La récente attaque armée survenue dans la nuit du 7 et 8 Novembre à l’Université Iba Der Thiam de Thiès a plongé la communauté estudiantine dans la peur et l’indignation.
Selon les étudiants, des individus armés de fusils et de machettes ont pris d’assaut le campus, menaçant les résidents, agressant un boutiquier à coups de machette, cambriolant un multiservice d’une importante somme d’argent, et tirant des coups de feu avant de fuir. Depuis, le climat de tension et de méfiance ne faiblit pas.
Réunis au lendemain de l’incident, les représentants des étudiants ont fermement dénoncé ce qu’ils qualifient d’“acte criminel intolérable” et exigent l’ouverture d’une enquête approfondie pour identifier et sanctionner les auteurs.
“Nous demandons à l’État de prendre ses responsabilités. Il est inadmissible que des étudiants soient attaqués dans un lieu censé être un espace de savoir et de paix”, a déclaré un porte-parole du collectif estudiantin.
Au-delà de cette attaque, les étudiants pointent du doigt la faiblesse du dispositif de sécurité dans les universités sénégalaises. À Thiès comme dans d’autres campus, les patrouilles sont rares, l’éclairage insuffisant et les points d’accès souvent mal surveillés.
Plusieurs organisations étudiantes réclament ainsi :le renforcement de laprésence des forces de sécurité autour des campus.
Pour beaucoup d’observateurs, il est temps que le gouvernement mette en œuvre une politique nationale de sécurisation des campus, afin de garantir un environnement d’étude serein.
Les étudiants appellent à la responsabilité des autorités, mais aussi à la solidarité de toute la communauté universitaire. “Nous voulons apprendre, pas vivre dans la peur”, rappellent-ils.
Une meilleure sécurité, estiment-ils, ne protégera pas seulement les étudiants, mais renforcera aussi la confiance dans les institutions universitaires, essentielles au développement du pays.


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