« Le jeudi matin, elle s’est levée la première comme d’habitude. Après le petit-déjeuner, la mère est sorti pour aller se tresser en laissant sa grande sœur avec elle. Une fois à la maison elle a envoyé quelqu’un pour le chercher une fois arrivée on lui a dit qu’elle est allé  joué avec d’autres enfants. Quelques instants plus tard, des voisines sont venues me demander si leurs enfants étaient chez nous. C’est à ce moment-là que nous avons commencé les recherches », raconte-t-elle, bouleversée.

Après des heures de recherche infructueuses, les habitants du quartier ont alerté la police, la gendarmerie et le chef de quartier. Vers 19 heures, une femme de passage aurait conseillé de fouiller un garage voisin. C’est là qu’un groupe de résidents a fait la découverte. « Dans le coffre d’une voiture, nous avons retrouvé ma fille. Elle respirait difficilement, des baves blanches coulaient de sa bouche », témoigne encore la mère.

Malgré les soins prodigués dans plusieurs structures sanitaires, la fillette n’a pas survécu. Selon nos informations, les médecins de l’hôpital Ignace Deen ont confirmé qu’elle avait été empoisonnée et violée. Son corps se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital pour les besoins de l’enquête.

 Pour rappelle cette fillette de trois ans devient le symbole tragique d’un pays où l’enfance des filles est constamment menacée par la violence, la pauvreté et le mépris de leur dignité.

Comment expliquer que dans tant de cas, les coupables soient connus mais jamais condamnés ? Que des familles soient poussées à “arranger” les affaires à l’amiable, dans un climat de peur et de honte ?
Ce silence collectif est complice. Il nourrit une culture de viol où l’on apprend aux filles à se taire, plutôt qu’aux garçons à respecter, pour mettre fin à ce fléau la mère de la fille à lancer un cri de cœur aux autorités pour que justice soit fait et qu’elle est prêt à tout pour connaitre le coupable qui a fait cet acte ignoble.

La mort de cette enfant ne doit pas être un fait divers de plus. Elle doit être un cri collectif.
Chaque fille, chaque femme, chaque mère ne mérite de vivre sans peur, dans un pays qui protège ses enfants au lieu de les enterrer.

source: Africaguinée

khady Ba

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