Chaque jour, dans le monde, des filles sont victimes de violences sexuelles. Parfois par des inconnus. Parfois, et trop souvent, par des adultes qu’elles connaissaient, en qui elles avaient confiance. Ce n’est pas une histoire isolée. C’est un problème systémique. Et c’est pourquoi le féminisme existe : pour dénoncer ces violences, pour les combattre, pour soutenir celles qui les subissent.
Le viol n’a jamais été la faute de la victime. Peu importe ce que tu portais, comment tu parlais, ce que tu ressentais, si tu étais amoureuse, si tu avais dit oui une fois, ou même si tu n’as pas su dire non assez fort : un adulte n’a jamais le droit d’imposer quoi que ce soit à une mineure.
15 ans. C’est un mineure . Lui, un adulte. Il savait. Il a fait un choix. Il a commis un crime.
Quand ton agresseur est poursuivi, c’est une victoire en soi. Le système judiciaire est loin d’être parfait, surtout pour les femmes et les filles. Beaucoup d’affaires ne vont jamais jusqu’au procès. Beaucoup de violeurs ne sont jamais punis. Alors oui, c’est difficile. Oui, tu vas entendre des choses injustes, humiliantes peut-être. Des avocates, des associations, des militantes féministes, des survivantes continuerons de porter, pour aider ces victimes à traverser cela.
« Ce que tu as vécu est violent, injuste, dévastateur. Tu as le droit de pleurer. Tu as le droit d’être en colère. Tu as le droit de ne pas aller bien. Mais sache aussi que ce n’est pas la fin de ton histoire. Ce que cet homme t’a fait ne t’enlève ni ta valeur, ni ta beauté, ni ton avenir. »
Le féminisme, ce n’est pas juste un mot. C’est un mouvement de femmes (et d’alliées) qui se battent pour que plus jamais une fille de 15 ans ne soit violée par un adulte. C’est une voix collective qui dit : on vous croit, vous méritez justice, votre vie compte.
On ne demande jamais ça aux agresseurs. On ne leur demande pas pourquoi ils ont détruit une vie. On ne les regarde pas avec méfiance. On ne les fait pas douter de leur crime. Trop souvent, ils s’en sortent. Impunis. Libres.
Alors que les victimes, elles, vivent avec la douleur, la peur, la honte… et le silence. Mais aujourd’hui, on parle. Aujourd’hui, on dit haut et fort :
Ce ne sont pas les filles qui doivent changer. Ce sont les violeurs qui doivent disparaître.
Ensemble, on brise le silence.
Ensemble, on combat les violences.
Ensemble, on protège les filles.
Source -Senego


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