L’Hôpital Principal de Dakar a accompli une avancée majeure en réalisant pour la première fois en Afrique de l’Ouest des implantations percutanées de valve aortique (TAVI). Cette technique, qui remplace une valve rétrécie sans ouvrir le thorax, a été pratiquée sur deux patients âgés, permettant une intervention moins invasive et à moindre risque. Dans une région où le rétrécissement aortique sévère est fréquent chez les seniors, cette prouesse constitue un tournant important pour la prise en charge cardiaque. Dix patients sont déjà en attente d’une prochaine série d’opérations, malgré un coût encore élevé lié au matériel spécialisé. Cette technique, qui permet de remplacer une valve aortique défaillante sans ouvrir le thorax, représente une alternative vitale pour les patients à haut risque opératoire.

L’exploit, mené par une équipe pluridisciplinaire sénégalaise, témoigne du niveau croissant d’expertise médicale dans le pays et réduit la dépendance aux évacuations sanitaires à l’étranger. Grâce à cette innovation, davantage de patients pourront bénéficier localement d’un traitement de pointe pour la sténose aortique sévère, une pathologie dont la prévalence augmente avec le vieillissement de la population.

Au-delà de l’aspect technique, cette avancée renforce la position du Sénégal comme pôle médical en Afrique de l’Ouest, capable d’intégrer des procédures cardiologiques de niveau international. Elle ouvre la voie à une amélioration durable de l’accès aux soins cardiovasculaires spécialisés, tout en stimulant la formation et l’innovation dans la région.

Et pour terminer la réalisation du TAVI au Sénégal marque un tournant décisif pour la cardiologie en Afrique de l’Ouest. En maîtrisant cette technique de pointe, l’Hôpital Principal de Dakar ouvre la voie à une prise en charge plus moderne, moins invasive et plus sûre des maladies valvulaires. Au-delà de l’exploit technique, cette avancée renforce l’autonomie médicale de la région et offre de nouvelles perspectives aux patients qui n’avaient auparavant accès à ce traitement que hors du pays. Malgré les défis liés au coût et aux équipements, cette première étape pose les bases d’un développement durable des soins cardiovasculaires spécialisés et d’un accès élargi aux thérapies innovantes.

khady Ba

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