Une séance censée faire grimper les vues a basculé en drame collectif. Dans un appartement de standing de la Cité Mixta, huit jeunes hommes et une mineure seraient impliqués dans un viol collectif sur une jeune fille de 17 ans. Tous ont été présentés au parquet de Dakar.
Les faits ont démarré par une patrouille de routine, lundi après-midi, lorsque les policiers ont perçu une odeur de cannabis provenant d’un rez‑de‑chaussée transformé en véritable fumoir. Sur place, le groupe occupait les lieux loués pour deux nuits, avec plusieurs éléments suggérant une soirée débridée: cannabis, alcool et matériel intime, dont des préservatifs usagés et une capsule d’un stimulant.
Face aux forces de l’ordre, conte L’Obs, les prévenus ont tenté de justifier leur rassemblement par un «shooting» destiné à alimenter des galeries TikTok, une explication jugée superficielle par les enquêteurs qui y voient un cadre propice à des agissements criminels.
Le témoignage clé provient de Fatou Ngoné D., 17 ans, qui avait quitté le domicile familial à Guédiawaye. Entendue en présence de son père, la jeune fille a décrit une situation d’emprise et de contrainte, dénonçant deux individus du groupe qui seraient responsables des violences. Des éléments médico-légaux corroborent ses accusations.
Une poursuite spectaculaire s’est ajoutée à l’affaire: l’un des suspects, surnommé Alou et désigné comme fournisseur de drogue, a réussi à s’échapper en escaladant un balcon, abandonnant son téléphone qui pourrait permettre d’identifier d’autres complices.
Après 48 heures de garde à vue, les huit personnes impliquées, exerçant divers métiers variés, ont été présentées pour crime organisé, détention et usage collectif de drogue, atteinte et dévoiement de mineure et viol collectif.
Les investigations se poursuivent pour retracer Alou et Amy F., également en fuite et dont le rôle reste à élucider.


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