Natalu Mariama Ba l’auteur du livre : Une Si longue lettre

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Mariama Bâ est née le 17 Avril 1929 à Dakar. Fille d’un fonctionnaire de l’Etat,le ministre Amadou Bâ,et de Fatou kiné Gaye décédée, alors qu’elle n’avait que quatre ans, ce sont ses grands-parents maternels et surtout sa grand-mère Mame Coumba Diop Mawo qui vont se charger de son éducation. Elle sortit première de sa promotion lors du Concours d’admission à l’Ecole Normale d’institutrices de Rufisque à la rentrée scolaire 1943-44. Mariama Bâ qui n’avait jamais quitté le cocon familial jusque-là, se retrouva donc interne dans la vieille ville de Rufisque où elle allait passer quatre ans au terme desquels elle obtint son diplôme d’institutrice en 1947. Sa santé étant devenue fragile après douze ans durant lesquelles elle a exercé sa profession, elle demande sa mutation au sein de l’Inspection régionale de l’enseignement.
Elève très brillante, elle eut tôt fait de dévoiler les mystères du monde colonial, ses conventions, valeurs et manières de voir. Toutefois, le savoir acquis à l’Ecole Normale ne signifiait pas un changement d’allégeance chez la jeune femme pour qui les valeurs familiales, la religion, les traditions ancestrales et la culture restaient des éléments essentiels de l’existence. Peu après sa sortie de Rufisque, Mariama Bâ rencontra son premier mari Bassirou Ndiaye. Le second mariage de Mariama Bâ avec Ablaye Ndiaye ne dura guère plus longtemps et ce n’est qu’à sa troisième tentative qu’elle réussit à établir des liens plus durables avec Obèye Diop, député et militant socialiste. L’action militante de Mariama Bâ au sein des organisations féminines locales prit son essor à la fin des années 1960 .Elle militait dans les associations féminines, dans le mouvement féminin Séroptimiste crée sous la demande du président Léopold S Senghor en 1968. Le ronron de sa vie d’institutrice, d’épouse et de mère, ses neuf enfants qui avaient grandi et le temps qui se libérait, l’incitèrent à étendre sa lutte pour la promotion des droits des femmes à une participation directe aux organisations féminines encourageant l’entraide et les actions communes. Dès sa publication en 1979, son premier roman connaît un réel succès et est retenu pour la remise du Prix Noma lors de la Foire du livre de Francfort en 1980. Elle meurt peu de temps plus tard d’un cancer le Lundi 17 Aout 1981 avant la sortie de son deuxième roman Chant écarlate. Elle fut enterrée le mardi 18 Août aux cimetières musulmans de Yoff.

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