L’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) a vibré au rythme de la graduation de la 11e promotion de médecine de son UFR Santé. Un moment de consécration pour plus de 100 nouveaux praticiens venus d’une vingtaine de pays d’Afrique. Rencontre avec Marième Sadi Coulibaly, présidente de cette promotion, qui revient sur huit années de sacrifices et dessine l’avenir d’une médecine résolument humaine.

Dans l’auditorium de l’université, l’émotion est palpable. Les visages fatigués par des années de nuits blanches ont laissé place à des sourires radieux et des regards fiers. Pour la 11e promotion de médecine de l’UFR Santé de Thiès, cette journée marque la fin d’un marathon académique particulièrement exigeant.

À la tête de ce collectif de plus de 100 nouveaux diplômés, Marième Sadi Coulibaly, présidente de la promotion, ne cache pas son soulagement et sa fierté. « Aujourd’hui, c’est véritablement la consécration de huit années de dur labeur », confie-t-elle avec émotion. « Depuis notre tout premier jour ici dans cet auditorium jusqu’à cette huitième année, le chemin a été long. Nous tenions absolument à rendre un hommage vibrant à ce parcours que nous avons partagé. »

Le panafricanisme au cœur du soin

L’une des plus grandes richesses de cette 11e promotion réside dans sa diversité. Avec des étudiants originaires d’une vingtaine de pays d’Afrique, la deuxième école de médecine du Sénégal confirme son statut de pôle d’excellence régional. Pour Marième Sadi Coulibaly, cette mixité a été un moteur au quotidien, créant des liens indéfectibles et une vision commune de la santé sur le continent.

Cette ouverture sur l’Afrique s’est d’ailleurs ressentie dans le choix du thème de leur graduation : La médecine au service des populations. Un crédo que la présidente et ses camarades ont déjà mis en pratique avant même de recevoir leurs parchemins. En amont de la cérémonie, la promotion a en effet multiplié les actions de santé publique, notamment des séances de consultations gratuites et des campagnes de dépistage des cancers gynécologiques.

« Être médecin, c’est avant tout être humain »

Pour Marième Sadi Coulibaly, l’excellence technique ne serait rien sans les valeurs éthiques et morales transmises par leurs aînés. C’est le message principal qu’elle retient de ses années de formation à Thiès.

« La médecine au service de la société, c’est suivre les pas de nos professeurs qui nous ont montré qu’être médecin, c’est avant tout être humain », insiste la présidente de promotion. Empathie, dévouement et humilité sont les maîtres-mots qu’elle souhaite voir guider la carrière de chacun de ses confrères et consœurs.

Alors que le système de santé africain fait face à des défis majeurs, l’arrivée de ces 100 nouveaux médecins, formés à la bonne école et prêts à servir avec professionnalisme, sonne comme une bouffée d’oxygène. Pour Marième Sadi Coulibaly et sa promotion, le voyage ne fait que commencer, mais les fondations, elles, sont solidement ancrées à Thies 

khady Ba

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