Le mercredi 3 juin 2026, le Sea Plaza de Dakar a accueilli la cérémonie de clôture de la phase 1 et de lancement officiel de la phase 2 du projet SANSAS — Santé Sexuelle et Reproductive des Adolescent·e·s au Sénégal. Un moment charnière pour une initiative qui, depuis 2021, œuvre à améliorer l’accès des jeunes aux services de santé reproductive dans les régions de Mbour et Sédhiou.

Un constat qui appelle à l’action

Au Sénégal, les obstacles auxquels font face les adolescent·e·s en matière de santé reproductive restent nombreux et profonds. Barrières financières, normes socioculturelles, tabous autour de la sexualité et de la contraception — autant de freins qui exposent les jeunes filles à des risques graves. Les grossesses précoces demeurent la première cause de décès chez les filles de 15 à 19 ans, et près de 70 % des jeunes femmes non mariées et sexuellement actives présentent un besoin en contraception non satisfait.

C’est face à cette réalité que le projet SANSAS a été lancé en février 2021, porté par un consortium conduit par Solthis, avec l’appui du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique.

Cinq ans de résultats concrets

En cinq ans d’intervention dans 30 points de prestation de services de santé, le bilan de SANSAS 1 est éloquent :

119 103 consultations en santé reproductive réalisées , 63 453 jeunes scolarisé·e·s sensibilisé·e·s ,178 cas de violences basées sur le genre pris en charge ,509 prestataires et agents de santé communautaires formé·e·s , 60 jeunes leaders empouvoiré·e·s , 100% des structures de santé ayant amélioré leur score qualité

Au-delà des chiffres, le projet a contribué à une avancée institutionnelle majeure : l’intégration des jeunes dans le comité de pilotage de la santé maternelle et infantile du ministère de la Santé.

SANSAS 2 : plus loin, plus fort

Fort de ces résultats, le projet entre dans une seconde phase avec des ambitions élargies. SANSAS 2 couvrira désormais 7 districts sanitaires dans les régions de Thiès et Sédhiou, avec 155 points de prestation de services — contre 30 lors de la première phase — et vise plus de 73 000 adolescent·e·s et jeunes bénéficiaires.

Parmi les nouveautés, le déploiement de 22 sages-femmes itinérantes pour rapprocher les services des communautés les plus éloignées, un renforcement de la lutte contre les violences basées sur le genre et gynécologiques, ainsi qu’un volet inédit sur les liens entre justice reproductive et justice climatique.

Un consortium engagé

Le projet est mis en œuvre par un consortium composé de Solthis (chef de file), RAES, Equipop, Enda Santé, LARTES-IFAN et JED, sous la tutelle du ministère de la Santé, avec le financement de l’Agence Française de Développement (AFD), de la Fondation Gates et du Fonds L’Oréal pour la Santé des Femmes.

La cérémonie du 3 juin, placée sous la présidence du ministre de la Santé, a réuni institutionnels, partenaires, professionnel·le·s de santé, jeunes leaders et organisations de la société civile autour d’un même engagement : faire de la santé reproductive des jeunes une priorité nationale irréversible. ✊🏾

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