des statuts sérologiques participent d’un mécanisme de contrôle social.</p>



<p>Le corps devient terrain politique. La morale devient instrument de gouvernement.</p>



<p>Qui gagne à cette panique ? Qui profite de la diversion ? Qui voit ses responsabilités diluées pendant que l’indignation change de cible ?</p>



<p>Pendant ce temps, les crises structurelles , pauvreté, chômage des jeunes, départs clandestins mortels, violences sexistes et sexuelles, insécurité, accès inégal aux soins , restent entières. Elles exigent des politiques publiques courageuses, des budgets, des réformes, un travail de fond.</p>



<p>La panique morale est confortable. Elle transforme l’angoisse en colère dirigée. Elle soude momentanément autour d’une indignation spectaculaire. Elle donne l’impression d’agir.</p>



<p>Mais elle fragilise la démocratie. Elle affaiblit les droits. Elle banalise la stigmatisation.</p>



<p><strong>La morale devient le théâtre. La crise reste hors champ.</strong></p>



<p>Si, en lisant ce récit, vous y reconnaissez certaines ressemblances avec des événements récents, ce n’est peut-être qu’une étrange coïncidence.</p>



<p>Ou peut-être est-ce simplement le signe que la théorie de la panique morale continue de s’inviter là où les sociétés peinent à affronter leurs propres failles.</p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/panique-morale-quand-le-pays-chasse-ses-fantomes/">Panique morale : quand le pays chasse ses fantômes</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Sénégal : Des organisations féministes dénoncent une instrumentalisation du Protocole de Maputo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 06:34:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs organisations f&#233;ministes et f&#233;minines s&#233;n&#233;galaises sont mont&#233;es au cr&#233;neau apr&#232;s une conf&#233;rence de presse tenue le 16 f&#233;vrier 2026 par l&#8217;organisation And Saam Jiko Yi, au cours de laquelle la ratification du Protocole de Maputo par l&#8217;&#201;tat du S&#233;n&#233;gal a &#233;t&#233; remise en question. Dans une d&#233;claration rendue publique, les organisations signataires estiment que [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs organisations féministes et féminines sénégalaises sont montées au créneau après une conférence de presse tenue le 16 février 2026 par l’organisation <em>And Saam Jiko Yi</em>, au cours de laquelle la ratification du Protocole de Maputo par l’État du Sénégal a été remise en question.</p>



<p>Dans une déclaration rendue publique, les organisations signataires estiment que les propos tenus participent d’une « instrumentalisation » d’un texte juridique africain exclusivement consacré aux droits des femmes et des filles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un instrument juridique africain ratifié sans réserve</h2>



<p>Adopté en 2003 par l’Union africaine, le <strong>Protocole de Maputo</strong>, officiellement intitulé <em>Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique</em>, constitue l’un des instruments juridiques régionaux les plus avancés en matière de protection des droits des femmes.</p>



<p>Le Sénégal l’a ratifié en 2004, sans émettre de réserve.</p>



<p>Le texte encadre notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le droit à la santé, y compris la santé reproductive ;</li>



<li>la protection contre les violences ;</li>



<li>l’égalité devant la loi ;</li>



<li>la participation politique des femmes ;</li>



<li>la justice sociale et économique.</li>
</ul>



<p>Les organisations signataires rappellent que le protocole « n’a aucun lien avec la question de l’homosexualité » et dénoncent toute tentative d’amalgame qu’elles qualifient de « manipulation préjudiciable au débat public ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une inquiétude face à la désinformation</h2>



<p>Dans leur prise de position, les collectifs féministes alertent sur ce qu’ils considèrent comme une stratégie récurrente de désinformation visant à fragiliser les acquis en matière de droits des femmes.</p>



<p>Selon elles, détourner l’attention vers des débats qui ne relèvent pas du champ normatif du protocole revient à éluder les véritables enjeux : la lutte contre les violences patriarcales, les discriminations structurelles et les inégalités persistantes auxquelles sont confrontées les femmes au Sénégal et sur le continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Appel à un débat fondé sur le droit</h2>



<p>Les organisations appellent les autorités publiques, les leaders d’opinion et les médias à s’appuyer sur une lecture juridique rigoureuse du texte et à privilégier un débat fondé sur des faits.</p>



<p>Elles demandent également que la ratification du Protocole de Maputo soit accompagnée de mesures concrètes garantissant son application effective.</p>



<p>Au-delà de la controverse actuelle, cet épisode remet en lumière les tensions persistantes autour des droits des femmes au Sénégal et la nécessité, selon les organisations féministes, de préserver les instruments juridiques africains qui visent leur protection.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Organisations signataires :</strong></h2>



<ol class="wp-block-list">
<li>Le Collectif des Féministes du Sénégal</li>



<li>Ligue des Soignantes Sénégalaises pour l’accès aux soins humanisés</li>



<li>Collectif Autorité parentale partagée</li>



<li>Association Femmes Actives</li>



<li>Collectif JAMA</li>



<li>Sénégal Actions Féministes</li>



<li>Plateforme Juridique pour l’égalité et la justice sociale</li>



<li>Collectif Dafadoy</li>



<li>JGEN Sénégal</li>



<li>Le Réseau des Féministes du Sénégal</li>



<li>Association Molaadé</li>



<li>Task Force – Comité de plaidoyer sur la santé de la reproduction des femmes et des filles pour leurs droits à la vie</li>
</ol>



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		<title>Écouter et jeûner.Le Carême comme temps de conversion</title>
		<link>https://warkhatv.com/ecouter-et-jeuner-le-careme-comme-temps-de-conversion/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=ecouter-et-jeuner-le-careme-comme-temps-de-conversion</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[warkhatv]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:48:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://warkhatv.com/?p=4324</guid>

					<description><![CDATA[<p>MESSAGE DU SAINT-PÈRE LÉON XIV<br />
POUR LE CARÊME 2026</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Chers frères et sœurs !</em></p>



<p>Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes.</p>



<p>Tout cheminement de conversion commence lorsque nous nous laissons rejoindre par la Parole et que nous l’accueillons avec docilité d’esprit. Il existe donc un lien entre le don de la Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère. C’est pourquoi le cheminement du Carême devient une occasion propice pour prêter l’oreille à la voix du Seigneur et renouveler la décision de suivre le Christ, en parcourant avec Lui le chemin qui monte à Jérusalem où s’accomplit le mystère de sa passion, de sa mort et de sa résurrection.</p>



<p><em>Écouter</em></p>



<p>Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’<em>écoute</em>, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.</p>



<p>Dieu Lui-même, se révélant à Moïse depuis le buisson ardent, montre que l’écoute est un trait distinctif de son être : «&nbsp;J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris » (<em>Ex</em>&nbsp;3, 7). L’écoute du cri de l’opprimé est le début d’une histoire de libération dans laquelle le Seigneur implique également Moïse, en l’envoyant ouvrir une voie de salut à ses enfants réduits en esclavage.</p>



<p>Un Dieu engageant nous rejoint aujourd’hui aussi avec des pensées qui font vibrer son cœur. Pour cela, l’écoute de la Parole dans la liturgie nous éduque à une écoute plus authentique de la réalité : parmi les nombreuses voix qui traversent notre vie personnelle et sociale, les Saintes Écritures nous rendent capables de reconnaître celle qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse. Entrer dans cette disposition intérieure de réceptivité c’est se laisser instruire aujourd’hui par Dieu à écouter&nbsp;<em>comme&nbsp;</em>Lui, jusqu’à reconnaître que « la condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église ».&nbsp;<a href="https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/messages/lent/documents/20260205-messaggio-quaresima.html#_ftn1">[1]</a></p>



<p><em>Jeûner</em></p>



<p>Si le Carême est un temps d’écoute, le&nbsp;<em>jeûne</em>&nbsp;constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance. Il sert donc à discerner et à ordonner les “appétits”, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.</p>



<p>Saint Augustin, avec finesse spirituelle, laisse entrevoir la tension entre le temps présent et l’accomplissement futur qui traverse cette garde du cœur, lorsqu’il observe que : « Au cours de la vie terrestre, il appartient aux hommes d’avoir faim et soif de justice, mais en être rassasiés appartient à l’autre vie. Les anges se rassasient de ce pain, de cette nourriture. Les hommes, en revanche, en ont faim, ils sont tous tendus vers le désir de celui-ci. Cette tension dans le désir dilate l’âme, augmente sa capacité ».&nbsp;<a href="https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/messages/lent/documents/20260205-messaggio-quaresima.html#_ftn2">[2]</a>&nbsp;Le jeûne, compris dans ce sens, nous permet non seulement de discipliner le désir, de le purifier et de le rendre plus libre, mais aussi de l’élargir de manière à ce qu’il se tourne vers Dieu et s’oriente à accomplir le bien.</p>



<p>Cependant, pour que le jeûne conserve sa vérité évangélique et échappe à la tentation d’enorgueillir le cœur, il doit toujours être vécu dans la foi et l’humilité. Cela exige de rester enraciné dans la communion avec le Seigneur parce que « personne ne jeûne vraiment s’il ne sait pas se nourrir de la Parole de Dieu ».&nbsp;<a href="https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/messages/lent/documents/20260205-messaggio-quaresima.html#_ftn3">[3]</a>&nbsp;En tant que signe visible de notre engagement intérieur à nous soustraire, avec le soutien de la grâce, au péché et au mal, le jeûne doit également inclure d’autres formes de privation visant à nous faire acquérir un mode de vie plus sobre, car « c’est l’austérité seule qui rend authentique et forte notre vie chrétienne ».&nbsp;<a href="https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/messages/lent/documents/20260205-messaggio-quaresima.html#_ftn4">[4]</a></p>



<p>Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix.</p>



<p><em>Ensemble</em></p>



<p>Enfin, le Carême met en évidence la dimension communautaire de l’écoute de la Parole et de la pratique du jeûne. L’Écriture souligne également cet aspect de nombreuses façons. Par exemple, lorsqu’elle raconte, dans le livre de Néhémie, que le peuple se rassembla pour écouter la lecture publique du livre de la Loi et, pratiquant le jeûne, se disposa à la confession de foi et à l’adoration afin de renouveler l’alliance avec Dieu (cf.&nbsp;<em>Ne</em>&nbsp;9, 1-3).</p>



<p>De même, nos paroisses, les familles, les groupes ecclésiaux et les communautés religieuses sont appelés à accomplir pendant le Carême un cheminement commun dans lequel l’écoute de la Parole de Dieu, tout comme celle du cri des pauvres et de la terre, devienne une forme de vie commune et dans lequel le jeûne soutienne une authentique repentance. Dans cette perspective, la conversion concerne, outre la conscience de chacun, le style des relations, la qualité du dialogue, la capacité à se laisser interroger par la réalité et à reconnaître ce qui oriente véritablement le désir, tant dans nos communautés ecclésiales que dans l’humanité assoiffée de justice et de réconciliation.</p>



<p>Biens aimés, demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. Et faisons en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompts et plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour.</p>



<p>Je vous bénis de tout cœur ainsi que votre cheminement de Carême.</p>



<p><em>Du Vatican, le 5 février 2026, mémoire de sainte Agathe, vierge et martyre.</em></p><p>The post <a href="https://warkhatv.com/ecouter-et-jeuner-le-careme-comme-temps-de-conversion/">Écouter et jeûner.Le Carême comme temps de conversion</a> first appeared on <a href="https://warkhatv.com">warkha Tv</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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