C’est un véritable coup de tonnerre dans le football africain. Désigné pour accueillir la CAN Féminine 2026, le Maroc se serait retiré de l’organisation de la compétition à moins de 44 jours du coup d’envoi, prévu initialement du 17 mars au 3 avril 2026.

L’annonce a été faite ce dimanche par l’Afrique du Sud, qui affirme avoir été sollicitée pour reprendre l’organisation du tournoi. La ministre déléguée sud-africaine des Sports, des Arts et de la Culture, Peace Mabe, a confirmé que son pays assurera désormais l’accueil de la compétition continentale.

Une annonce surprise

Alors qu’aucune communication officielle n’avait jusque-là évoqué un possible changement de pays hôte, la déclaration sud-africaine a surpris observateurs et acteurs du football africain. Ni le Maroc, ni la Confédération africaine de football (CAF) n’avaient laissé transparaître la moindre difficulté organisationnelle.

« Nous avons saisi une opportunité qui se présentait. Nous disposons des infrastructures et du soutien nécessaires. Lorsque le Maroc a indiqué qu’il ne serait pas en mesure d’organiser la compétition, nous avons répondu que l’Afrique du Sud était disponible », a expliqué Peace Mabe sur la chaîne publique SABC.

Selon ses propos, le coup d’envoi pourrait intervenir dans environ 60 jours, ce qui laisse envisager un léger report du calendrier initial.

Un retrait aux raisons encore floues

À ce stade, aucune explication officielle n’a été fournie par les autorités marocaines. Pourtant, le Royaume disposait des infrastructures requises, avec des matches programmés à Rabat, Casablanca et Fès.

Ce désistement semble donc davantage lié à des considérations politiques ou institutionnelles. Plusieurs observateurs évoquent le contexte tendu après la finale de la CAN 2025 face au Sénégal et les sanctions infligées par la CAF, jugées insuffisantes par une partie de l’opinion marocaine.

Un discours de plus en plus audible au Maroc remet en question l’investissement constant du pays dans l’organisation des compétitions africaines, sans bénéfice jugé à la hauteur des efforts consentis.

Des sanctions possibles ?

En principe, un retrait tardif d’une compétition continentale expose le pays concerné à de lourdes sanctions. Le précédent de 2015, lorsque le Maroc avait renoncé à la CAN masculine en raison de l’épidémie d’Ebola, reste dans les mémoires. À l’époque, le pays avait été suspendu et condamné à une lourde amende, avant d’obtenir gain de cause devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Cette fois-ci, la situation pourrait être différente. Le retrait ne semble pas avoir été unilatéral et les relations étroites entre le président de la CAF, Patrice Motsepe, et Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine, pourraient avoir favorisé une solution négociée.

Le Maroc bien présent sportivement

Sauf surprise, la sélection féminine marocaine devrait bien participer à la compétition. Les Lionnes de l’Atlas, finalistes des deux dernières éditions, sont attendues dans le groupe A aux côtés de l’Algérie, du Sénégal et du Kenya.

La CAF est désormais attendue pour clarifier officiellement la situation, tant sur le plan organisationnel que sur le calendrier, afin de dissiper le flou qui entoure désormais cette CAN Féminine 2026.

igfm

khady Ba

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