À Yeumbeul, une nouvelle affaire d’agressions violentes, dont un viol collectif, remet au centre de l’actualité la question cruciale des violences faites aux femmes et de leur droit fondamental à la sécurité. Le commissariat d’arrondissement de Yeumbeul-Comico, sous la direction du commissaire Ousmane Diop, a déféré, le vendredi 2 janvier 2026, deux individus impliqués dans plusieurs attaques visant des femmes, commises dans l’espace public.
Le principal suspect, de 22 ans, et son présumé complice, de 29 ans, sont poursuivis pour des faits graves qui illustrent une réalité persistante : pour de nombreuses femmes, se rendre au travail ou circuler à l’aube demeure un moment de vulnérabilité.
D’après seneweb , Les faits se sont déroulés comme suit :
Le 29 décembre dernier , vers 6 heures du matin, une commerçante, a été agressée alors qu’elle se rendait à son lieu de travail. Menacée avec une arme blanche, elle a été dépouillée de ses effets personnels et blessée légèrement. Grâce à l’intervention rapide d’un agent de police alerté par ses cris, le suspect a pu être interpellé.
Les investigations ont permis d’établir que cette agression n’était pas un cas isolé. Une autre femme, A. , a reconnu avoir été attaquée quelques minutes plus tôt, dans la même zone, selon un mode opératoire similaire. Ces faits soulignent la répétition des violences subies par des femmes dans l’espace public, souvent à des heures où la protection est insuffisante.
L’enquête a pris une tournure encore plus préoccupante lorsque la chargée de clientèle, a été appelée au commissariat. Victime d’une agression sexuelle collective survenue le 29 novembre 2025, elle a reconnu formellement que son agresseur comme l’un des auteurs des faits.
Selon ses déclarations, elle avait été attaquée par deux individus alors qu’elle se trouvait seule, avant d’être dépouillée et agressée sexuellement. Son identification du suspect a permis de faire avancer une procédure longtemps marquée par le silence et la peur, réalités auxquelles sont confrontées de nombreuses survivantes de violences sexuelles.
D’abord dans le déni, le principal suspect a fini par reconnaître les faits après confrontation avec les éléments matériels de l’enquête. Cette évolution met en lumière l’importance de la prise en compte de la parole des victimes, souvent mise en doute ou minimisée, mais essentielle à la manifestation de la vérité.
Les poursuites engagées pour viol collectif, vol avec violence et usage d’arme blanche constituent un signal judiciaire fort, attendu par les défenseurs des droits des femmes, qui réclament une lutte plus efficace contre l’impunité.
Au-delà des faits, cette affaire relance le débat sur la protection des femmes, la sécurisation des espaces publics et l’accompagnement des victimes. Elle rappelle que les violences sexuelles et les agressions ne sont pas des faits divers, mais des violations graves des droits humains, nécessitant des réponses institutionnelles, judiciaires et sociales à la hauteur.
Les recherches se poursuivent pour interpeller le second agresseur présumé.

source/seneweb.

khady Ba

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