Le secteur du transport transfrontalier a été une nouvelle fois frappé par un drame ce mercredi 7 janvier 2026. Un grave accident de la circulation s’est produit aux alentours de 8h30 à Farafenni, en Gambie, impliquant un bus de transport interurbain et un minicar communément appelé « Cheikhou Charifou ».
Selon les premières informations recueillies, la collision a fait sept morts, dont un policier sénégalais, et quatorze blessés, parmi lesquels huit se trouvent dans un état critique. Six victimes ont perdu la vie sur le coup, tandis qu’une septième est décédée peu après son évacuation à l’hôpital de Farafenni.
Les faits se sont déroulés à proximité du camp militaire de Farafenni. Le minicar, en provenance de Ziguinchor, aurait tenté un dépassement dangereux dans un virage, avant de se retrouver face au bus circulant en sens inverse. L’impact frontal, d’une extrême violence, a projeté le minicar contre la glissière de sécurité métallique, tandis que le bus a quitté la chaussée pour terminer sa course en contrebas.
Toutes les victimes, décédées ou blessées, se trouvaient à bord du minicar. Parmi elles figurait Dieynaba Baldé, âgée de 26 ans. Jeune agente des Impôts et Domaines en service à Tambacounda, elle venait récemment d’être affectée à Dakar, .Son décès a suscité une vive émotion au sein de sa famille, de ses collègues et de l’administration publique.
Les opérations de secours ont mobilisé d’importants moyens. Les forces de défense et de sécurité gambiennes sont intervenues pour sécuriser la zone et préserver les effets personnels des victimes. Les blessés ont été pris en charge à l’hôpital de Farafenni, avant que cinq cas jugés critiques ne soient évacués vers Banjul pour des soins spécialisés.
Côté sénégalais, l’alerte a été donnée par la police aux frontières de Keur Ayib. Les autorités administratives de Kaolack suivent attentivement l’évolution de la situation, tandis que les sapeurs-pompiers de Nioro ont été déployés pour appuyer les équipes médicales.
Une enquête a été ouverte afin d’établir les responsabilités exactes de ce drame. Cet accident relance une fois de plus le débat sur la sécurité routière sur l’axe de la Transgambienne, régulièrement endeuillé par des collisions graves liées à des dépassements imprudents et à la forte circulation transfrontalière.
Ce drame survenu à Farafenni nous rappelle, une fois de plus, que la route ne pardonne pas l’imprudence. Un dépassement risqué, une seconde d’inattention ou un excès de vitesse peuvent coûter la vie à des innocents et briser des familles entières. Faisons de la sécurité routière une priorité, pour que de tels drames ne se répètent plus.


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