Depuis plusieurs jours, des centaines d’étudiants se rassemblent sur le campus pour réclamer le paiement régulier de leurs bourses d’études, un soutien financier indispensable à leur vie universitaire. Face aux retards accumulés depuis plusieurs mois, ils affirment ne plus pouvoir attendre.

 En fait les bourses, constituent pour beaucoup la principale source de revenu, permettent de couvrir le logement, les repas, le transport et l’achat du matériel scolaire. Leur retard plonge de nombreux étudiants dans une situation précaire, ce qui explique la montée de la tension au sein du campus. Pour certains, il s’agit d’une question de survie économique ; pour d’autres, d’un besoin urgent de stabilité pédagogique.

D’après quelques témoignages  ,à  l’arrivée des forces de l’ordre a immédiatement fait monter la tension. Des étudiants, déjà exaspérés par la lenteur du traitement de leurs revendications, ont tenté d’ériger des barricades et de bloquer certains axes du campus. En réaction, les forces de sécurité ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser les attroupements.

Source/seneweb

Les affrontements ont rapidement dégénéré : des jets de pierres ont été lancés en direction des forces de l’ordre, des grenades lacrymogènes ont envahi les allées du campus, plusieurs infrastructures ont été partiellement endommagées au cours des heurts.

De ce fait plusieurs étudiants auraient été blessés par des éclats de pierres ou par l’inhalation massive de gaz lacrymogène. Du côté des agents de sécurité, certains ont également été touchés lors des affrontements.

Pour rappelle ces violences sont le symptôme d’un malaise plus général vécu par les étudiants depuis plusieurs mois. Les retards répétés dans le paiement des bourses, combinés à des conditions d’hébergement difficiles et à la pression académique, ont créé un climat explosif.

Face aux tensions et affrontements récents à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Conseil des imams et oulémas du Sénégal a lancé un appel solennel au calme. Dans leur communiqué, ils invitent les étudiants, les autorités universitaires et les forces de sécurité à privilégier le dialogue et à éviter toute forme de violence pouvant menacer la stabilité du campus.

Les guides religieux rappellent que l’UCAD est un lieu de savoir qui doit rester un espace de sérénité et de responsabilité. Ils encouragent toutes les parties à rechercher des solutions pacifiques aux problèmes de bourses et de conditions de vie, tout en soulignant l’importance de préserver la cohésion sociale et la sécurité de chacun.

Au-delà des affrontements et des tensions, ces événements rappellent surtout la fragilité et la détresse que vivent de nombreux étudiants. Derrière chaque pierre lancée, chaque gaz lacrymogène, il y a des jeunes qui cherchent simplement à poursuivre leurs études dans la dignité. Il est essentiel que chacun, autorités, universitaires, forces de l’ordre et étudiants eux-mêmes ,  fasse preuve de compréhension et de solidarité.
La compassion doit guider les décisions, afin que la douleur vécue sur le campus ne se répète plus. Restaurer le dialogue, écouter les besoins réels des étudiants et agir avec humanité sont les seules voies capables de ramener durablement la paix à l’UCAD.

 

khady Ba

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